‹ L'ancien clergé de France [microform]Chapitre 130 sur 354 · Nouvelles ecclésiastlc[ues, 1776, p. 3i ; 1779, p · texte numérisé non relu

Nouvelles ecclésiastlc[ues, 1776, p. 3i ; 1779, p

2. Nouvelles ecclésiastiques, aimées 1763, 1767, 1773, 1775, 1777, 1779, 1780, 1785, 1786.

santé de l'éducation, l'Eglise, ajoutait, au besoin, le serment au formulaire, qui fat plus ou moins exigé jusqu'à la Révolution, desordinands, des candidats aux bénéfices et à un emploi quelconque, surtout dans les diocèses qui avaient eu des évêques suspects de sympathies pour les Jansénistes.

. Ceux-ci venaient de perdre, à la veille delà Révolution, leur dernier protecteur en M. de Montazet, archevêque de Lyon. Formé à l'école de M. de Fitz-James, évêque de Soissons, dont il fut grand- vicaire, il avait reconnu comme lui l'autorité des constitutions pontificales, tout en proclamant presque tous les principes des appelants. Il s'était laissé entourer des plus ardents d'entre eux, et Lyon semblait devenu la place forte du jansénisme. Montazet eut la douleur de voir se renouveler dans son diocèse les folies des convulsionnaires. On devine l'émotion que dut causer au parti la disparition d'un prélat qu'on n'appelait plus que le primat des Gaules, qui avait causé tant d'embarras à Christophe de Beaumont, qui, par ses idées, par les publications qu'il couvrait de son autorité, en particulier la théologie de Lyon, par sa longue carrière épiscopale, apparaissait comme la protection vivante et le dernier rempart du jansénisme. A sa mort, les Nouvelles racontaient d'une façon tragique la révolution immédiate qui s'accomplit et la cérémonie de l'acceptation du serment du formulaire, que le successeur de M. de Montazet, M. de Marbeuf, imposa à toute la jeunesse ecclésiastique \ Des quatre prélats qui, sans être acquis doctrinalement au parti, avaient refusé de souscrire aux Actes de l'Assemblée de 1765, sur la triple question des attaques de l'incrédulité, des droits de l'Eglise et du jansénisme, (M. de Noé, évêque de Lescar, M. de BeauteviUe, évêque d'Alais, M. de Bezons, évêque de Carcassonne ; M. de Montazet, archevêque de Lyon), im seul, M. de Noé, était vivant quand sonna la Révolution. Et même ce prélat avait donné si peu de gages au parti que son nom n'est pas X^rononcé dans les Nouvelles.

Page 1