‹ L'ancien clergé de France (volume 3)Chapitre 12 sur 130 · Barrukl, t. II, p. 200. — Beuchot, op. cit., p · texte numérisé non relu

Barrukl, t. II, p. 200. — Beuchot, op. cit., p

2. Comte DE PuYMAiGKE, Souveiiirs sur iémigralion, 1884, p. 24.

Oa LE CLKUGÉ UÉFUGIÉ EX ALLEMAGNE

Constance, Munstei' en Westphalie, pendant quelque temps Ettenheini, nous aj^paraissent comme les seuls jiays d'Allemagne où aient séjourné de nombreuses colonies de prêtres français. Partout ailleurs, ces malheureux sont errants et cherchent, parfois sans la trouver, une pierre où reposer leur tète. Tout d'abord, ils s'étaient réfugiés dans les pays les plus rapprochés de France. Ils les quittent, à l'approche des armées françaises, pour se retirer derrière le Rhin. Le Rhin est envahi à son tour. « Ce fleuve, que nous avions regardé comme une barrière entre nous et nos compatriotes, ne suffit donc plus à notre sûreté », s'écrie avec douleur un des fugitifs i.

Dans ce va-et-vient qui pousse en avant et ramène sur leui's pas les émigrés, d'après les chances de la guerre, Cologne vit souvent passer les Français dans les situations les plus diverses. L'abbé Traizet, après avoir frappé à bien des portes, avait réussi à trouver un gîte dans cette ville, lorsque arrivèrent de nombreux convois de compatriotes blessés au siège de Maëstricht. Le premier mouvement du prêtre fut de courir aux mourants pour leur offrir les secoui*s de la religion. Il fut rudement repoussé par l'un d'eux (jui s'écria : « Qu'on me mette l'arbre de la liberté sur la i)oitrine et je meurs content. » Il mourut, en effet, en vomissant des blaspjièmes. Quand nos réfugiés demandèrent à l'autorité ecclésiastique des pouvoirs pour assister, à l'hôpital, leurs malheureux concitoyens, on voulut d'abord les soumettre à un examen. L'abljé Traizet montra son étonnement d'un tel procédé à l'égard d'un « curé à cheveux blancs qui avait toujours eu la confiance de son évoque ». Il fit observer que les prêtres de la ville

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