‹ L'anarchie littéraireChapitre 13 sur 40 · Id., 4' série, p · texte numérisé non relu

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éminemment profanes '. Il ne comprend pas « la piété sans la foi » mise à la mode par les chrétiens de lettres qui ne sont bien souvent, quelques-uns mis à part, que des décadents ou des dilettantes du christianisme.

N'oublions pas non plus que M. Lemaître a consacré toute une pièce à la critique du dilettantisme : c'est Mariage blanc.

J'ai beau chercher, je ne trouve rien en M. Lemaître qui puisse justifier l'accusation de dilettantisme, sinon qu'il a beaucoup d'esprit ; qu'il sait rompre la monotonie de la phrase écrite en y insérant ces lestes tournures qui abondent dans notre langue, mais dont personne ne sait rien faire avec la plume ; qu'il dit simplement les choses sérieuses sans paraître y tenir, en vous prenant familièrement par le bras, ou en vous tapant sur l'épaule d'un air badin ; qu'il n'est pas entiché de ses idées, de son mérite, de l'omnipotence de la critique ; pour tout dire, qu'il n'est pas « gendelettre » pour deux sous. Il ne pense pas que la littérature soit une occupation supérieure à toutes les autres. Elle n'est pour lui « qu'une des formes naturelles de l'activité humaine et qui ne vaut qu'à la condition de ne point exclure, chez l'écrivain, les autres formes d'activité ». Il aime à se répéter les préceptes du vieux Boileau :

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