‹ L'Anatomie PathologiqueChapitre 3 sur 12 · Calmeil, TraUi de» maladie» inlUuftmëUHre» du eervemi · texte numérisé non relu

Calmeil, TraUi de» maladie» inlUuftmëUHre» du eervemi

Parchappe note comme lésion pathognomonique le ramollissemenl de la partie moyenne de la substance grise ; ce ramollissement se trouverait ainsi engainé entre une lame supérieure et une lame inférieure saines.

Il est difficile, en présence des diverses couches corticales décrites par M. Baillarger et par Gratiolet, d'admettre que le scalpel puisse établir les limites invariables données par Parchappe. — Comme travail pathologique, nous avons peine à comprendre qu'un ramollissement s'individualise ainsi.

Frœrichs parle d'induration de la substance grise qu'il rattache à la sclérose.

Les altérations de la substance blanche sont faibles. Parfois on constate du ramollissement et, dans d'autres cas, une augmentation de consistance. — M. Baillarger a parlé comme signes constants des expansions crétiformes s'irradiant dans la substance grise. La sérosité des ventricules a augmenté, et l'on a pu remarquer un amincissement de leurs parois qui semblent ne plus consister qu'en une membrane formée par l'ependyme induré. On retrouve à la surface des aspérilés que. Bayle avait déjà signalées et les mêmes décrites par Joire au quatrième ventricule. Ce seraient, pour Rokitanski, des exsudats albumino-plasiiques et, pour le docteur Meyer, une hypertrophie de Tépithélium de l'arachnoïde.

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M. Lnys a pensé trouver des lésions caracléristiques dans le cervelet. — Cet organe, pas plus que ses enveloppes, ne nous parait affecté d'une façon spéciale et, comme M. Magnan, nous croyons que M. Luys, en rapportant la diffluence générale de la substance corticale du cervelet, a rencontré des cas exceptionnels. M. Bouillaud avait déjà cru devoir attribuer à one inflammation chronique du cervelet les phénomènes qu'on observe dans la Paralysie générale.

Noos arrivons maintenant aux examens microcopiqoes.

D'après Calmeil, Marcé,M. Luys, les vaisseaux de la pie-mëre apparaissent avec un développement considérable, et les parois des capillaires sont souvent incrustées de fmes granulations. La trame elle-même de cette membrane offre des cellules granulées, des granules moléculaires épars, et des gldbules sanguins exlravas(5S. — Quant aux plaques opaques, elles sont formées de fibres volumineuses de tissu cellullaire au milieu dcs(juelles ces vaisseaux sonl rares et peu développés. — La substance grise offre, à un grossissement de 300 à 400 diamètres, des arborisations vasculaircs dont on n'apprécie bien le développement anormal que lorsqu'on examine comparativement, et avec le même grossissement, un fragment de substance grise saine. — Sous le champ du microscope les vais-

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seaux se multiplient et forment des sortes de plexus. Les parois des capillaires sont presque toujours incrustées exléi'ieuremenl de granules moléculaires très-fins qui en rétrécissent le calibre ; d'autres sont comme parsemées de petites cellules agminées qui abondent dans les bifurcations des troncs vasculaires. Les cellules sont rares^ déformées ; leurs connexions sont rompues ; elles finissent par se vider. — Les tubes nerveux sont difformes ; leur contenu s'échappe au dehors, et ils ne se présentent plus que sous formes de débris épars.

D'après Rokitansky (1), il y aurait, aux divers dégrés de la Paralysie générale : — 1** Une quantité de tissu connéctif embrassant dans son réseau l'élément nerveux ; dans des cas anciens, le tissu connéctif est plus tendu ; puis, il est fibreux et se raccourcit en causant l'adhésion de la pie-mère ; — 2^ Les tubes sont variqueux, brisés ; les cellules paraissent enflées; — â"* On doit ajouter à ces productions des corps amyloïdes ou colloïdes. — Les changements de la pie-mère consisteraient dans l'adhésion à la surface du cerveau, dans la distension variqueuse des veines et la dilatation anévrysmale des petites artères. Cette distension anévrysmale est évidemment une vue de l'esprit.

Wedl (2), en s'occupant des vaisseaux capillaires de l'encéphale dans tous les genres de folie, et étendant

t . Ueber Bindegewebewucherung in Nervensystem,

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