‹ L'anarchie et les anarchistesChapitre 8 sur 12 · SURES RENTES VIAGÈRES · texte numérisé non relu

SURES RENTES VIAGÈRES

Nombre de contrats

i Capitaux N.

de contrats Rentes

de 1819 à 185»

fbk . 600 . 000

En vigueur au 81 déc. 1878 : 183.200 1 . 778 . 670 . OOQ 43.994 24.419.000

L'assurance contrôles accidents est devenue une précaution ordinaire dans l'industrie : mais elle émane presque toujours du patron. Le Reichstag a voté le 15 juin 1881 une loi qui rend l'assurance contre les accidents obligatoire pour les ouvriers industriels. L'assurance doit être proportionnée au salaire, et est payée, suivant les catégories, ou bien par l'assuré seul, ou bien partie par rassuré, partie par le patron. M. de Bismarck a déclaré ce projet inapplicable. C'est lui qui avait eu l'idée de l'assurance obligatoire. Mais le Reichstag avait remanié sa proposition. Un nouveau projet avait été soumis au Volksw^irthschaftsrath. L'obligation de l'assurance est étendue à tout ouvrier ou employé dont le salaire ne dépasse pas 2000 marks (environ 2500 fr. ) Le même projet pose la question de l'organisation des corporations. — Un autre projet vise l'assurance en cas de maladie. — L'état français a fondé le 18 juin 1850 une caisse de retraite pour la vieillesse. Pendant les premières années, le succès en a été médiocre. A la fin de 1851, elle

on peut espérer, dans un avenir prochain, une amélioration sérieuse de la condition ouvrière. Nous avons critiqué tout à rhetire le système des associations de production, constituées en facteurs dominants de l'organisation sociale; nous avons protesté contre la tyrannie de ces êtres moraux, auxquels on défère tous les droits

n'avait reçu que 1.200.000 francs : jusqu'en 1856, moyenne 3000 versements par an . Mais chaque année atteste un progrès.

Années 18&S 186S • 187Î 187S

Au 31 décembre 1881 le déficit était de 22 millions (voir le rapport à la Chambre des députés du 18 mars 1881). Le déficit provient comme nous l'avons dit de l'élévation de la moyenne de la vie humaine ; et aussi de ce que la caisse servait 5 7o aux déposants, tandis que la caisse plaçait les capitaux à uii taux moins élevé. Mais cette dernière cause n'a agi que dans les années récentes. Pour se couvrir on proposait de verser tout d'abord une somme de 22 millions, puis d'abaisser l'intérêt à 4 i/2 0/0, sauf pour les déposants qui s'adresseraient à la caisse par l'intermédiaire des Sociétés de secours mutuels dont ils feraient partie « L'Etat par un sacrifice sur le taux de l'intérêt aidera ceux qui se sont eux-mêmes aidés. » Les ouvriers forment les six septièmes de la clientèle de la caisse.

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