Mangenot. — Thèse de Siraitbourg, 18C
parés des autres éléments du sang, tranchent au milieu des parties qui les entourent par leur proportion et leur grande réfringence.
Toutes ces altérations vasculaires se retrouvent indistinctement dans tous les points de Tencéphale. — C'est dans le cervelet qu'elles sont le moins constantes et le moins marquées.
Si nous n'avons pas rencontré un seul cerveau de paralysé général qui n'offre la dégénérescence pigmentaire et graisseuse, et dans beaucoup de vaisseaux, nous pouvons assurer aussi que toujours un grand nombre de cellules renferment des granulations graisseuses, bien au-delà de ce que comporte l'état normal, même alors qu'à l'œil nu rien ne décèle la présence d'altérations pathologiques. Ces granulations ont pour effet de trahir de suite, immédiatement, même pour les yeux les moins exercés, et cela sans le concours des réactifs, la présence et la situation des cellules qui d'habitude sont comme perdues et latentes au milieu de la gangue granuleuse qui constitue le fond uniforme des préparations de substance grise.
Elles forment plus spécialement des agglomérations autour des noyaux et s'engagent jusque dans l'origine des prolongements.
Généralement incolores, elles offrent exceptionnellement une teinte jaunâtre ; mais, elles ne sont jamais
accompagaées de granulations pigmentaires que nous voyons, au contraire, abonder dans d'autres parties du système nerveux. — Elles n'affectent point de siège particulier et exclusif. On peut en trouver dans toutes les régions ; mais, il y a toujours des points variables qui sont restés tout-à-fait indemnes. — On peut en rencontrer à la base, sur la convexité, en avant, en arrière, dans toutes les circonvolutions indistinctement. Tout ce qu'il est permis de dire, c'est qu'elles sont plus abondantes dans les lobes frontaux. — n y en a toujours aussi dans les corps striés et les couches optiques.
Jamais les cellules ne sont altérées dans le cervelet.
Il en est ainsi de la protubérance, même sous le rapport de la pigmentation.
Les cellules du bulbe peuvent présenter des granulations graisseuses, mais ce n^est pas constant; par contre, elles nous ont offert toujours des granulations à teinte ferrugineuse bien plus abondantes que chez les individus sains.
Partout on trouve çà et là, au milieu de la matière granuleuse, des plaques informes d'un rouge brun, restes probables de petites extravasations sanguines, et des globules de graisse libre agglomérés ensemble ou isolés. — Parfois, ces derniers sont entourés d'une membrane mince, ce qui peut la faire regarder comme les représentants de ces petits noyaux auxquels M. le professeur Robin a donné le nom de myélocytes.
Quant aux tubes de la substance grise et de la substance blanche du cerveau, ils nous ont toujours paru normaux. Nous en avons bien vu se vidant facilement de leur contenu ; mais c'est là un fait que nous avons constaté sur tous les cerveaux, n'importe leur provenance.
En ce qui concerne Texamen de la moelle, nous pouvons déclarer que nous n^avons jamais aperçu ni sclérose des cordons, ni granulations des tubes, ni même dégénérescence graisseuse. Le seul fait qui nous ail frappé^ c'est la présence d'une plus grande quantité de pigment dans les cellules avoisinant l'épendyme, et cela dans toutes les régions.