COURE.SPONDANCK DE DKCOKMIS KT DE SAURIN
cet esjmce de cinq ans , par beaucoup d'études , j'avais pu acquérir quelque expérience , ayant été assez employé en un temps où les affaires abondaient. Il me souvient que , toutes les après-dînées, j*étais chez messieurs Peyssonnel, Gailhard (1) , Courtes , Moulin et autres anciens.
J'ai reconnu que la g-râce que Dieu m'a donnée pour ma fjrofession consistait surtout au discernement du point de la question, jufjulum cansŒj à l'application de la décision, et non aux autorités desquelles par paresse ou pour l'amour de l'expédition (2).
(1) Ncël Gailhard, seigneur de Chau don, né à Aix le 25 décenibr© 1613, assesseur d'Aix en 105:2-53, 16G7-68, plus tard syndic de la noblesse possédant-fiefs. Il publia en 1669, dans cette qualité, les Remonlrances de la noblesse de Provence au Roy pour la révocation des arrêts de son Conseil por tant réunion à son domaine des terres aliénées et inféodées par les Comtes de Provence; ouvrag-e utile à consulter pour les nombreux titres et les chartes qui lui servent de preuves.
Noël Gailhard mourut en 1695, laissant une réputation d'éloquence et de science.
(2) La disparition des dernières pages de la lettre laisse la phrase de Decormis inachevée. — V» sur Decormis une note supplémentaire, p. 176.