‹ L'ancien clergé de France (volume 2)Chapitre 27 sur 31 · LES ÉVÊÈQUES ET LA CHARITÉ · texte numérisé non relu

LES ÉVÊÈQUES ET LA CHARITÉ

Assuré de leurs dispositions. il reprend la parole, muis ce n'est que pour ajouter ces mots : Si les fonds vous manquent, je m'engage pour 100 WW francs. Cetrait de générosité achève d'exalter les esprits et de remuer tous Les cœurs. La nouvelle se répand en un moment et le calme se retablit.

M. de Buisgelin voulut faire davantage et il ménagea à la religion un véritable triomphe. Dès le lendemain, il convoqua les curés de la ville à l'archevèché et il leur dit : « J'ai, autant que la prévoyance humaine le permet, assuré la quantité de blé nécessaire pour les besoins du moment; mais il serait urgent de rendre aux grenicrs publics les gr vous parler la religion: allez remplir cette noble mission. » Ils partent, et des prètres. par la seule force de persuasion et de la foi. réparent en quelques heures le désordre que la force publique a été impuissante à Le peuple étonné, attendri. reconnaît sa faute et i en triomphe aux greniers publics ces mèmes blés qu'il pil-

s qu'on a enlevés, et c'est

conjurer.

rapporte lait naguère au milieu des cris de fureur. L’archevèque venait à ce moment de présider une cérémonie religieuse. 11 traverse les flots de cette foule tout nte ; ilne reconnait pas les mêmes hommes : le peuvoiture et « le reconduit clamations de

l'heure si me-

du respect et de l'amour. »

Les habitants d'Aix accourent à l'archevéché et demandent chevèque de célébrer ce retour à la p:

solennel de religion. Il s'empresse de répondre à ce désir : il annonce qu'il se rendra à la cathédrale pour y rendre grâces à Dieu et il invite tous les corps de la ville à s'y tro iver. Quelques heures lui suflisent pour préparer son d cours. « On conçoit facilement, dit M. de Bausset, que M. de Boisgelin n'avait pas besoin du talent de la pa avait fait un si long usage pour s'élever à toute la hauteur

ple ému environne s: son palu

avec le:

à jo

par un acte

role dont il

de son sujet. Il est des occasions où les hommes les moins éloquents se sentent inspirés par les circonstances ; t il n'en est pas moins vr dessus de lui-même. Lorsque du haut de la ch:

i qu'en ce moment il parut à

e pastorale il dé-

vient de recevoir !. Chez lui, l'habitude, l'instinct de la charité sont plus forts que le cri de la faim et le soucidesa propre misère. els furent ces nobles prélats en qui le cœur du gentilhomme venait imprimer un nouvel élan et je ne suis quoi de chevaleresque à la charité de l’évêque.

Page 1