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et en rôvant d'un certain verger ombragé de saules qu'il aime et qui le connaît.
Français, il l'est encore par son culte de la « très belle, très claire, et très noble langue » de son pays ; par son amour exclusif pour notre littérature. Il essaie de déchifTrer les symbolistes : il n'y parvient pas. « Fils d'une race sensée, modérée et railleuse, avec le pli de vingt années d'habitudes classiques et un incurable besoin de clarté dans le discours ' », il est trop mal préparé pour comprendre leur évangile. Il traite avec plus de circonspection les auteurs étrangers, mais on sent qu'il fait effort pour entrer dans leurs façons de penser. Il manque décidément d'enthousiasme pour les écrivains russes. Si on le poussait, il avouerait qu'il trouve leurs personnages un peu bien ridicules avec leurs confessions perpétuelles, leur repliement sur eux-mêmes. Quant à Ibsen, il est obligé de refaire ses pièces pour se les expli(|uer. M. Lemaître n'aime pas le Nord : la lumière qui en vient est trop froide, trop mêlée de brouillard et de fumée. On se rappelle cet article - où il cherchait à démontrer que nous n'aimions des écrivains étrangers que ce qu'ils nous avaient emprunté. Il allait un peu loin.
Ce qui nous a séduit dans cette littérature russe ou norvégienne, c'est l'intensité de la vie inté-