V X = — pour jc = X
C'est ainsi qu'en partant d'une égalité telle que - = 0,
dont les deux membres ont une différence infiniment petite,
on arrive à l'égalité x = -^, dont les deux membres ont une
différence infiniment grande.
L'abbé Moigno y est «arrivé aussi dans son Calcul différentiel, « rédigé d'après les méthodes de Cauchy ».
Par l'application de la formule - z=: — , il obtient la relation
-, dans laquelle .\- est supposé infini. En la mettant
sous la forme e^fx — i) = 0, on voit que la différence des deux membres est infiniment grande.
Cela prouve que la rigueur mathématique n'admet ni petite erreur ni quantités négligeables.
L'élégante extension donnée par Cauchy à la règle de
THôpital ramène la forme — à - ; on en conclut que la pre-
mière est, comme la seconde, un symbole d'indétermination.
Il n'y a en réalité d'autre symbole d'indétermination que -,
et c'est par suite d'une fausse idée, ou d'un faux principe
qu'on présente les expressions —, X ^» ^ > *
comme des symboles d'indétermination.
2x*^ Ix — f- 1
Soit, par exemple, la fraction — -^— ; — \ , ^ , dont les deux
termes deviennent infinis en môme temps que x. Sa limite
est - et ne présente point d'indétermination.
Soit encore y = -- V (3x — 2).
66 l'analyse INFINITESIMALE
C'est en vertu d'un faux principe que l'on admet que le
facteur ;r' devient zéro en même temps que Fautre ox
devient infini. Leur produit est — ^ , dont la limite ^ n*a
ox 5.
rien d'indéterminé ; et il est parfaitement absurde de prétendre que le produit X ^o peut ôlre autre chose que zéro. C'est par l'application du même principe que l'on prétend que 1* peut être autre chose que l'unité. Par exemple, la