‹ L'anarchie dans l'artChapitre 25 sur 29 · ARCHITECTURE · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE

L’architecture a été moins bouleversée par l’élément radical de réforme complète; aucun architecte, maladivement influencé p’ar une dose trop forte d’ultra-modernisme, n’a osé jusqu’à présent s’éloigner des types consacrés jusqu’à faire du chapiteau d’une colonne une base et vice versa. On n’a pas encore trouvé un socialiste pour suggérer de faire du Parthénon une poudrière, avec l’espoir de voir serépéter la terrible explosion qui ruina ce chef-d’œuvre en 1687 et pour détruire un des anciens types, de façon que le monde puisse recommencer de nouveau « avec quelque chose d’autre pour un changement »,

comme les réformistes radicaux aiment tant à le dire.

Ce sont seulement des guerriers assoiffés de vengeance , comme Cambyse, qui voudraient mutiler et essayer de détruire les temples et les palais imposants de l’ancienne Égypte pour se venger d’un Pharaon détesté et vaincu. Nous ne trouvons pas d’anarchistes en art parmi les rangs des milliers d’hommes que l’Égypte employa à décorer et à orner ses temples et ses tombes. Ces monuments sont innombrables, car, pendant la vie de chaque Pharaon, des temples étaient élevés et consacrés à ses actes de prouesses militaires, à ses conquêtes, à sa générosité, comme législateur des peuples; pendant sa vie aussi, son immense tombeau secret, sa dernière place de repos, était préparé pour lui. Les formes étaient si sévères et la proportion si absolue que les règles établies par les prêtres devenaient des lois. Les plus anciennes ruines d’Égypte et quelques époques intermédiaires montrent des proportions lourdes et disgracieuses en architecture et des grossiers bas*

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