‹ L'anatomie philosophique et ses divisions, précédée d'un essai de classification méthodique des sciences anatomiques (volume 2)Chapitre 10 sur 46 · HOMOLOGIE · texte numérisé non relu

HOMOLOGIE

les mômes

connexions i

Spéciale

Généi’ç^le

! L’organe est le môme dans la série, o.s frontal, ^ dans la séria animale.

[ L’organe réjjoncl à im I type général ; les vertèbres [ céphaliques..

Les organes n’ont pas les mômes connexions

HOMOTYPIE. Ex ; l’Humérus et le Fémur.

Divisions de l'amlof/ie de chakies rojbi.^ (1).

Lestermes h onwlor/tie et homologie appliqués àun organe ouàim élément anatomique servent à indiquer qu’il s’agit d’une partie du corps reconnue pour être la même d’une espèce à l’autre d’après la structure, d’après le principe des connexions, quelles que soient du reste les variétés de forme, de volume etc. Les parties homologues, sur un môme individu, sont, dans les organes impairs, chacune de ses deux moitiés ; dans les organes pairs celui du côté gauche est l’homologue ,de celui de droite. D’une espèce à l’autre les parties homologues sont celles que, d’après leur nature histologique ou encore d’après leiirs rapports, on dit être le meme organe, comme les sépales, les, détales, les étamines dans l’es plantes, les radius, les atlas, les axis, les frontaux, etc., ou les bras, les ailes, les nageoires thoraciques etc., chez les animaux.

L’homologie est spéciale lorsque, d’un animal à l’autre, un organe est reconnu ])our c/re le meme, et |)eut‘recevoir le môme nom par conséquent, par le seul fait de ses connexions, comme l’occipital de l’homme comparé à celui du mouton, comme l’apophyse basilaire de l’occipital de l’homme ou autre mammifère, comparée à l’os distinct appelé hast occipital, chez les poissons et les crocodiles, comme aussi lors(pie l'on compare les testicules, les ovaires, les poumons, etc. L’homologie des parties similaires est dite aussi ceniromérique quand ces organes sont disposés symétriquement par rapjmrt à un point central : elle est dit(‘ antimérique (|uand cette disposition a lieu par rapport àun axe.

Lorsque de la description isolée des organes on s’élève à leur comparaison on déteru)ino par celle-ci qu’il existe un type de

(1) Article système organique du Dictionnaire Duchambre.

Homologie coiistitution pour cliaque organe, en’s isagé d’une manière abstraite k'' ^ ‘ jgg oîi il se rencontre. C’est ainsi par exemple

^ f qu’on reconnaît qu’il n’y a pas de vertèbre qui n’ait un ceidrc

p: (coiys) ou une partie (jui le représente,' bien que quelquefois il

^ soit plus petit que les apophyses. On dit alors de Vhomolo()ie

^ qu’elle est (lénémle ou abstraite lorsque jiar l’étude des connexions

de ces parties, d’un animal à l’autre, on établit quelles sont celles de ces pièces qui représentent le centre ou corps de la vertèbre, celles ([ui représentent les arcs ou les apophyses de telle ou telle sorte, et ainsi des autres pour les muscles, les nerfs, etc. On dit I . qu’il s’agit de répétitions bomologiques (Paul Gervais) quand on

peut ainsi ramener les différentes pièces qui composent un sys- % tèine (quoiqu’elles soient très dissemblables en apparence, surtout

ÿ,. dans les espèces supérieures de chaque grand groupe naturel) à

un petit nombre de parties i)rimitives (organes premiers ou simi- ')'■ /fl/res).analogues entre elles, soit pendant toute la durée de

l.- . l’existence, soit pendant les premières phases des développe-

^ ments. Ces répétitions ne sont pas soumises à la règle absolue

< du nombre, et les mêmes parties analogues ne se trouvent pas

nécessairement reproduites dans les diverses espèces, même pour L; une seule classe, naturelle. On peut établir ainsi un certain

il. > nombre de types servant à guider l’esprit dans les descrip-

tiens.

Heœotypie 7fomotî/pe sodit d’uii oi’gane premier qui,sur un même animal, est reconnu analogue à des organes de même nature comme l’humérus ou lémur, l’artère, le biceps et le triceps huméral aux 1-- artères biceps et triceps fémoral, ceux-ci, par exemple, présen-

fè tant au moins un certain nombre de parties primitives com-

mîmes, quoique sur bien des espèces animales ils soient très disï ’ .semblables par la forme et par le volume (R. Owen). C’est un

i-'. ^ cas particulier des homologies, qui, faute d’avoir été distingué des

1'- autres et faute d’avoir reçu un nom propre, a longtemps été la

source de confusions nuisibles aux études comparatives. Les organes homologues doivent être homoni/mes, mais les organes homolypes ne sauraient l’être d’une manière absolue. 11 est bien évident que riiumérus n’est pas le même os que le' fémur du même individu, dans le même sens que rimmérus d’un individu comparé à celui d’un autre individu, de la même espèce ou non : [)ar conséquent il ne saurait être^, à proprement parler, son homologue. Il faut donc appeler les os ipii ont ce rapport dans le même squelette homotypes et restreindre l’application du mot homologue aux os, muscles, nerfs, etc., qui se correspondent dans les espèces différentes et qui portent ou doivent porter les mêmes noms (R. 0\v,en).

Lliomotypie est ainsi un des cas particuliers de l’analogie anatomique, dans lequel certaines des parties du corps sur un même animal, n’ayant pas les mêmes rapports, présentent un même type de constitution, comme les vertèbres, les côtes, dont chacune diffère pourtant assez de la suivante pour être distinguée numériquement ou nominalement.

L’homotypie se dit sériale (et aussi mélamériquc) lorsque l’on compare des parties qui se répètent dans l’axe du corps ! vertèbres; anneau desannelés).L’boniotypie est transversale lors- (lu’on reconnaît une analogie de type en comparant les parties similaires qui se répètent dans les appendices des côtés du corps. C’est ce qu’on voit dans le cas des phalanges évidemment analogues les unesaux autres et qui, en dehors du nombre 3 qui est le plus habituel, peuvent atteindre les chiffres 8 et 13 dans le médius et Lannulaire de quelques cétacés ; c’est ce qu’on voit encore pour les articles des pattes des crustacés, des insectes, etc.

On appelle alors répétitions homotypiques les homotypies observées non plus sur les parties principales du tronc, se succédant longitudinalement d’une extrémité à l’autre, mais sur les appendices ou membres eux-mêmes dont les parties se répètent en

nombre plus ou moins considérable, conimeonlevoitpourles phalanges, le métacarpe, les rangées de carpe, l’avant-bras, le bras et l’épaule ou leurs homotypes des membres postérieurs. Les répétitions homotypiques ne sont pas, autant que les homologies, soumises à la règle de constance et du nombre d’une espèce à l’autre ; mais pourtant on peut, à leur égard, établir certains types servant de guides dans les descriptions.

Les termes homologue et homologie, tant générale que spéciale, lesmots homotgpe et homoiypie sont des expressions anatomiques, applicables seulement aux parties du corps et nullement à leurs actes ; faire intervenir, dans leur définition, les notions de propriété, d’usage et de fonction, pourrait faire commettre plus d’une erreur, faire assimiler des choses d’ordres divers ou éloigner des parties qui se ressemblent. C’est ainsi que des parties que l’anatomie a montrées homologues sont reconnues, en physiologie, comme douées d’usages très différents, ainsi qu’on le voit, par exemple, en comparant l’aile des oiseaux au bras de Lhomme ou encore au membre antérieur des autres mammifères.

Cet ordre de considérations et les termes qui en expriment les résultats conservent naturellement toute leur valeur, lorsque de la conqjaraison des parties similaires relativement simples on s’élève de la comparaison des organes proprement dits à celle des appareils et surtout des organismes eux-mèmes et de leurs membres. C’est à l’anatomie homologique qu’on a donné le nom d'anatomie comparée.

Elle se subdivisait en :

1" Anatomie analogique ou comparée ordinaire déiime par Condorcet en 1774 » Observations des rapports et des différences qui existent entre les parties analogues de l’homme et des animaux. »

2“ Anatomie homologique que Vicq d’Azir définit en 1774 : « L’examen des rapports qu’ont entre elles les différentes par-

ties d’un même individu » ; nouvelle espèce d’anatomie comparée dans laquelle on observe, comme dans l’autre, ces deux caractères communs à tous les êtres, savoir ; celui de la constance dans le type et de la variété dans les modifications. Condorcet exprimait ce lait et disait (pie : « la nature semble avoir formé les différentes espèces et leurs parties correspondantes sur un seul plan ; mais qu’elle sait varier, comme aussi elle dirip;e tous les corps célestes par. une seule force dontU’effet, variant avec les distances, produit toutes les apparences qu’ils nous présentent ».

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