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G ORGANES SEXUELS

Les éléments sexuels de tous les Scyphozoaires se façonnent au voisinage de l'endoderme, soit aux dépens de celui-ci, soit à ceux des couches méso-

dermiques qui le louchent ; ce dernier cas paraît être le plus fréquent. Ils se rassemblent en amas, qui, d'habitude, font saillie dans la cavité gastrique, ou dans ses dépendances, et y déversent leurs produits, en l'absence de tout canal excréteur. — Ces conditions communes se prêtent, suivant les trois classes, à quelques diversités, à cause des différences du plan organique.

Scyphoiuédiises. — Tous les représentants de cette classe, quels que soient leur mode de vie et leur forme, peuvent être ramenés, par leur disposition organique, à une structure médusaire. Leur corps s'élargit en un dôme plus ou moins élevé, muni d'une face convexe, la sus-ombrelle, et d'une face concave, la sous-ombrelle ; celle-ci porte en son centre la bouche, qui conduit dans un tube œsophagien, et de là dans une cavité gastrique. Les types les plus inférieurs conservent leurs cloisons, en cette dernière ; les amas sexuels sont placés dans la zone d'insertion de ces quatre cloisons, qu'ils débordent départ et d'autre, sur la sous-ombrelle ; toutes les masses reproductrices se trouvent situées, par suite, dans les interrayons, sauf chez les Péroméduses, qui en ont huit, les quatre complémentaires étant comprises entre les précédentes. Souvent, au niveau de chacun de ces groupes, la paroi de la sous-ombrelle se déprime en une excavation assez profonde, la poc/ie sous-génitale, largement ouverte au dehors, dont l'extrémité en cul -de-sac supporte l'assemblage des éléments sexuels.

Cette disposition se conserve chez les types supérieurs du groupe. Les quatre cloisons disparaissent, mais les quatre amas sexuels demeurent en leur place, compris dans la paroi de la sous-ombrelle, non loin de la bouche et du tube œsophagien. Les poches sous-génitales persistent également dans la plupart des cas, avec leur aspect de quatre cavités assez amples, creusées dans la sous-ombrelle au-dessous de chacun des groupes reproducteurs. Quelques Rhizostomes font seuls exception, car leurs ([uatre poches s'unissent en une dépression profonde, située au centre même de la sous-ombrelle, des bords de laquelle s'élancent quatre piliers volumineux, qui vont à la rencontre les uns des autres, s'unissent en croix, et soutiennent le paquet des bras buccaux. Ces piliers répondent à la conservation, sous une forme différente, des bandes intercalaires laissées entre les poches des autres Scyphoméduses ; il suffit de supposer la perforation de ces bandes, tangentiellement à la surface de la sous-ombrelle, dans le but défaire communiquer entre elles toutes les cavités sous-génitales, et de les unir, pour obtenir la disposition de ces animaux. Chez ces mômes Rhizostomes, les amas sexuels, au lieu de s'avancer dans les poches creusées au-dessous d'eux, font saillie dans la cavité gastrique ; sur eux s'insèrent les phacelles des filaments gastriques, qui correspondent, de leur côté et d'autre façon, aux derniers vestiges des cloisons.

Toutes les Scyphoméduses sont unisexuées ; sauf les Chrysaora, qui appartiennent à la famille des Sémostomes, parmi les Discoméduses.

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Cténophores. — Ces êtres offrent le caractère commun, de former leurs éléments sexuels sur les parois de leurs canaux méridiens, pour les y déverser à leur maturité, et les expulser de là par les voies digestives. D'ordinaire, ces produits ne se façonnent que sur une certaine étendue des conduits, soit vers leurs extrémités, soit en leur milieu, et les varialions à cet égard sont très nombreuses suivant les types. — Ces animaux sont hermaphrodites. Une des faces de chaque canal méridien porte des ovules, et l'autre des spermatozoïdes.

Anthozoaires. — Les éléments sexuels de ces êtres se développent dans le mésoderme de leurs cloisons. Ils y grandissent, y parviennent à maturité, et tombent ensuite dans la cavité gastrique, d'où ils sont rejetés au dehors par la bouche. Parfois, et notamment chez les Octactiniaires, dont les cloisons sont fort minces, leur présence détermine la formation de saillies, où ils se trouvent placés.

Le plus souvent, toutes les cloisons sont capables d'engendrer et de porter des cellules sexuelles, au moins sur une faible partie de leur étendue. Dans certains cas, quelques-unes seules sont ainsi pourvues, les autres demeurant inertes à cet égard ; sans qu'il soit possible de donner en cela une règle précise, les variations étant des plus nombreuses suivant les types. Cette sorte de distribution est surtout remarquable, en ce qui concerne la famille des Antipathidés. La plupart des représentants de ce groupe ne portent des amas sexuels que sur deux de leurs cloisons, diamétralement opposées, et plus grandes que les autres. De plus, leur corps s'élargit dans le sens de ces cloisons plus développées, et se scinde longitudinalement en trois zones : l'une, médiane, qui renferme les petites cloisons simples; deux latérales, dont chacune contient l'une des grandes cloisons sexuelles. Une telle disposition, absente chez les Geranlia, commence à s'indiquer dans la section des Anlipathes, pour atteindre son comble dans celle des Scliizopathes; la famille montre ainsi toutes les transitions depuis la structure normale.

Les sexes sont séparés d'habitude, et cette unisexualité s'étend, dans la règle, aux colonies, lorsqu'il en existe ; ces groupes sont mâles ou femelles, et non les deux ensemble. Il est, cependant, des exceptions, mais relativement rares ; ainsi les Monaulées et les Cevianlhidées sont hermaphrodites.

Fig. 2o3 à 2o5. — Structure anatomique des Anthozoaires [coupes). — En 2o3, coupe médiane cl longitudinale, vue par la tranche, d'une Actinie quelque peu contractée ; les tentacules sont ramenés en dedans, et l'œsophage descend plus bas qu'il ne le fait dans l'individu étalé. Cette figure est destinée à montrer les principales particularités de l'organisation interne des Anthozoaires; le pied de la colonne, servant de base fixée, est coupé en plusieurs places. Les nombreuses cloisons se présentent de profd, par leur bord interne; les extrêmes de droite et de gauche sont presque vues de face ; les autres sont recouvertes en majeure partie par l'œsophage. — En 20;^, couve transversale d'une Monaulée (Scytophorus), passant par l'œsophage, et donnant les dispositions des muscles des cloisons. — En 2o5, coupe transversale d'un Zoa/iZ/ms, passant par l'œsopliage, et montrant les dissemblances de taille des cloisons, des grandes {macroseples) et des petites (microseptes). — En partie établies d'après les dessins fournis par Hertwig.

2ûS

Macroseptes

Œsopnagf

2ÛJ Tentacules

Base r"e

Fio-. 2o3 à 2o5. — Structure anatomique des Anthozoaires {coupes).

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