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LES ÉVÊQUES AUX ASSEMBLÉES PROVINCIALES

d'enceinte, jette des allées spacieuses sur l'emplacement de cloaques pestilentiels, reconstruit ses portes, élargit ses rues. Il agrandit le jardin de l'évêché, y prodigue les fleurs rares, les arbustes précieux, et y, réserve un enclos où les plantes potagères et les arbres fruitiers sont distribués selon les besoins. Barrai voulut rendre un éminent service aux pauvres poj)ulations de son diocèse en répandant parmi elles la culture de la pomme de terre. Il en fit demander une grande quantité au Dauphiné, confia la semence aux curés et leur imposa, par mandement, le devoir de s'en faire les distributeurs gratuits à leurs paroissiens. En même temps, les propriétaires riches étaient invités à l'abandon momentané d'une certaine quantité de tènements en friche, pour aider à la subsistance du pauvre. Ces efforts furent couronnés d'un plein succès, et Barrai eut la gloire de répandre la pomme de terre dans les montagnes du pays castrais plus de dix ans avant que Parm entier * en ait popularisé la culture. Rien n'échappe à son activité dévorante. Son attention se porte vers l'industrie comme sur l'agriculture. Il fait tous ses efforts pour fonder à Castres une manufacture d'étoffes de coton, et il intervient auprès du contrôleur général pour faire diminuer à la frontière les droits sur les matières premières. Il n'est pas jusqu'aux casernes de la ville qui n'attirent sa soUicitude. La municipalité s'étant laissé entraîner, à ce sujet, à des dépenses qu'elle a de la j)eine à couvrir, l'évêque vient à son secours et, par un emprunt habilement combiné qu'U aide à rembourser, il lui fournit les moyens de se libérer. La reconnaissance de son peuple avait fait donner à M. de la Gropte de Chanterac, dernier évêque d'Alet, le nom d'évêque des routes, de bienfaiteur du pays : il eût fallu multiplier les épithètes pour essayer de dire tout ce qu'avait fait M. de Barrai pour le pays castrais.

1365. Pour assurer la circulation des grains. Barrai fit tous ses efiPorts, mais sans succès, pour faire abolir « un droit appelé du coup, appartenant au roi, et cpii consiste au soixante-quatrième de tous les grains étrangers vendus dans la ville de Castres. »

mander spécialement la pomme de terre.

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