‹ L'ancien clergé de France (volume 3)Chapitre 21 sur 130 · I. TuEixER, II, 143, 144, 162, i · texte numérisé non relu

I. TuEixER, II, 143, 144, 162, i

LE CLEaOE REFUGIE EN ITALIE

çait cependant menaçante, sans eflrayer Bcrnis. « L'indigence, disait-il, quelque affi-euse qu'elle soit pour un homme de mon âge, ne m'a pas épouvante, çt sans savoir ce que la Providence me destine au l)out de ma longue carrière, je me jette dans son sein et je m'y trouve heureux et tranquille. » La Providence se montra douce au cardinal sous les traits du roi d'Esj)agne. qui lui fit une pension mensuelle de i,ooo cens romains '.

L'auberge de France se ferme à jamais par la mort de Bernis en novembre I794' Mais un cardinal plus jeune, sacré par la gloire qu'il s'est acquise à la Constituante, par les faveiu's de Pie VI, lui a déjà succédé dans ro})inion. Maury ^ est à Rome, coupant, tranchant, bourdonnant, protégeant, attirant à lui ceux ([ui l'invoquent, prodiguant les louanges, au besoin les promesses, avec une exubérance toute provençale. Los cvêqucs français, relégués dans les provinces d'Italie, ne demandent qu'à se laisser convaincre et sont toujours prêts à partir pour la Ville éternelle. Mais le sous-secrétaire d'Etat, dont la permission est nécessaire, fait bonne garde. A part quelques rares privilégiés, tels que Bernis, coadjuteur d'Albi ;

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