II. — Dimensions et rapports
A. — Dactylésie seule :
Dans la même épreuve, avec vision, nous avons obtenu
À 6 ans, garçons et filles gagnent légèrement dans la deuxième épreuve. A 7 ans, les premiers perdent légèrement et les secondes restent à peu près stationnaires. Vers 9 ans, la synergie visuelle devient franchement négative pour les garçons si elle reste faiblement positive pour les filles. Ensuite et jusqu'à la douzième année, la chute masculine est faible, tandis que le progrès visuel féminin s'affirme nettement.
Nous procéderons, tout à l'heure, à la confrontation serrée
GARÇONS
FILLES
GARÇON
PILLES
de ces résultats en partie semblables à ceux du tableau précédant et en partie différents. Il importe de rappeler, avant d'aller plus loin, que la partie actuelle du test nécessite un effort psychique plus intense et plus évolué. Pour la forme, le cliché ou l'image élémentaire suffisent. Pour les dimensions et rapports, interviennent déjà les combinaisons schématiques d'images découvertes par Binet dans sa Psychologie du Raisonnement, que nous avons analysée ailleurs1. Cette forme du test serait utile dans une psychologie du jugement.
L'analyse des résultats obtenus pour le nombre d'objets et particularités est un autre aspect intéressant de cette psychogénie particulière.
Sans la ïiision on a obtenu
GARÇONS
FILLES
Avec la vision :
GARÇONS
FILLES
Dénombrer, c'est juger quantitativement, dans le plan spatial et par la synergie VD, si l'on y réfléchit bien, surtout chez les enfants habitués au comptage d'objets qui préside à leur initiation arithmétique. Or, ici, on constate qu'à six ans, tous les enfants, sans distinction de sexe, ont grandement perdu par suite de la transformation de V en percept immédiat et conscient. Un an après, au contraire, tous gagnent, surtout les garçons, grâce à cette synergie visuelle consciente. A 8 ans environ, les garçons perdent légèrement si les filles continuent d'y gagner. Enfin, le gain visuel conscient devient général