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inconnues de lui souvent jusqu'alors. La collaboration indispensable entre médecins et éducateurs, dont nous avons parlé à plusieurs reprises parce qu'elle nous tient à cœur, se réalisera beaucoup plus facilement ainsi, car on aura établi sa base et son but.
ïl en serait de même pour la collaboration non moins indispensable avec les psychologues de laboratoire qui trouveraient, dans certaines courbes singulières, peut-être, des formes nouvelles d'expérimentation et des possibilités précieuses de découvertes. En psychologie, comme en tout travail, il faut savoir s'organiser et coopérer de plus en plus.
Notre procédé d'analyse psycho-sensorielle est encore d'un emploi trop récent pour que nous puissions actuellement en montrer tous les résultats. Voici cependant quelques-uns des plus curieux.
M116 Bès, institutrice à Argut-Dessus, a observé trois enfants de la même famille. L'aîné, G..., appartient au CM. (om* année). Sa première formule est :
18V + 2,À — G — O — T 4- 7K + M -j- 3Q - F J As • — IR — ÏC + 2C — S — Es.
On voit combien cet enfant accuse de déficiences par 9 négatifs regrettables. Son village est perdu dans la montagne et sa fréquentation scolaire est très mauvaise. On voit les conséquences. G... ne jouit que d'une activité sensorielle scolaire réduite à la vision et à l'audition. Sauf la mémoire et le sens de la qualité, il n'accuse rien dans le cycle conceptuel. Médiocrement cénesthésique, il offre une valeur nulle pour le troisième cycle. Il sortira néanmoins prochainement de l'école et il sera électeur, père de famille, peut-être même conseiller municipal. Nous avons encore quelques maires de ce niveau mental. C'est le cantonnier qui signe pour l'un d'eux!...
Son frère, M..., un peu plus jeune, appartient au même cours (ire année). Voici sa formule :
13V + A — G — O + T + 4 K + 3 M + 2Q -- F - J. (Tout le reste est négatif.)
Ce comportement est analogue au premier, si l'on tient compte de l'âge. La base sensorielle, sauf pour le tact, pré-
sente les mêmes déficiences. La sœur cadette, J..., 9 ans, n'est pas mieux douée, toutes proportions gardées. Elle donne simplement :
3 V + 2 A — G — O — T + 3K — M + 3 Q... (Tout le reste négatif.)
Veut-on comparer ces constatations avec celles que nous avons faites, à la même époque, sur une très bonne élève de l'école de filles de Gourdan-Polignan, où la fréquentation est régulière? La formule du 9 novembre 1926, de Barthe B..., alors âgée de 10 ans et 11 mois, élève du CM., est :
61V + 7A + O + G + 5T + 28K + 21M + 10Q + 7JF