‹ L'anaphylaxieChapitre 10 sur 17 · JOURS DOSE DOSE · texte numérisé non relu

JOURS DOSE DOSE

Fou Perle préparante | déchainante

ANAPHY-

DES CHIENS les deux |(en milligr.| (en milligr.| LAXIE injections. | par kg.).

Estramadure.

Madeira. . .

Cayenne. . .

Ananasa . . Assez forte.

Almeida. . . Faible.

Caraïbe . . . , Assez forte.

Panama. . . | Très forte.

Uruba

102 L’ANAPHYLAXIE

Il est & noter que sur le chien Caraibe l’anaphylaxie ne s’est manifestée que par.

des démangeaisons frénétiques, et un prurit . exceptionnellement intense qui a duré près — de vingt minutes. |

Rosenau et Anperson (1908), ayant.

chauffé pendant une heure du sérum de.

cheval dilué dans trois volumes à 100°, ont vu disparaître les effets anaphylacti-.

sants presque complètement, mais non complètement, puisque, sur sept cobayes ainsi traités, il en est trois qui ont présenté des symptômes (douteux) d’anaphylaxie.

Ce qui rend la conclusion difficile, c'est, comme l'ont fait remarquer Rosenau et An- DERSON, que d’extrémement petites quantités de sérum peuvent anaphylactiser, .

de sorte que l'effet anaphylactisant s’observe © même si un centième seulement du sérum n’a pas été décomposé par la chaleur.

Ils ont alors supposé — et avec tres juste raison, suivant nous — que l’action de la chaleur sur le sérum est due en grande

SUBSTANCES ANAPHYLACTISANTES 103 partie à ce qu'il y a eu coagulation ; car, en opérantsur le sérum, l’albumine d'œufs et le lait desséchés, on peut les chauffer même à 170° sans leur faire perdre leurs propriétés préparantes. Du lait (desséché) et chauffé à 170° pendant dix minutes a été aussi anaphylactisant que du lait frais. Il en fut de même pour le sérum de cheval (desséché), qui resta préparant après avoir été chauffé tantôt deux heures à 130°, tantôt dix minutes à 170°.

Cetle expérience ingénieuse concorde avec tout ce que nous savons sur la résistance des albumines desséchées à la chaleur.

Mais ce sont là des conditions toutes particulières, et, lorsqu’on parle d’une substance thermostable, on sous-entend : thermostable en solution aqueuse.

Tout rend l'expérience difficile à préciser ; car, pour éviter les coagulations, il faut diluer le sérum (ou la toxine) ; et puis comment, dans l’action de la chaleur, comparer la durée à l'élévation de la tempéra-

ture. Une température de 120° pendant 3 minutes est-elle comparable à une température de 100° pendant 30 minutes et dev 90° pendant une heure? |

On doit donc se contenter de cette indication générale, assez vague, mais certaine cependant ; que par le chauffage on diminue” beaucoup la toxicité, et notablement l'effeti anaphylactisant. .

On peut alors en définitive supposer, | avec Dorrr et avec BesreDkA, que la substance anaphylactisante (quelle qu’elle soit) est” lentement et progressivement détruite par la chaleur (quand elle est en dissolution) ; elle est donc, dans une certaine mesure, en solution aqueuse, thermostable. |

Si nous abordons maintenant l'étude de la substance déchainante, nous nous heurterons aux mêmes difficultés.

Dans certains cas, la toxine chauffée à.

103° pendant 3 minutes a gardé tout son, pouvoir déchainant, comme l'indique l’expérience suivante.

SUBSTANCES ANAPHYLACTISANTES 105

Trois chiens reçoivent le même jour, par kilogr. : Nemrod, 0,025 ; Enock, 0,095 ; Balaam, 0,08 d’une congestine chauffée à 103° pendant 3 minutes. (Cette congestine non chauffée était toxique à 0,055.) Balaam, chien neuf, n’a aucun phénomène.

Nemrod qui avait reçu, il y a 66 jours, 0,05 de cette congestine chauffée, est très légérement malade ; Enoch qui avait reçu, il y a 66 jours, 0,05 de cette congestine non chauffée, meurt en deux heures, avec intenses hémorrhagies dans le tube digestif.

Mais, d’autre part, avec le chauffage du sérum on diminue énormément ses propriétés déchainantes (Rosrnau et ANDERSON ; BESREDKA) .

Voici l’expérience de Besrepka (/oc. cit., p. 24).

Trois portions de sérum ont été chauffées pendant 20 minutes à 76°, à 89°, à 95°, et de chaque échantillon 1il a été injecté 1/4 de centimètre cube dans le cerveau de deux cobayes sensibilisés (ce même

sérum non chauffé tue des cobayes sensibilisés à la dose de 1/4 de centimètre cube). Or, des deux cobayes qui avaient reçu du sérum à 76°, l’un a été assez malade, mais a survécu; l’autre n’a presque rien eu. Les quatre autres, ayant reçu du sérum à 89° et à 95° n’ont rien eu, ou à peine.

De même aussi Rosenau et AnpErRson ont vu qu'en chauffant du sérum à 100° pendant une heure, ils lui faisaient perdre tout son pouvoir déchainant. Sur six cobayes réin- Jectés par ce sérum chauffé, aucun ne fut malade. | BesrepKa a donc admis, vu la thermostabilité (relative) des substances préparantes, et la thermolabilité (relative) des substances déchainantes, qu'il y a dans le sérum deux substances différentes; l’une préparante (sensibilisine), non détruite par la chaleur; l’autre, déchainante (antisensibilisine), qui est détruite par la chaleur.

Kraus et Voix ont fait quelques expé- « riences qui confirment pleinement cette .

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opinion de Besrepka. Ils admettent aussi qu'il y a, dans le sérum de cheval, deux sortes de substances ; préparantes qui sont thermostables ; déchainantes qui sont thermolabiles, celles-là probablement unies aux albuminoïdes, sinon elles-mêmes albuminoides, et disparaissant quand l’albuminoide est coagulé. Par conséquent, lorsqu'un animal a été sensibilisé par du sérum chauffé, l’anaphylaxie ne peut être déchainée que par du sérum non chauffé. D'autre part, chez les animaux passivement anaphylactisés, l’anaphylaxie n’est déchainée que par du sérum non chauffé.

A vrai dire, ces dissociations par la chaleur du pouvoir préparant et du pouvoir déchainant sont quelque peu fragiles. Même Dore et Rüss concluent de leurs recherches dans un sens tout à fait opposé aux conclusions de Besrepka, de Kraus et Voix, et ils admettent que la substance déchainante et la substance préparante sont identiques; ear elles se comportent de méme lors-

108 L’ANAPHYLAXIE

qu'elles sont chauffées ; c’est-à-dire que les sérums chauffés à 80° ont perdu à la fois leur pouvoir préparant et leur pouvoir.

déchainant.

En tout cas, quand on parle de l'action de la chaleur sur les propriétés préparantes — et déchainantes des antigénes, il faut se bien | garder de généraliser ; car les divers liquides organiques ne se comportent pas de même.

Et puis le degré de dilution joue un rôle important. Le lait peut être chauffé à 130° sans perdre rien de son pouvoir soit préparant, soit déchainant. (Est-ce parce que — le lait chauffé à 130° ne se coagule pas, — comme le font les sérums?) Plus on étudie la question, plus on la trouve difficile a résoudre; plus il estimprudent de formuler | une théorie générale d’ensemble sur l’action — de la chaleur.

A côté de toutes ces tentatives faites pour — dissocier par la chaleur les substances préparantes et les substances déchainantes contenues dans le sérum, il faut citer les 2

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importantes recherches de Gay et Apcer, de Gay et Sovurnarp qui ont tenté la séparation chimique.

Ils ont employé le sulfate d’ammoniaque qui précipite les albumines. Si l’on précipite le sérum par le tiers de son volume d’une solution saturée de sulfate d’ammoniaque, on obtient un précipité qui a perdu ses propriétés déchainantes, mais conservé ses propriétés préparantes. Gay et ADLER ont appelé euglobuline cette Substance qu’ils avaient précédemment appelée anaphylactine. Cette euglobuline est donc le type des substances préparantes, puisqu'elle ne contient pas la substance déchainante. Il est à remarquer quelle provoque, plus rapidement que le sérum normal, en 5 jours au lieu de 10 jours, l’état anaphylactique.

Doerr et Raugrrscner (/oc. cit., 883) ont traité le sérum de cheval dilué par CO*.

Le précipité (globuline), redissous et injecté à des cobayes, s’est montré anaphylactisant, mais l’anaphylaxie a paru seule-

ment au bout de 33 jours, tandis que d’autres cobayes, ayant reçu la partie non précipitée du sérum, étaient anaphylactisés déjà au 22° jour. Mais en somme l'expérience est moins probante que celle de Gay et ADLER, puisque l’épreuve n’a pas été faite des propriétés déchaînantes de la globuline carbonique.

VaucHan et WHEELER ont aussi essayé de séparer par l’alcool dans le blanc d'œuf la substance toxique. Mais ils opéraient en ajoutant dela soude à 2p. 100 et à une température de 78°. Cette substance toxique, soluble dans l'alcool, est préparante ; mais il ne me semble pas qu’elle soit déchainante. En tout cas, méme les propriétés préparantes de cet extrait alcoolique ne sont nullement comparables à celles de Valbumine d’œuf inaltérée. |

J'ai pu, à ce qu'il me semble, réaliser avec netteté la séparation du pouvoir déchainant et du pouvoir préparant des

antigènes, et cela, avec |’actino-congestine.

Si l’on traite la congestine brute, précipitée de l'extrait aqueux des actinies, par quatre fois son volume d'alcool à 95° (et plusieurs fois redissoute et précipitée) par des proportions variables d'alcool, on peut, en fractionnant les précipitations, obtenir deux corps qui sont assez différents l’un de l’autre : l’un est grisàtre, mucoïde, insoluble dans des liqueurs contenant 39 p. 100 d'alcool, difficilement soluble dans l’eau ; l’autre est jaune, d’un beau dichroïsme, facilement soluble dans l’eau, et complètement soluble dans des liqueurs contenant 50 p. 100 d'alcool. Nous les appellerons, pour simplifier, congestine noire (insoluble dans 33 p. 100 d’alcool) et congestine jaune (soluble dans 50 p. 100 d’alcool).

Or ces deux congestines séchées et purifiées ont une force toxique à peu près identique. La limite de toxicité est voisine de 0,045 pour la congestine noire, et

119 L'ANAPHYLAXIE 0#,055 pour la congestine jaune. Après diverses tentalives, trop nombreuses pour être indiquées ici, j'ai reconnu que la congestine noire n’est pas du tout déchainante (quoique un peu plus toxique que la jaune) mais qu'elle est plus préparante que la jaune.

Voici l'expérience qui le prouve.

Quatre chiens reçoivent chacun 05,04 (par kil.) de congestine : deux chiens, E’scarbagnas et Lexempt, de la congestine noire; deux autres chiens, Cléante et Adrasta, de la congestine jaune. 35 jours après l’injection première, je fais une injection seconde de 0,01 de congestine noire à.

Escarbagnas et à Cléante : nul effet. Au contraire, en injectant de la congestine jaune, 0,0029 à Adrasta, et seulement 0,0020 à Lexempt, je déchaîne chez ces deux chiens des accidents anaphylactiques formidables, surtout chez Lexempt qui meurt en trois heures, sans se remettre de la sidération initiale. Adrasla, après acci-

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dents très graves, semble se remettre, mais meurt dans la nuit.

Cette expérience comporte une conclusion importante et formelle ; c’est que la spécificité n’est pas absolue, autrement dit que la substance préparante et la substance déchainante ne sont pas les mêmes ; car la congestine noire n'est pas du tout déchainante et est plus préparante que la congestine jaune. Quand donc on parle de la spécificité des réactions anaphylactiques, c'est qu'on n’a pas affaire à des produits purs, homogènes, mais bien plutôt à des mélanges. Il est évident que, quand on emploie le sérum de cheval, on a un produit extrèmement complexe. Les congestines des actinies, du Hura crepitans, quoique plus homogènes, sont encore des mélanges de substances très voisines qu’on arrivera difficilement à dissocier. Tout nous autorise à admettre que le pouvoir sensibilisateur (ou préparant) et le pouvoir déchainant appartiennent à deux groupements albumi-

Ricner. — Anaphylaxie. 8

noïdes ou albumoïdes voisins, mais non — identiques. Il s’agit de savoir en faire la ; dissociation. C’est la chimie physiologique qui aura le dernier mot dans cette question — de biologie ; mais c’est une chimie physio-« logique toute spéciale.

Si donc nous parlons de la spécificité des réactions anaphylactiques, c’est parce que, dans les liquides organiques que nous employons, et qui sont complexes, la substance préparante coexiste toujours avec la substance déchainante. L’expérience faite — avec la congestine des actinies est à ce point de vue très instructive. Si j'avais opéré avec la congestine brute, j'aurais pu conclure à la rigoureuse spécificité ; mais, en isolant dans cette complexe congestinem deux substances différentes (quoique très | analogues), on peut prouver que la spécifi-« cité n’est pas absolue, puisque la conges-« tine qui est la plus active pour anaphylactiser n’a aucune action pour déchainer. q

Si donc il est vrai, comme le peuvent

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faire supposer les expériences de BrsrepKa sur lachaleur, que des liquides organiques déterminés renferment ces deux substances conjointement, et toujours associées l’une à l’autre, on sera alors tenté de croire à la spécificité, puisque c’est le même liquide qu'on emploie. Le sérum de bœuf contient une substance préparante spéciale et une substance déchainante qui est à côté d’elle ; le sérum de cheval contient une substance préparante spéciale, et une substance déchaînante spéciale qui est à côté d’elle.

Aussi le sérum de bœuf ne prépare-t-il que contre le sérum de bœuf, et non contre le sérum de cheval; le lait de vache ne prépare que contre le lait de vache et non contre le lait de jument. Voila tout ce que l'on a le droit de conclure, et nullement que la substance préparante est la même que la substance déchainante.

Dans un assez grand nombre de cas, il ny a manifestement aucune spécificité absolue de la réaction anaphylactique. La

spécificité ne s'exerce pas pour la nature de tel ou tel organe. Ranzi a injecté à des“ cobayes et à des lapins (sous la peau) des extraits d'organes de cheval, de mouton et d'homme, ainsi que des extraits de tumeurs malignes, et il a vu que les animaux anaphylactisés le sont pour tous les organes (et le sérum) d’animaux de même espèce, de telle sorte que l'anaphylaxie est limitée à l’espèce animale, mais non à la nature même (glandes, muscles, foie, sang) de la substance injectée.

Il n'ya à cetégard qu’une exception assez" singulière ; c’estcelledu cristallin. P. ANDREyew a vu que les extraits de cristallins, quelle que soit l'espèce animale sur laquelle on les prend, sont anaphylactisantsl’un visà-vis de l’autre, mais qu'ils n’anaphylactisent pas contre d’autres extraits d’organes, de sorte qu'ici c'est la spécificité de l’organe, et non la spécificité de l’espèce animale qui est en jeu. ‘4

Mème les auteurs qui sont le plus net

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tement partisans de la spécificité de Vanaphylaxie, comme Rosewau et ANDERSON, reconnaissent qu'elle n'est que relative ; le lait de jument par exemple et le lait d’anesse étant l’un pour l’autre anaphylactisants et réciproquement.

Quoique la crépitine et l’actino-congestine soient absolument différentes l’une de l’autre, par leur origine, leur dose toxique et leurs effets, cependant j'ai vu qu’elles produisaient quelque anaphylaxie l’une visa-vis de l’autre. Même il m'a paru qu'on pouvait nettement la constater quand on attend très longtemps. Deux chiens (Panama et Kakatoa) qui avaient reçu de la crépitine depuis huit mois et étaient en parfait état de santé ont présenté des symptômes anaphylactiques très intenses, avec mort rapide (dans des convulsions, ce qui est exceplionnel chez le chien), dès qu'ils eurentrecu la congestine des actinies. Je dois dire que d’autres animaux anciennement traités par la crépitine, comme

118 L’ANAPHYLAXIE

Kakatoa et Panama, n’ont rien présenté.

d’analogue. D'autre part, j'ai vu deux chiens « ayant reçu de la congestine (Joas et Zsaïe, loc. cit., 792) depuis longtemps, présenter des symptômes d’anaphylaxie intense par l'injection de crépitine, ce qui dé-" montre bien que pour ces deux poisonssi” différents, crépitine et congestine, il y a interchange des phénomènes anaphylactiques. |

Gay et SouTHARD ont aussi beaucoup insisté sur la spécificité relative de l’anaphylaxie: 9 cobayes reçurent de l’albumine d'œuf en injection préparante. De ces 9 cobayes, 3 reçurent en injection déchaînante de l'albumine d'œuf : il y eut deux morts; 3 reçurent du sérum de cheval : il y eut” une mort et deux malades. 3 reçurent du.

lait : il y eut deux malades. De même sur 6 cobayes ayant reçu du lait en injection préparante, 2 recurent en injection déchainante du sérum de cheval et furent nettement malades; 2 recurent de l’albumine

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d'œuf et présentérent de très légers symptomes anaphylactiques.

Aussi Gay et Soutuarp, se fondant sur ces expériences et sur celles que j’ai mentionnées plus haut, avec l’euglobuline, concluent-ils que la substance qui sensibilise, anaphylactine, ou substance préparante, n’est pas identique avec la substance qui déchaine et intoxique en injection seconde.

On a vu que nos expériences avec la congestine noire et la congestine jaune confirment pleinement cette opinion.

Or, dire que la substance déchainante et la substance préparante ne sont pas identiques, c’est en réalité nier la spécificité de l’anaphylaxie.

Mais, au point de vue pratique, ia spécificité est absolue; car il se trouve, ainsi que nous l’avons déja établi, que, dans les liquides complexes qu'on emploie (extraits d'organes, albumines animales ou végétales, sérums, liquides de cultures microbiennes, etc.), les deux substances, préparante et

| ONE L’ANAPHYLAXIE déchainante, coexistent toujours, si l’on.

n’en a pas fait au préalable par divers agents — chimiques quelque séparation imparfaite. «

Autrement dit, supposons que l’on appelle —

A la substance préparante ; B la substance © déchaînante ; comme dans les liquides orga- « niques il y a toujours A + B,on parle de « spécificité; car on n’a jamais affaire qu’au : mélange À + B.

Avec cette réserve — qui est d’ailleurs « formelle — les phénomènes anaphylacti- « ques sont le plus souvent rigoureusement spécifiques, si bien qu'on peut distinguer l’anaphylaxie par sang de bœuf, ou de “ mouton, ou de chien ou d'homme; par lait de vache, ou de jument, ou de femme, etc., « avec assez de rigueur pour que ce procédé « de diagnose puisse s'appliquer à la médecine À légale.

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