‹ L'anatoxine staphylococcique et le traitement des affections à staphylocoquesChapitre 19 sur 33 · ULCÈRES DE JAMBES · texte numérisé non relu

ULCÈRES DE JAMBES

Nous avons eu l’occasion de traiter quelques ulcères de jambes peu profonds et peu étendus, parfois avec des succès brillants. En tout cas, nous n'avons jamais eu d'incidents ni d’aggravations locales.

La question mérite d'être appuyée par une étude bactériologique soignée. D’ores et déjà, il apparaît que même si le staphylocoque n'est pas en cause, l’anatoxine staphylococcique n’est pas nuisible.

L'avenir montrera même si elle ne rend pas quelquefois service comme stimulant des défenses de l’organisme, dans le eas où le staphylocoque n'est pas en cause.

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L’'HIDROSADÉNITE AXILLAIRE.

Nos malades étaient atteints, les uns de folliculites superficielles ayant l'aspect et l’évolution de furoncles avec bourbillon, les autres, plus nombreux, de folliculites profondes se collectant en abcès plus ou moins volumineux, à parois minces, qu’il faut le plus souvent inciser.

On sait leur ténacité et leur résistance aux traitements classiques. Leur durée atteignait 6 mois et même davantage.

Dès nos premiers essais, nous avons signalé l'intérêt que présentait l’anatoxine staphylococcique, pour juguler de semblables affections. Or, depuis 15 mois, nous n'avons pu que confirmer notre impression première puisque sur 41 malades, atteints d’hidrosadénite, nous n’eûmes aucun échec.

Voici un exemple :

Il s’agit d’une femme de 51 ans, Mme Lam... qui est venue consulter le 8 avril 1935 pour hidrosadénite axillaire du côté droit. Elle en souffrait depuis un mois et elle présentait, en même temps, un impétigo inguinal avec eczématisation assez étendue sur les cuisses. De temps à autre apparaissaient des furoncles qui disparaissaient sans suppuration.

Les urines étaient normales et aucun symptôme n'’attirait notre attention sur une tare organique quelconque.

Elle à reçu sept injections d’anatoxine. Dès la troisième, lhidrosadénite se résorba complètement, alors que quelques jours plus tôt on considérait l’incision comme inéluctable. Les furoncles avortèrent et bientôt l’eczéma s’améliora. La malade fut assez faliguée et on lui fit à ce moment une numéralion globulaire qui donna :

Globules rouges : 4.840.000 ; globules blancs : 7.200, dont 80 % de polynucléaires.

Le 27 mai, elle était complètement guérie.

Un autre malade atteint, lui aussi, d’hidrosadénite du creux axillaire droit, vint nous consulter le 14 mars 1936, alors qu’il en souffrait depuis le 15 janvier 1936.

Son état général était excellent, les urines ne renfermaient ni sucre, ni albumine.

Nous lui avons injecté, en quatre reprises, 5 cc. 1/2 d’ana-

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