‹ L'Anatomie PathologiqueChapitre 8 sur 12 · PHYSIOLOGIE DE L'AFFECTION · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DE L'AFFECTION

La Paralysie générale attaque indifféremment Tun et l'autre sexe ; mais, elle sévit sur les hommes avec une supériorité des plus accentuée. — C'est généralement de trente à quarante ans qu'on la voit se dessiner ;.et chez toutes les constitutions. — Il est digne d'attention que les idiots et les imbéciles sont parfaitement indemnes de la maladie. Serait-ce que leur dégénérescence primordiale les mette à l'abri ? Nous rignorons, et il y a là une question à résoudre.

Les conditions ethnologiques et de climat peuvent être un adjuvant aux causes déterminatrices ; ainsi, par exemple, on voit la proportion des femmes paralytiques dans le Midi être bien supérieure à celle des contrées du Nord. — Les conditions de milieu où les abus de vie sont intenses, exercent une action causale des plus nette. Les grands centres, particulière-

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ment, favorisent les excès de boisson ainsi qa^une alimentation moins naturelle et plus irrégulière, et Ton y voit la Paralysie générale se développer en raison directe des viciations de régime.

En dehors de rhérédité à laquelle il faut ici, comme ailleurs en pathologie, attacher la plus haute importance de prédisposition, les causes qui agissent sur l'organisme d'une façon dépressive par excitation, l'ivrognerie, plus spéciale chez l'homme, et la prostitution chez la femme, émoussent peu-à-peu les plexus viscéraux et le système ganglionnaire, modifient les éléments histologiques, et deviennent les puissants leviers de l'affection qui nous occupe. — Mais, en terme général, nous pouvons dire que tout ce qui vient à troubler ou modifier les lois de la nutrition altère la chaîne des ganglions et amène insensiblement la morbidité vaso-motrice de tous les organes.

Sans vouloir nous étendre, nous disons a />rion qu'il n'est pas même nécessaire, pour le développement de la maladie, que de grands abus se fassent sentir ; et, selon les conditions de terrain, on pourra voir qu'une alimentation défectueuse, de mauvais choix, diversement excitante, irrégulière, amèneront la Paralysie générale chez des individus réellement sobres. — Par exemple, l'homme fatigué par de longs travaux intellectuels, par des veilles trop répë-

tées, voit s'en aller peu-à-peu son appétence pour tout ; rien n'est plus fixe chez lui ; le besoin est perverti et les goûts sont considérablement modifiés, souvent lésés. Il n'a plus de r^^gularité dans son alimentation dont la normale est très-déviée ; il se nourrit mal et choisira de préférence des choses propres à aiguiser sa sensation; souvent, il restera longtemps sans rien prendre. — L'organisme résiste pendant une certaine époque; puis, tout-à-coup, s'offrent des symptômes de la nature de ceux dont nous nous occupons, et Ton se sentirait disposé à les rattacher de suite à la fatigue du cerveau et à des modalités propres à l'organe et retentissant ensuite sur l'être entier.

Plusieurs de ces cas se sont offerts à nous et si nous pouvions constater, à côté des exsudations congestives, une certaine diffiuence, nous n'avons jamais pu voir d'altération de structure intime ; seuls, les vaisseaux du cerveau contenaient des apports, graisseux principalement, entravant les phénomènes d'assimilation et de désassimilation naturels, et la gangue qui se déposait à la surface externe gênait les conditions physiques de circulation en facilitant les éléments congestifs. A l'encontre, tous les rameaux de la chaîne ganglionnaire offraient les lésions que nous avons signalées, lésions qui ne laissent aucun doute sur la cause dénutritive primordiale et son influence secondaire sur le cerveau.

Telle constitution se fera remarquer par une ten-

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dance prédisposilive. Ainsi, on a pu noter que, même après un repas ordinaire, et même après chaque repas certains individus se congestionnent facilement, que le cou et le visage deviennent vultueux^ et que ces phénomènes durent quelquefois plusieurs heures ; il y a là évidemment dans le mouvement de la nutrition une influence ganglionnaire dont l'effet se fait sentir aux parties supérieures, qui peut occasionner à la longue des apoplexies, mais qui peut aussi, par une lente modalité de la chaîne centrale, amener la paralysie ; aussi, la sobriété la plus essentielle, le choix des aliments et des boissons, la régularité de régime, doivent-ils présider aux repas des individus que nous signalons . — Nous n'oserons jamais trop répéter que les fatigues intellectuelles, en cmoussant le système nerveux, modifient les conditions d'appétence et de nutrition. — Telles cl telles professions entraînent souvent des écarts d'alimentation qui, au bout d'un certain temps, deviennent funestes pour Téconomie dans le sens pathologique que nous envisageons. Ainsi, nous citerons en particulier l'exemple d'un homme des plus honorables et que sa situation élevée forçait à ne refuser aucune invitation de dîner ou de soirée ; malgré sa retenue, il a mené, sans s'en douter, une existence irrégulière, et l'ingestion répétée de mets excitants, savoureux^ mais anti-naturels. . . etc., a troublé sa physiologie ganglionnaire, et il est devenu paralysé général.

En un mollet nous insistons fortement, toute excitation prolongée de la chaîne sympathique amènera progressivement son affaissement et sa paralysie avec les symptômes vaso-moteurs et réflexes qui en seront la conséquence.

Mais, en dehors de conditions anormales et par influence directe delà nutrition, d'intoxications graduelles de nature diverse, ne pourrait-on peut-être encore avancer que des altérations ganglionnaires provenant du fait de grandes causes modificatrices, la syphilis par exemple, détermineraient les symptômes de la Paralysie générale ?

Pour nous, différentes causes qu'on a indiquées, telles que coups, chutes, érysipèle de la face..., etc., n'ont qu'un caractère trompeur de coïncidence.

On a peu l'occasion de suivre la maladie au début. Malgré tout, les observations qu'on possède et les renseignements que l'on parvient à se procurer peu-àpeu permettent d'établir la corrélation entre l'état actuel et les phénomènes primitifs, et de fusionner bientôt des symptômes dont le rapprochement paraît manifeste.

El d'abord, disons que nous ne pouvons plus admettre aujourd'hui ce que nous admettions jadis, à savoir la séparation bien limitée des périodes de la Paralysie générale qu'on a décrites et qui seraient celles-ci :

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l"" — Période de délire, sans lésions ou même avec iésioQS légères de la vie de relation, ou bien eocore lésions physiques légères avec délire consécutif.

2* — Défaut de coordination des mouvemenls, exagération du sentiment, trouble dans les phénomènes électro-dynamiques et électro-chimiques des sécrétions. — Le délire existerait encore dans cette deuxième période.

3"" — La démence a commencé, démence paralytique, bien différente de la démence ordinaire, en ce sens que l'obtusion est plus stupide, la dégradation plus complète. — En même temps, la vie de relation s'affaisse de plus en plus ; l'incoordination de la vie ' organique s'accentue au suprême dégré ; état gâteux.

4® — Destruction entière de toute réceptivité cérébrale ; abolition plus ou moins complète des sens spéciaux, de la sensibilité générale, de la douleur ; interruption de tous les éléments de la vie de relation ; la vie organique s'éteint de plus en plus ; troubles généralisés de la circulation avec accidents souvent très-graves, centraux ou périphériques; adynamie profonde et phénomènes ataxiques à caractère continu ; végétation au summum ; marasme qui se caractérise par diverses formes.

Dans beaucoup de maladies, les périodes sont parfaitement tranchées. — Pour celle qui nous occupe.

elles sont plus apparentes que réelles; à l'époque où l'on commença à étudier la Paralysie générale, on dut penser à en faire les descriptions d'une façon très-dogmatiquement tranchée, et telles qu'on les trouve encore dans tous les livres classiques. — Mais la nature est loin d'avoir dans beaucoup de ses travaux ce malhématisme qu'en médecine on est parfois disposé à lui prêter.

Pour nous, les périodes se fondent les unes dans les autres, du moins en ce qui regarde l'état somatique; et, il est fatal, dans l'état psychique, que la compromission et la déchéance progressives ont concurremment leur route graduelle jusqu'à la démence stupide.

Les symptômes de la vie de relation et de la vie organique sont tout-à-fait connexes. Leur marche est simultanée, mais avec des différences d'intensité^ ce qui fait que les uns masquent les autres. — Les symptômes dynamiques semblent plus intenses d'abord que les symptômes organiques dont Texagéralion ne se dévoile que beaucoup plus tard. — Aussi, l'attention s'est-ellc portée de prime-saut sur les phénomènes dynamiques, en constituant une période précessive, et l'on a négligé à l'origine les phénomènes organiques légers qui les accompagnent.

Il y a, au début, simultanéité de ces derniers dont

BICHIRCHBS SUR l'aNATOIIIE PATHOLOGIQOI

les conditions ont passé inaperçues : troubles de la sensibilité générale et locale que corroborent les variations de calorification, les rougeurs fugaces de la (aee, les sécrétions anormales dont la modalité se fera de plus en plus sentir et qui s'accuseront progressivement, par exemple dans les qualités de nutrition de la peau dont les changements d'aspect, principalement au visage, deviennent manifestes ; les déviations du goût, bizarreries d'appétit, dérangements rémittents de Testomac, troubles diarrhéiques passagers; les anomalies de quantité et de qualité de la sécrétion ' urinaire qui, pour le pathologiste, doivent se relier d'une façon trés-tangible à l'action vaso-motricé. — Toutes ces conditions, et d'autres encore, s'o&eot déjà avec Tadynamie quand la lésion du langage et les grands signes d'incoordination qui arrêtent surtout l'esprit de l'observateur n'ont pas encore apparu. Ces phénomènes, nous le répétons, ou bien ne sont pas vus, ou bien en imposent a priori pour d'autres fflgncs maladifs ; et ils restent masqués pendant longtemps avec des variantes d'intensité ou des rémissions par les lésions beaucoup plus frappantes et continues de la vie de relation. Mais, ne fallait-il pas qu'ils fussent d'abord un peu faibles avant de se montrer plus tard avec cette gravité presque exceptionnelle dans d'autres maladies et qui se rencontre au déclin et à . la fm de la Paralysie générale.

En même temps, et comme prodrômes que devront vérifier des accidents morbides ultérieurs plus nets, l'état mental se caractérise par des changements d'humeur, de caractère, par des perversions d'intelligence et de sentiment. Puis, le délire s'affirme plus oslensiblement, soit que — état le plus commun — il se montre avec des prédominances ambitieuses ou lypémc^niaques, soit qu'il soit général sans accuser de forme spéciale.

Dans ce dernier cas^ les grands symptômes de la Paralysie générale ne sont cependant par voilés ; mais, on n^est pas aussi disposé à s'en rendre un compte net, et Ton peut même se figurer n'avoir affaire qu'à une folie ordinaire. Puis, tout-à-coup ils se présentent formellement à l'observation; leur intensité simultanée prend en quelque sorte le caractère subintrant et la marche de la maladie est généralement très-rapide. Plusieurs fois, nous avons été surpris de ce fait et, nous avons dû, en faisant nos réserves, penser à une complication de la folie ou à ce que cette dernière fût jugée par la Paralysie générale. Un examen bien attentif a pu nous faire voir que, dans le cas que nous citons, l'élément congestif cérébral couvre toute la scène, et la vultuosité de la face avec fibrillations fugaces, l'œil brillant et en saillie, des instabilités de l'iris, des trémulations rémittentes et très-passagères du langage font différencier l'état qu'on observe d'avec celui des maniaques ordinaires

44 M l M» M» scm LÈjArjmm Ttimnaosn etdU^e à étabfir m dbpoistie i]â fût que daraotage se coofinner.

RépoodoDS ÎDd'leiiuiienC â l'one des qiKstîdDS qae Doos aroDS pjêêis.

On a pa croîre qo*^ la Paralysie ^éoerale a soin le délire, comme le délire lai aorait saccê^iê. Eq cela OD a été éTidemmeot de iMme lot : mats» ânotreaiis, OD a commis une erreur.

Ed sjmptomalologie, il ne iaat pas prendre anîqaemeot comme fait accompli une période d^êtat qo'oo croit tout d'abord bieo constituée. ÀTant que le délire soit formé, il y a dans les modifications intellectaelles et morales des éléments qui, pour être faibles et latents, n'en sont pas moins moi bides et constituent les accidents précurseurs d un délire, et Ton doit en tenir un grand compte quand ce dernier ne s accuse pas encore d'une façon formelle. Le même raisonnement peut s'appliquer au délire i|u'on aurait remarqué sans symptômes de Paralysie générale qui ne serait venue qu'ensuite. Le fait inverse de tout à l'heure se produit: c'est-à-dire que le délire est très-évident^ et les troubles physiques légers se caractérisent par des accidents vagues de la vie de relation et de la vie organique sur lesquels ratlention ne se repose pas assez ou qui en imposent pour des accidents maladifs tout

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autres. Puis, un changement subit a lieu, et le grand cortège symptomatique apparaît. Là est la cause de Terreur qui a consisté à faire suivre les délires par la Paralysie générale.

Pour nous, tous les phénomènes d'ordre physique et d^rdre moral marchent avec simultanéité depuis le commencement.

Les considérations succinctes auxquelles nous venons de nous livrer voient s'aocorder la théorie et la cluiique. En descendant ensuite dans l'examen des grands symptômes, ceux qui frappent davantage et autour desquels se rallient ceux d'un ordre inférieur ou parallèle, nous trouvons dans les uns et les autres l'application clinique qui s'accorde avec les signes anamnestiques, les données physiologiques qui corroborent et l'histologie qui confirme.

Nous avons dit que nous refusions aux centres encéphaliques la royauté trop absolue qui leur a été départie ; et, ce qui nous frappa depuis longtemps dans ce sens là, ce ne furent point précisément les troubles de la motilité qu'on peut expliquer par processus descendant.

Les divers dégrés d'altération de l'arachnoïde et de la pie-mère sur lesquels, à la suite de Bayle, l'esprit des nosographistes s'est tant appésanti, les adhérences des membranes avec la couche corticale^ le

46 MMM—k. ^ L^ASuiw rtmadon

ramoUissemeotde celte dflmîèr^, l«>iodiintioiis éL éminences ci^fornies de U snbstaoce bhndiey les granolatioDS vratricuhinss ne doos oot point para reTèbr an caractère suffisant pour expliquer oomplétement les troubles de la motilitè. Encote moins aTons-nous été satifaits, pour nous rendre c^NnpIe de h sensibilité générale et locale, des; modafilès de sécrétion liées intimement aux phénomènes de nutrition, ainsi que dos perversions du :^slènie circulatoire central et périphérique.

Il était nécessaire de chercher autre part que dans le cerveau, et même ultérieurement dans le coeur, les raisons fuialesd^une pathologie aussi étendue quec^Ue de la Paralysie générale amenant toujours invariablement la fin des organes et ayant ceci de particulier que^ sauf les cas foudrovants de congestion simple, de congestion épileplifonne ou d'apoplexie qui n'arrivent généralement que IrèMard, il est fatal que tous les fonctionnemeuls de Finronomie soient amenés un à un au dernier degré d impcvssibilitè pour qu'il y ait cessation de vie.

« On connaît aujourd huiy dit M. le docteur Magnan, un nombre assez considérable de eus dans lesquels des lésions médullaires se sont propagées vers le cerveau en présentant (f une façon parallèle pendant la cie des symptômes qui, d'abord manifes-

ir Là RATDRI H LA PARALTSIl OfcfiRALI. 47

ti$ aux extrémités inférieures, se sont peu-à-feu étendus vers les parties supérieures du corps pour aboutir en dernier terme au développement de la Paralysie générale. En outre de ces faits à marche ascendante de la lésion de la moelle vers le cerveau, nous avons, observé d'autres cas à marche descendante du cer^ veau vers la moelle, avec des troubles insolites également des extrémités inférieures à une certaine période de la maladie. Dans ces cas qui nous montrent la solidarité et Vunité du système cérébrospinal, il nous est facile d'apprécier la pathogénie de la lésion et son développement jusqu'aux limites extrêmes. >

Nous marchons d'accord avec M. le docteur Magoan sur ce grand point principal, l'enlèvement de l'autonomie du cerveau. C'est un grand honneur pour lui d'avoir, par un travail assidu, étendu largement ses vues sur ce grand point de philosophie médicale et d'avoir continué Lockhart Glarke et Westphal.

Gomme M. Magnan, nous voyons un processus descendant; mais il ne serait que secondaire au processus ascendant en formant ensuite un cercle vicieux avec lui^ et nous donnons au processus ascendant une origine toute autre que celle donnée par notre savant confrère.

48 RECHERCHES SUR l'aNATOMTE PATHOLOGIOîTE

Le point de vue où nous nous plaçons ici devienl de la plus extrême importance, car il constitue une doctrine nouvelle. Nous entrons de plein pied, et nous croyons être les premiers, dans rétablissement de la pathologie du grand sympathique à laquelle on ne parait pas jamais avoir songé.

Les éléments de séparation, à mesure que Ton s'éloigne de la localisation trop exclusive de la maladie dans le cerveau, ont de plus en plus une étendue qui ne peut diminuer, et la science se constitue d'une façon plus physiologique.

Avec M. Magnan nous enlevons au cerveau la part trop exclusive qui lui a été faite pour reporter plus loin dans l'organisme le point originel.

Que la moelle, surtout dans la substance grise et les cordons postérieurs, soit un peu attaquée, nous ne le contestons pas^ bien que, dans nos observations personnelles, nous n'ayons rencontré qu'une pigmentation plus accentuée des cellules voisines de l'épendyme. Mais, nous avons expliqué, et nos dessins le prouvent amplement, que le grand sympathique était profondément altéré ; et, pour nous, c'est l'action vaso-motrice qui cause en très-majeure partie les troubles delà motilité, provoque ceux de la sensibilité, modifie lo^s lois de nulrilioii, pervertit les sécrétions.

BT LA NATURE DE LA PARALYSIE GÂlfÈRALE. 49

détruit les conditions circulatoires, centrale et périphérique, entrave les attributs normaux des phénomènes réflexes, et forme simultanément l'élément congestif cérébral.

Prenons un exemple de physiologie clinique dont nous pourrions avoir le mouvement primordial.

Supposons un individu intoxiqué par l'alcool. Connaissant tous les plexus viscéraux et leurs connexions, leur influence dans les lois de nutrition, et tenant compte plus tard des actions réflexes, on expliquera aisément, lors de l'absorption d'abord et lors de l'assimilation aux limites extrêmes de l'économie^ l'excitation périphérique incessante dont le mouvement morbide entraînera progressivement la lésion des éléments histologiques de la chaîne ganglionnaire qui subit aussi l'action directe de l'imprégnation alcoolique, et se transmettra à la moelle qui le renverra. — De là un cercle continu de conditions pathologiques qui agira peu-à-peu, et d'une façon adéquate sur tous les nerfs vasculaires de l'économie. En fin de cause, nous trouverons la raison des atteintes générales de la vie, et, en ce qui louche plus spécialement le cerveau, de l'élément congestif dont les diverses phases se caractérisent par des altérations réciproques.

L'intoxication alcoolique, point causal le plus cul-

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minant, devient une des origines les plus formelles des troubles paralytiques. Mais, nous ne cesserons de répéter que les abus divers ou perversions de régime lèsent les propriétés fondamentales de la nutrition et attaquent d'une manière spéciale le système ganglionnaire. — C'est là qu'il nous faut voir le primum movens de la maladie, et la Paralysie générale vient résumer pour nous la plus grande part de la pathologie du grand sympathique.

Par suite de la paralysie des nerfe vaso-moteurs, des congestions passives ont lieu partout. — Si le cerveau semble être pris de meilleure heure, si les symptômes qui en sont la conséquence frappent davantage, c'est très-certainement parce que l'intensité de l'altération est plus marquée dans les ganglions cervicaux du grand sympathique.

Quoiqu'il en soit, la paralysie de ce dernier amène la congestion de la base du crâne, se propage au cerveau, à ses enveloppes et aux parois crâniennes ; d'où les lésions multiples observées et dont plusieurs qui ont plus vivement attiré l'attention, comme les kystes arachnoïdes, le ramollissement cortical, les granulations venlriculaires ne sont que des produits d'inflammation.

La paralysie des tuniques des vaisseaux, consécutive à l'action vaso-motrice, leur ôtant le ressort suffisant à la tension sanguine, on peut encore s*expUquer la hltration à travers les parois qui

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donne lieu, comme on le voit dans les méninges, aux liquides intra et sous-arachnoîdiens, aux plaques d'exsudat. — La physiologie démontre, lors de la section du grand sympathique au cou, une certaine tendance aux épanchements. Or, son métamorphisme pathologique est le phénomène semblable, et l'inflammation secondaire du cerveau, une fois confirmée, ne fait que corroborer la tendance à l'apoplexie sangume ou séreuse.

La congestion de la face avec modifications visibles de la peau et de sa perspiration { vergetureSy teinte huilo-terreme...) est un dégré apparent des troubles vaso-moteurs. — La paralysie se porte sur le système des nerfs vasculaires, et le point de dépari doit se retrouver dans la chaîne ganglionnaire, principalement l'extrémité supérieure et ses branches de communication, tant avec les éléments nerveux de l'axe spinal qu'avec les nerfs d'origine cérébrale et le cerveau lui-même.

A un dégré avancé de la maladie, on voit, non pas cependant chez tous les sujets, se développer des hématomes du pavillon de l'oreille, ces tumeurs si bien décrites par le docteur Ach. Foville. — Ces tumeurs sont exlraordiuaireinent rares, et l'on peut dire nulles

52 ucnRCines sûr l axatohh ?atsologiqi7k chez les autres aliénés. — Nous avançons qu'elles constituent de yéritables apoplexies congestives qui trouveront leur raison d'être dans la dégénérescence graduelle du sympathique finissant par se firapper de plus en plus de léthahté. D en résulte une turgescence des vaisseaux de Toreille et, à la Umite, l'apoplexie se produit; c'est la répétition pathologique de la section expérimentale du nerf au-dessus du ganglion cervical supérieur.

n faut néanmoins tenir compte, au point de vue clinique, d'un point important ; c'est que, déjà, les irritations successives, et Taltération ganglionnaire progressive ayant amené l'inflammation secondaire de la base du crâne, des méninges et du cerveau, cette apoplexie de l'oreille devient une crise avantageuse au malade; elle se passe, en effet, dans les auriculaires postérieures dépendant de la méningée moyenne. Si la production n'avait pas eu lieu , on aurait vu se développer une apoplexie cérébrale ou méningée,ou tout au moins une congestion intense dont la sidération consécutive aurait amené la mort.

Les idées de notre savant confrère, Ach. Foville, s'étaient déjà vaguement portées sur la doctrine que nous professons aujourd'hui. — Après avoir, avec Bird, attaché la plus haute importance au caractère général de la circulation céphalique, à cause des traits

de ressemblance avec les phénomènes de M. Bernard il dit : qu^il est important d'insister sur cette ressemblance des 'symptômes observés chez les animaux mutilés par la section de leur sympathique avec ce qu'il est donné de voir dans la pratique médicale. — Ce rapprochement doit être intéressant pour les aliènistes auxquels il peut suggérer différentes vues relatives aux formes congestioes des maladies mentales.. . ; il peut mettre sur la voie d'hémorrhagies intra-crânienneSy méningées... ; on doit sans doute y rattacher ce gonflement bleuâtre des gencives avec exsudation sanguine qui n'est pas très-rare dans la Paralysie génércdey en dehors de toute disposition scorbutique.

Un autre symptôme de très-grande valeur réelle, parce qu'il appuie la lésion anatomique et la donnée physiologique, est la modification pupillaire.

Les changements divers qui se manifestent dans les modes de contractilité de l'iris appartiennent d'une façon plus ou moins variable à tous les dégrés de la Paralysie générale. — La déformation de l'iris et les variations de l'ouverture pupillaire sont de règle constante, mais ne se présentent pas toujours d'une façon identique. — Il y a une différence très-notiible suivant le dégré de la maladie, et coïncidant même avec

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n foraie mentale symptomatique. — On constate raremesût des altérations de la vision, apparentes aa mmns; quelquefois cependant il y a affaiblissement de la yae et un peu de strabisme. — L'opbtalmoscope aurait fait découvrir au docteur Wendl des apoplexies de la rétine et un déroulement île l'artère ciliaire.

Toutes considérations gardées, on trouvera des termes tout autres de contractilité et de symétrie concurremment avec les termes de délire général sans prédominances de délire mélancolique, de manie avec prédominances mcgalomaniaques ; et, ces termes pourront changer quand le délire se transformera en démence ; mais il ne (au t pas oublier que les altérations anatomiques varient en même temps par augment d'intensité et que les symptùmes clini([ues devront marcher de pair. — Ce sont là des points formels d'observation, mais auxquels on ne saurait imposer des règles fixes, toujours les mêmes.

La seule règle générale est qu'il y a des modifications pupillaires. TantAt, les deux pupilles sont extrêmement petites, et les mouvements contractiles difliciles; tantôt, et c'est ce qu'on remarque le plus habituellement, l'une (les pupilles — peut-être plus souvent à droite — est surtout alîectée. D\iutres fois, les pupilles, tout en ayant un défaut de symétrie, restent rondes; dans d'autres cas, leur surface est irrégulièrement polygonée et Taxe de l'œil a subi une obliquité.

ET LA NATURE DE LA PARALYSIE GÉfÉRALB. 55

En même temps, on voit au cercle ciliaire des altérations remarquables de coloration ; l'œil a subi une vascularisation à intensité variable et, sans être positivement projeté en avant, il offre une voussure plus ou moins prononcée que, le premier, signala M. Moreau (de Tours), voussure qui, se développant pcu-à-peu, n'atteint jamais cependant un degré de proéminence exophtalmique. — La congestion suffit à elle seule pour expliquer ces faits ; mais aussi, les fibres musculaires de Taponévrose orbitaire subissant une excitation continuelle repousseraient Tœil en avant ; à cela il faudrait encore joindre l'épaississement du tissu cellulaire coméal. — Toujours est-il que tous les symptômes qu'on remarque dans Tœil, et particulièrement à l'iris et aux pupilles reconnaissent pour cause évidente l'élément congestif et l'irritation directe provenant du grand sympathique. — Les modalités protéiformes de grandeur, de petitesse, de déformation, de vascularité, de sugillations. . . sont sous la dépendance de la congestion dont la puissance se fait sentir avec des changements d'intensité suivant les terrains, et les dégrés de substitution histologiquo intimement liés à la cause qu'elle reconnaît.

Les différences dans les symptômes dont nous parlons ne sont que des différences de formes ; Tessence

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est une. — Il serait imprudent, à notre avis, et contraire à tout esprit de physiologie pathologique, de vouloir, comme on l'a fait, subordonner les signes dont nous parlons à telle ou telle forme prédominante de déhre. Cette forme prédominante constitue un symptôme à part marchant très-concurremment avec les altérations organiques ; elle n'a qu'un rapport de coïncidence avec l'état pupillaire qui n'est dépendant que de la congestion; et, cette congestion est parfaitement en relation avec la dégénérescence du bout supérieur du sympathique qui se trouve en paralysie ; elle nous donne la raison des symptômes observés du côté de la tête.

Nous avons d'abord parlé de l'extrémité céphalique parce que, en raison de Fintensité plus grande de la dégénérescence hislologiquede la portion supérieure du sympathique, nous avons cru devoir, pour l'histoire descriptive, rendre d'abord compte des phénomènes congestifs qui s'accusent de ce côté d'une façon plus marquée.

Entrant dans un autre ordre d'idées, nous dirons que l'influence du grand sympathique se fait, à pro-

pos de la natrition générale, sentir d'une façon tonte particulière.

Dans l'état ordinaire des choses, cette influence existe au plus haut d^ré dans les actes de nutrition. — La dissémination des filets du grand sympathique et de ses correspondances dans la poitrine et Tabdomen se fait à Tinfini, et Faction vaso-motrice est des plus caractérisée, non-seulement dans les conditions d'augment ou de resserrement du calibre des vaisseaux, et par contre dans celles successives d'assimilation des éléments hygides, mais encore dans les conditions de sécrétion dont l'activité variable, si elle vient à éprouver un trouble, se pervertit dans ses phénomènes métamorphiques de biologie incessante à l'extrémité des tissus.

Le paralysé général a déjà le goût en décroissance ou paralysé ; tout aliment lui devient indifférent. — Il mange avec boulimie ; le passage tout le long du tube digestif se fait avec une trè&-grande rapidité^ et les fèces sont plus copieuses que dans l'état normal. Il semble — qu^on nous permette ce paradoxe — qu'il rende plus qu'on ne lui donne.

n est évident que, déjà là, se manifestent des troubles hygides graves de la physiologie digcstive. L'individu manque des quahtés intimes nécessaires à la préparation des phénomènes de Tabsorption, et les véritables essences assimilables disparaîtront peu-à-peu de l'économie. — Insensiblement l'état gâteux se pré-

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sente et, après diverses rémittences, devient permanent.

Cet état gâteux, post-phénomène des perversions digestives, nous frappa vivement et, pour l'expliquer, nous refusâmes la seule indication de paralysie du sphincter anal énoncée depuis longtemps.

Nous fûmes conduits à l'attribuer aux troubles exercés par les nerfs vaso-moteurs sur le système péristaltique et sécrétoire de Tintestin, sur la sécrétion du foie, du pancréas. — Le même effet altère la sécrétion des reins et le mouvement fonctionnel de la vessie; par conséquent, miction involontaire.

On arrive très-naturellement à cette opinion quand on se trouve en présence des modalités de diverses natures et constantes du foie, du pancréas, des reins, et en présence des altérations de l'intestin , soit par épaississement de la muqueuse, soit par amincissement des tuniques. — Fatalement on est conduit aux conditions anor nales de l'absorption et de ses produits et, ce qui est une conséquence inévitable, aux impossil)ilités de nutrition générale, à Taltération des liquides nourriciers dont la physiologie a été troublée dès le début de leur formation, aux processus congestifs, à la nosomorphie du tissu conneclif, à la dégénérescence graisseuse et au pigment. — Ici, on a affaire à une substitution d'éléments homœomorphes aux éléments naturels; on n'a pas de production accidentelle, mais un remplacement par éléments morbides d'un

ET Là nature de LA PARALYSIE GENERALE. 59

tissa qui serait résorbé sans être suppléé par des molécules équivalentes.

Nous disons que Tétat gâteux, les troubles de nutrition, tiennent à la perturbation des phénomènes électro-dynamiques et électro-chimiques des sécrétions ; autrement dit, la quantité et la qualité sont lésées. Non-seulement cela tient aux altérations de la chaîne et des divers plexus du sympathi(iue, mais aussi aux branches pectorales qui, s unissant aux pneumo-gastriques, se rendent avec hii à l'estomac.

Avant de quitter l'appareil de nutrition, notons encore un symptôme qui se montre à un degré avancé de la maladie :

On sait que les paralysés généraux mangent avec une grande gloutonnerie et que l'encombrement brusque des aliments au pharynx a quelquefois déterminé l'asphyxie. — En dehors du fait de gloutonnerie qui rentre dans la dépravation des phénomènes instinctifs, nous devrons considérer Penipêchcnient des conditions de la déglutition par le fait de la paralysie de tous les éléments musculaires qui servent à cette fonction et qui expliquera qu'on doit tenir un grand compte do la vis a tergo des aliments sur eux-mêmes pour leur passage dans Tcesophage. — Par exemple, les fais-

60 RICSIRCHIS SUR l'a9AT0«I PATBOLOGIQIJI

ceaox musculaires qui Tont des cartilages arytenoîdes à Tépiglotte ont pour but d'agir sur elle quant, an moment de la déglutition, elle doit recouvrir Touverture de la glotte ; ils reçoivent leur innervation des récurrents. — Or, nous devons penser que, chez le paralysé général, Tencombrement seul et brusque des aliments ne suffirait pas pour empêcher le mouvement de Tépiglotte qui éprouverait encore un obstacle de la part de son aryténoîdien paralysé ou ayant déjà subi un commencement de paralyse. — Nous devons trouver là une liaison avec les conditions morbides des pneumo-gastrique, glosso-pharyngien, et du système ganglionnaire, et nous verrons une connexité à établir avec les phénomènes de M. Bernard dépendant de la section des pneumo-gastriques dans la région moyenne du cou. Les aliments arrivent dans l'estomac, presque par leur propre poids, avec précession de certaines contractions du pharynx, en suivant ToBSophage plus ou moins paralysé. — Ici, dans l'estomac comme cela a lieu dans Tintestin, on verra se surajouter les perversions de sécrétion par lésion ganglionnaire, et ces actes passifs viennent confirmer l'appréciation que nous avons Caite plus haut de l'état gâteux et de la diarrhée des paralysés généraux.

Le mâchonnement des paralysés, l'excitation des glandes sahvaires, le ptyalisme s'expliqueront, d'un côté par les anastomoses du grand sympathique avec

le plens cfnîal tL T^mk^ for a des carins tas ks -icpi^ iacMtsrs ptf

Sî nous paâsfios au Him^oÊié hmn^ {or k système drtalakMR, oq â& tr:<aT^ iiCKSKOb aiâu d~il»jrl en face des iUses smixâ&es pio^ aniiDèi£s da pouiDoo qui 5>^ relkol ^T>l^t:u!KC«: f»>^ ifrMf aux lésions de la diaiM pik£>j€]ioajr^ î LbjoieCe proibait fart en même temf <^ ks pof&jfis 5ç«kâax des pneumo-gastrii]oes. — Lear iês»jn pMm^ en (oiikofier, nous rendre coopte àfs ^mphjsêi&çs oq ^«o^^stions passÎTes do pjmffli», dis îm^ohnlés da rythme da cœar et de la dinÛDatk-n de la pTÊsaon da sang dans Tappareil drcalatijcre^ ijinima jon qoi, ooidcîdant avec b dêpreââi» dés L^eris Tastolaîres, cmfirme diflËrentes aii>JÎDcatjûiks par altéralîoQ àe organes.

Les congestîoQS dont noos parions deviennent sjmétrîqaes des lésiois intra-crâniennes.

L'hématose aai capillaires a sobi ane o«jtable entrave et, dtfiais loD^^teaips, la teinte roage Tiolacée et la vergétare des légaments, l'aLaiisement de la tenopératare on son paradoxe d'exagération, le sooffle rapenx da cœor, attestent Tempéchement d^assimilatîon et, selon les tenains comme sdon les d^rés

62 RECHERCHES SUR l'aNATOMIE PATHOLOGIQUE

d'intensité ou d'avancement du mal, un^ disposition gangréneuse et la gangrène.

Disons d'abord que l'état passif inflammatoire général ; les caillots cruoriques ou stratifiés dans les gros vaisseaux et le transport de quelques concrétions dans les capillaires qui en ressentiront d'autant plus mal la présence qu^ils n'ont pas, comme les artères, la contractilité nécessaire à la poussée sanguine ; Tépaississement des orifices et l'hypertrophie du cœur accélèrent évidemment la grangrène, et la mort n'est pas loin. — Mais, ici^ les choses se passent tout différemment que dans la clinique ordinaire des maladies du cœur et des vaisseaux ; et, il faut attendre, sans réaction bien particulière à noter, que le marasme ait produit la fin des infiniment petits de l'économie.

Il semble enfin — chose bizarre — que cette affection de la Paralysie générale veuille et ait besoin que tous les organes soient amenés un à un au dernier dégré dépuisement pour que la solution de l'individu arrive. — Toutes les parties de l'être sont insensiblement, depuis le commencement de la maladie, une nécrobiose spéciale, et rien ne peut enrayer.

Le côté, essentiellement propre, de la gangrène qui survient chez los paralysés généraux à la période ultime n'a pas échappé à Tespril investigateur de M. Bail

IT LA NATDRB DB LA PARALYSIE GÉlfÉRALB. 63

larger (1) qui, pourtant, ne s*y est pas davantage appesanti. — Elle prend une forme anormale en même temps qu'elle revêt un caractère spécial inhérent à Taffection. — Lorsqu'elle se développe, un travail éliminateur cherche à se produire, mais n'avance ni ne recule.

Si le défaut de vitalité qu'engendre la maladie en est la principale source, il n'est pas moins vrai que ce défaut de vitalité s'exerce d'une façon entièrement une.

L'inflammation des capillaires parcourt avec rapidité toutes ses périodes ; la mortification locale est rapide ; aucun symptôme général n'annonce rapproche de la gangrène ; le dernier dégré arrive sans que * l'économie semble trahir les graves empêchements circulatoires et le défaut d'assimilation aux termes infinitésimaux des organes; elle persiste encore assez longtemps sans influence apparente sur la fin de la maladie.

Cette gangrène tient à une action passive inflammatoire sut generis dont le siège électif est dans la dépression graduelle des nerfs vasculairesou leur paralysie, ce qui explique le peu de retentissement sur les phénomènes généraux ; et, ce qui viendrait corroborer ce dernier point se retrouve dans les gangrènes internes, de la muqueuse vésicale par exemple, du pou-

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