I. Orodx, p
durant la première moitié du siècle avec les cardinaux Armand de Rohan et Armand de Rohan-Soubise, en sont arrivés à la considérer comme une propriété de famille. Elle leur échappe en 1756, pour passer au cardinal de La Rochefoucauld et, une année après, au cardinal de Saulx-Ta vannes. Mais la maison de Rohan veille. La comtesse de Marsan, sœur du prince de Souhise, veuve d'im. prince de la maison de Lorraine, gouvernante des des Enfants de France, obtient de Louis XV et de Louis XVI la promesse de la grande-aumônerie pour le prince Loids de Rohan. Louis XV, le trouvant trop jeune, choisit M. de La Roche-Aymon. A la mort de ce dernier, la comtesse de Marsan, aidée par Maurepas, rappelle impérieusement au roi son engagement et réussit à faire nommer le prince de Rohan. La reine, très hostile à ce choix, se venge en faisant donner la place de cardinal vacante à M. de La Rochefoucauld, archevêtpie de Rouen. « La maison de Rohan, dit l'abbé Georgel, qui ne comptait presque les ecclésiastiques de son nom que par la dignité de grand-aumônier et le cardinalat, ressentit vivement » cette défaite. Mais elle eût tôt fait de retourner ses batteries. M. de RrogKe, évêque de Noyon, avait obtenu depuis longtemps, par son frère, ambassadeur à Varsovie, promesse de la nomination au cardinalat dont disposait le roi de Pologne. Ce prélat allait mourir d'une maladie de poitrine avant d'être promu. Le prince de Rohan, son ami, avait déjà fait le siège du roi de Pologne et du roi de France. Les Montmorency, voyant la fin prochaine de l' évêque de Noyon, intriguaient de leur côté pour un prélat de leur nom, évêque de Metz. La reine, qui les appuyait, expédia un courrier à Varsovie aussitôt après la mort de M. de Rroglie. Mais les Rohan, qui avaient surveillé ses derniers instants, la prévinrent de quelques heures, La lettre du roi de Pologne en faveur de Louis de Rohan venait d'être présentée j)ar Maurepas à Louis XVI et agréée par lui, lorsque la reine apporta sa requête j)our Montmorency, évêque de Metz \ Mont-