‹ L'anatomie comparée des animaux basée sur l'embryologie (volume 2)Chapitre 49 sur 67 · PROJECTION DIRECTE · texte numérisé non relu

PROJECTION DIRECTE

{périphériques, involontaires).

MÉDULLAIR ES

ou

RACHIDIEXS.

Encéphaliques ' ou

CRANIENS.

Cellules dans les cornes inférieures.

-. V C>lindres-axes formant les racines motrices

{ des nerls rachidiens.

moteurs, in ^ i ci' i

/ Prolonfiements articules avec les neurones

\ sensitifs.

Cellules dans les ganglions rachidiens. Cylindres-axes formant les faisceaux de la Neurones] voie sensitive médullaire, dirigée vers le sensitifs. \ bulbe.

' Prolongements formant les racines sensitives des nerfs rachidiens.

Cellules dans les noyaux d'origine des racines motrices.

/Neurones ! Cylindres-axes formant les nerfs moteurs et moteurs, j la partie motrice des nerfs mixtes.

Prolongements articulés avec les neurones sensitifs.

Cellules dans les ganglions des nerfs crâniens.

Cylindres-axes situes dans l'encéphale.

(Prolongements formant les nerfs sensitifs et la partie sen.iitive des nerfs mixtes.

Ne u r o n e s ' sensitifs

Neurones de la projection incUrecle [neurones centraux des auteurs). — Dans le cas des Mammifères supérieurs, pourvus à la fois d'un cervelet et d'hémisphères cérébraux, ces éléments composent deux chaînes : celle de l'arc cérébelleux, et celle de l'arc cérébral. Sans doute, il en est de même pour tous les autres Vertébrés, également munis de ces deux appareils, ({uelles que soient leur taille et leur complexilé. Au sujet des Vertébrés inférieurs, dont l'encéphale ne comporte point de tels organes, il est permis d'admettre que ces neurones existent, mais en nombre moindre, et

à l'état tlilTus, c'est-à-dire sans aucune localisation en des zones déterminées (fig. 1157, p. 1691).

L'arc cérébral est celui de la réaction volontaire et consciente; la quantité de ses pièces constitutives, et la complication de leurs appendices, augmentent avec le degré de hauteur des manifestations psychiques. Il comprend deux sortes de neurones : des moteurs et des sensitils. Les uns et les autres possèdent cette particularité constante, ou peu s'en faut, de croiser leurs prolongements les plus importants sous le rapport fonctionnel : par opposition aux neurones de la projection directe, où une telle décussation manque toujours. En outre, ils ne communiquent avec la périphérie de l'organisme que par Tcntremise de ces derniers, car ils sont plongés en entier dans la substance des centres. — Les neurones moteurs placent, chez les Vertébrés munis d'hémisphères, leurs corps cellulaires dans Fécorce de ces appareils; ils y correspondent aux cellules pyramidales; autant qu'il est permis d'en juger d'après les quelques données acquises, et relatives aux autres Vertébrés dépourvus de ces organes, ces cellules se distribuent dans les parois du cerveau moyen, du cerveau intermédiaire, et de la base du cerveau antérieur. Les cylindres-axes, émanés des divers points de l'écorce, convergent les uns vers les autres pour former la couronne rayonnante, s'assemblent en faisceaux, et vont s'articuler avec les neurones moteurs de la projection directe; ceux qui se destinent à la moelle composent les faisceaux pyramidaux, se croisent dans le bulbe, et parviennent ensuite dans le centre médullaire; ceux ({ui se rendent à l'encéphale constituent les faisceaux géniculés, se croisent dans le bulbe, le cerveau pénultième, ou le cerveau moyen, et se portent ensuite vers les noyaux d'origine des nerfs moteurs crâniens. Les prolongements de ces neurones moteurs, autres que les cylindres-axes, s'articulent sur place, autour des cellules dont ils dépendent, avec les cylindres-axes des neurones sensitifs de la projection indirecte. — Ceux-ci placent leurs cellules dans le bulbe, où elles constituent les noyaux de Goll et de Bùrdach. Leurs cylindres-axes se croisent un peu en avant de ces derniers, et se groupent en deux cordons, les faisceaux sensitifs, qui vont s'articuler avec les prolongements des précédents neurones moteurs. En surplus, leurs propres prolongements s'articulent, dans le bulbe lui-même, avec les cylindres-axes appartenant aux neurones sensitifs de la projection directe. — Ainsi, d'une part, les neurones sensitifs volontaires se lient aux neurones sensitifs involontaires ; d'autre part, les moteurs volontaires se raccordent également aux moteurs inconscients; en outre, tous deux se rattachent entre eux dans l'encéphale même; par tous ces moyens, l'arc volontaire double l'autre, se superpose à lui, et permet à la volonté de faire sentir son influence dans les actes de l'individu.

L'arc cérébelleux se modèle sur le cérébral, et établit comme lui ses dispositions principales. 11 se compose de neurones appartenant à deux types : les uns centraux, les autres périphériques. Les neurones

cérébelleux centraux ressemblent aux neurones moteurs de l'arc cérébral ; leurs corps cellulaires sont placés dans l'écorce du cervelet, où ils équivalent aux cellules de Purkinje; leurs cylindres-axes descendent dans la moelle, et vont s'y articuler avec les neurones moteurs involontaires ; leurs autres prolongements s'articulent sur place, dans l'écorce même, avec les neurones cérébelleux périphériques. Ceux-ci logent leurs cellules dans la moelle, vers la base et en dedans des cornes supérieures (postérieures), où elles constituent la colonne de Clarke; leurs cylindres-axes remontent la moelle, pour aller dans l'écorce cérébelleuse s'articuler avec les neurones précédents ; en outre, leurs prolongements se lient, dans la moelle même, avec des branches venues des neurones sensitifs involontaires. Les faisceaux de ces divers cylindres-axes, notamment des derniers, composent, dans la substance blanche médullaire, les cordons cérébelleux, dont la plupart des libres sont directes ; leurs extrémités antérieures contribuent à constituer les pédoncules cérébelleux postérieurs (inférieurs). En surplus, les éléments de la substance grise du cervelet se relient, par l'entremise des autres pédoncules, avec les neurones moteurs et sensitifs du réflexe volontaire, et ces voies complémentaires se croisent presque toutes. Grâce à ces diverses relations, le cervelet reçoit l'impression de tous les réflexes, automatiques ou conscients, relatifs aux réactions de l'individu envers les milieux qui l'entourent.

Ne mote

/ Cellules pyramidales.

V Cylindres-axes se croisant, et allant s'articuurones 1 , '

1er avec les neurones moteurs involontaires.

Ane. CÉRÉBRAL

(volontaire).

Neurones de la

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