ECZÉMA INFECTÉ
Nous avons déjà observé que plusieurs cas d’eczéma infecté s’amélioraient considérablement au cours de la vaccinothérapie, en même temps que l'affection staphylococcique qui les compliquait.
Toul réceniment encore, nous avons vu une malade, Mme M.., âgée de 36 ans, venir à la consultation de lhôpital Pasteur pour une poussée de furoncles qui la harcelait sans trêve depuis un an. En même temps, était survenu un eczéma qui couvrait le visage, les membres supérieurs et le thorax.
Elle avait subi divers traitements, tant locaux pour soigner sa furonculose et son eczéma, que généraux pour remédier à des troubles intestinaux datant de 4 ans (colibacillose associée).
Les urines ne renfermaient ni sucre, ni albumine.
Nous l’avons soumise à l’anatoxithérapie et nous avons eu la surprise de voir l’eczéma régresser peu à peu, en même temps que la furonculose disparaissait.
Notons en passant que nous ne lui avons prescrit aucun traitement adjuvant.
A l'heure actuelle, après cinq injections d’anatoxine staphylococcique, elle est parfaitement guérie.
L’IMPÉTIGO.
Nous avons traité des impéligos vulgaires à croûte mellicérique et des impétigos de Bockhardt à pustules jaunes, surtout chez les jeunes sujets. Les résultats ont toujours été excellents.
En quelques jours les lésions sèchent, alors que bien sou-
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vent les malades avaient tenté en vain depuis quelques semaines des traitements locaux, tels que sulfate de cuivre, chlorure de zinc et oxyde jaune de mercure.
Ces malades n'apparaissent pas dans nos statistiques, une partie d’entre eux est englobée avec le sycosis auquel limpétigo avait donné naissance. Le reste est classé ci-dessous sous la rubrique : ecthyma.
PYODERMITES ET ECTHYMA.
Les malades de ce groupe étaient porteurs de pyodermites avec ulcéralions creusantes à éléments de taille variable. Nous ne nous sommes pas attaché à la détermination rigoureuse du type clinique ou bactériologique. Les très rares examens que nous avons faits ne nous ont montré que du staphylocoque et dans l’ensemble les résultats ont été brillants.
Nous avons vu, depuis le mois de décembre 1934, 19 malades qui sont venus nous consulter pour de l’ecthyma. L'action heureuse de l’anatoxine staphylococcique se manifeste ordinairement dès la deuxième injection. La croûte se décolle et tombe, l’abcès intra-épidermique se vide et les parois bourgeonnent. En général, trois injections suffisent pour amener la cicatrisation et la guérison définitive des lésions.
Nous n'avons jusqu'alors enregistré aucun échec.