DIVISIONS DE SERRES
De fonction
De forme et de situation Derapportou de conexion formation et de développement Des Règles d’Association et d’Harmonisation
Anatomie | '
Iran s ce n- - Analogie /
Divisions de l'analogie de Camille Rerteand (1)
Analogue et identique sont loin d’être synonymes et c’est pour en avoir fait des mots d’une même valeur qu’un grand nombre d’auteurs méconnaissent l’interprétation lidôle des faits et s’élô-
(.1) An at. philos.
ven contre les études du genre de celles que nous entreprenons ici, Feconnaissant donc toute l’importance d’une définition exacte des mots analoffte, homologie, homotypie, nous allons exposer loul d’abord les différences qui existent entre ces termes. (,u’entend-on par analogie F
leux parties de l’organisme sont dites analogues quand elle présentent entre elles une ressemblance de constitution, de rapiort, de connexions, quelle que soit la différence de forme, de volime ou de fonctions.
fui dit analogue ns dit point identique.
l’analogie sera toiijours constatée au moyen des connexions. On devra rechercher ces dernières, non seulement dans les paries adjacentes, mais encore dans l’origine première des vaiseaux et des nerfs. L’étude de l’analogie dans la constitution élénentaire des appareils, organes, tissus que l’on comparera ente eux ne devra jamais être négligée. Ainsi on pourra établir un )arallèle entre les appareils de la génération dans les vertébré et les invertébrés ; mais on se gardera de comparer directeiBnt le squelette des vertébrés avec le système chitonéal des artiulés par exemple.
l’analogie entre deux parties sera donc reconnue au moyen des connexions, quelle que soit, du reste, la différence de forne, volume ou fonction de ces parties.Mais si l’on entre plus avait dans le cœur de la question, on ne tarde pas à s’apercevoir qu( le mol analogie, par cela môme qu’il a un sens très général, est insuffisant pour désigner les différenles espèces d'^analogies. Aiisi, les os du membre thoracique droit, sont analogues à ceiK du côté gauche. L’humérus de l’homme est analogue à l’huinéus du mammifère, de l’oiseau, du reptile. Le corps d’une vertèbe est analogue au corps d’une autre vertèbre, et par la même raion le basilaire est analogue à un corps vertébral. Enfin l’humeus est analogue au fémur.
Dans tous ces cas, Vanalofjie est-elle la même ? Le terme analoçjue suftit-il pour établir le résultat de ces comparaisons? Non, car autrement on tomberait dans le vague, la plus grande faute que l’on puisse commettre dans les discussions scientifiques.
L’expression analogue a donc un s,ens trop étendu et il faut avoir recours à d’autres termes pour indiquer les cas particuliers d’analogie. Ces nouveaux termes dont nous sentons la nécessité sont les mots : homologie spéciale, homologie générale et homologie sériale ou même homolgpie.
D’une manière générale, deux parties sont dites homologues quand, comparées entre elles sur le même animal ou sur deux animaux différents, elles sont reconnues être anatomiquement les mêmes, eu égard à leurs connexions et à leur structure. Les os pairs du côté droit et du côté gauche sont ‘homologues. L’humérus de l’homme est l’homologue de l’humérus du mammifère, de l’oiseau.
Quand, examinant un organe chez deux animaux, on arrive, au moyen des connexions, à reconnaître . que cet organe est le même, on énonce son homologie spéciale. Ainsi, les connexions démontrant que le frontal de l’homme est l’homologue du frontal de l’oiseau, du reptile, du poisson, on appliquera à cette pièce osseuse, reconnue pour être la même dans les vertébrés, le même terme : frontal. Nous nous expliquons en conséquence comment, à l’aide de l’homologie spéciale, on peut donner le même nom aux os reconnus homologues et comment on peut créer une nomenclature homonymique bien plus simple et plus générale que toutes celles adoptées jusqu’à ce jour. Un second résultat non moins important est de pouvoir suivre pas à pas, sans crainte de s’égarer, les modilications innombrables que les os subissent dans les diverses classes, familles, etc.
logie L’homologie spéciale une fois établie pour toutes les parties du squelette, si on s’élève à des vues plus générales, on recher-
chera si telle partie clans un segment osseux cpielconque correspond à telle autre partie dans un segment osseux pris pour type ; on arrivera ainsi à déterminer Vhomologie générale de cette partie, le segment osseux étant le vertèbre (pour les vertébrés^ on énoncera riiomologie générale du basilaire par exemple, en disant cjue le basilaire répète dans le segment occipital le centrum d’un vertébré.
L’homotypie est le troisième genre d’analogie. Deux organes (dans un môme individu; quoique n’ayant pas les mêmes rapports, pourront être comparés l’un à l’autre s’ils présentent un même type de constitution, et, dans ce cas, ils sont dits homo- Igpcs.... L’humerus est l’homotype de fémur.