‹ L'ancien clergé de France [microform]Chapitre 79 sur 354 · Lettre du 9 mai · texte numérisé non relu

Lettre du 9 mai

3. De tout temps le clergé avait eu à se défendre contre la fascination des grandes villes. Nous savons par l'histoire l'affluence des prélats de l'Eglise orientale à Constantinople, depuis que cette cité était devenue la nouvelle Rome et le séjour des empereurs. Les évêques y étaient si nombreux qu'on put tenir plusieurs fois des conciles sédentaires avec les seuls prélats qui s'y rencontraient.

LA RÉSIDENCE 3o5:

d'une grande curiosité, presque d'une tendre sollicitude à l'égard de l'épiscopat. Dans les questions i^osées aux intendants, on leur demande si l'évêque de tel diocèse est aimé ou non, « s'il y fait sa résidence ordinaire..., s'il s'acquitte de ses visites, quel crédit il a dans le pays, quel effet il pourrait faire en ces temps difficiles, en quelle réputation il est parmi les peuples^ ». Cette enquête n'était point vaine, en particulier pour le devoir de la résidence-.

En 1764, au fort de la lutte contre le jansénisme, le parlement se ût un malin plaisir de lancer un arrêt contre les prélats qui étaient à ce moment dans la capitale'. Un document, se rapportant à cette époque et conservé aux archives '" , prouve que le gouvernement avait leurs noms

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