PÉCHEUR, op. cit., VII, p. 83-84, VIII, ii
2. « M. de Taileyrand-Périgord, archevêqae-duc de Reims, rue de Grenelle, faubourg Saint-Germain ; M. de Sabran, évêque-duc de Laon, grande rue du Faubourg-Saint-Honoré; M. de la Luzerne, évèque-duc de Langres, rue de Berry au Marais ; M. de La Rochefoucauld, évêque-comte de Beauvais, rue de Sèvres, vis-à-vis les Incurables ; M. de Clermont-Tonnerre, évêque-comte de Chàlons, rue du Bac, vis-à-vis les Convalescents ; M. de Grimaldi, évêque-comte de Noyon, rue et barrière Saint-Dominique.» Almanach royal de 1589, p. 149. Sieyès donne dans une lettre l'adresse de l'hôtel de M. de Lubersac à Paris, rue du Bac.
5. Laurent, Essai sur la réforme du clergé, IJ89, p. i58-i59.
avaient un mobilier cligne d'elles. Les tapisseries que M. de Boisgelin, archevêque d'Aix, .lit cacher dans un grenier en quittant la Provence, retrouvées seulement soixante ans plus tard, ont gardé toute leur fraîcheur et font l'admiration des connaisseurs. La vente opérée à Alhi, en 1793, fait passer sous nos yeux la hste des meubles que le cardinal deBernis avait réunis dans ses deux j)alais de la Besbia et du Petit-Lude restaurés à grands frais ^ L'expertise porte une galerie de cent soixante-neuf tableaux. Que devait être le bureau du cardinal adjugé à 1.200 livres, le 17 vendémiaire an III, et ce cabinet poussé jusqu'à 600 livres? On voit signaler, dans le procès-verbal de vente, « les lustres, les tables de marbre, les encoignures de laque, les toiles peintes, les grands portraits du roi, les fauteuils couverts de velours cramoisi, de velours écarlate, de velours noir, de satin rouge et jaune, de panne rouge, blanche, verte, bleue, de panne à ileurs ; les fauteuils couverts de velours écarlate, garnis en or ; toutes les sortes de sièges : dormeuses, dauphines, crapauds, bergères ; les écrans de toute espèce, les grands armoriaux dorés, les bras de bronze doré, tout cela pêle-mêle, si bien que le commissaire-priséur inscrit côte à côte ces deux articles :
« Un christ et quatre chandeliers de bois doré.
« Une paire de hottes fortes, y)
On devine, à ce cadre, ime existence grandiose, un intérieur princier. M. de Thémines, évêque de Blois, avait mieux fait encore. Ayant beaucoup voyagé, il voulut, dit un contemporain, tenir son évêché comme un palais de Rome. « Tout y fut magnifique, extraordinaii^e. C'étaient des tableaux, j)oint de glaces; des meubles simples mais de la plus grande recherche dans le genre. » Son goût pour les livres lui fit réunir deux bibliothèques, l'une de 60.000 volumes sur toutes les connaissances, l'autre de 12.000 formée des éditions les plus rares de tous les jîays. « Il tenait maison magnifique lorsque les grands de la cour passaient ^ »