Lettre des évêques au pape, p
promet l'extension de son conseil épiscopal, renouvelle son serment à la constitution civique. « C'est, dit-il, mon devoir de citoyen et j'y serai fidèle. » Il reconnait que l'assemblée nationale a pu demander « la réduction des diocèses ; elle a pu même ordonner que le trésor public ne reconnaitrait que quatre-vingt trois évêques; mais une nouvelle mission spirituelle, une autorisation canonique, n'en est pas moins pour moi d'une nécessité absolue K n Le prudent évêque d'Alais, M. de Bausset, accepterait volontiers, comme mode de nomination à l'épiscopat, le sj'^stème prescrit par l'article 5 de l'ordonance d'Orléans en 1560. Une assemblée formée des évêques de la province, des chanoines de l'Eglise vacante, de douze gentilshommes et de douze bourgeois choisis par leurs pairs, était chargée de présenter trois noms au roi sur lesquels il devait choisir. Cette procédure paraissait à M. de Bausset « réunir la conformité que l'on recherche, dit-il, avec l'ancienne discipline de l'Eglise, les conditions que l'on doit désirer pour préparer des choix utiles, en écartant les effets exclusifs de la faveur, et les effets plus dangereux encore des brigues populaires, enfin toutes les convenances qui peuvent rapprocher les anciens usages et les mœurs nouvelles ^. »
Veut-on sur autre point la preuve de la modération de l'épiscopat, écoutons l'évêque de Saint-Claude, M. de Chabot. Nous avons vu ce prélat lancer, dès 1790, un mandement de deux cents pages, dont les déclarations sur l'esprit de pauvreté, sur l'abstention en matière politique, que doit pratiquer le clergé, devaient plaire aux réformateurs laïcs de l'Eglise. M. de Chabot donnait une satisfaction plus directe encore aux promoteurs de la constitution civile. Son mandement même convoquait son cler-