‹ L'ancien clergé de France [microform]Chapitre 88 sur 354 · I. Abbé Mathieu, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Abbé Mathieu, op. cit., p

a. Tableau moral du cierge, p. 70. Il faut faire la part de l'exagération dans ces attaqpies. Un autre pubîiciste de 1589 (Laurent, op. cit., p. 2o3) parle de ces ecclésiastiques nobles, qui « seront grands vicaires en province, signeront quelques dispenses, assisteront à cnielques assemblées provinciales, et passeront ensuite une grande partie de l'année dans leur famille ». Nous voyons cependant, par un règlement de M. de Béthizy, dernier évêque d'Uzès, que ses cinq grands vicaires (et ils sont nobles; ce sont MM. de Roche, de Chervin, de Jousbert, de Ribière, d'Autun) ont vraiment la charge de l'administration du diocèse. Aux deux premiers

venir, elle se chargera de réformer tout en détruisant tout ; mais elle ne passera pas sans que Camus lance un dernier anatlième contre les grands vicaires dont les prélats d'ancien régime encombraient leur conseil. La constitution civile du clergé accordera à l'évêque, proclamé « pasteur immédiat » de sa cathédrale, douze vicaires dans les viUes de ïo.ooo âmes, seize dans les villes plus importantes. C'est un « sénat véritable» imposé au prélat. « Les vicaires des églises cathédrales, les vicaires supérieurs, les vicaires directeurs du séminaire, disait la loi, formeront ensemble le conseil habituel et permanent de l'évêque, qui ne pourra fair^e .aucun acte de juridiction, en ce qui concerne le gouvernement du diocèse et du séminaire, qu'après en avoir délibéré avec eux. » Gomme ces grands vicaires d'un iouveau genre étaient à l'élection, on verra se produire dés scènes comiques et des choix bien étranges.

incombe le soin des prieurs, curés et prêtres 'de tout le diocèse, Uzès excepté, l'examen des comptes des fabriques, des ordinands, etc. L'abbé de Joubert s'occupe spécialement de tout ce gui concerne le personnel et du service religieux de la ville d'Uzèa, ainsi que des collèges^ écoles et bureaux de charité de tout le diocèse. A M. l'abbé d'Autun incombe le souci du séminaire, des retraites et conférences ecclésiastiques, des missions, des hôpitaux et des congrégations religieuses. — Après cette distribution du service, vient la disposition suivante: «Messieurs les grands vicaires s'assembleront tous les jeudis vers les neuf heures du inatin dans une des salles de l'évêché. Lé plus ancien présidera à l'assemblée en l'absence de M. l'évêque ; chacun y apportera les affaires de son département 3 elles seront discutées dans l'assemblée. Le président prendra les voix ; s'il y a lieu, le plus grand nombre décidera, en sorte qu'il ne se fera rien dans le diocèse et qu'il ne sera rien accordé que tous MM. les grands vicaires n'en soient instruits et qu'ils n'aient donné leur avis. Le moins ancien des lettres de grand vicaire fera chaque jour le résumé des affaires qui auront été portées à la congrégation ; il y motivera succinctement lavis de l'assemolée et il en tiendra registre pour être gardé -dans son dépôt. Lorsque M. l'évêque sera absent, on lui envoyera une copie de chaque délibération de l'assemblée, toutes les semaines ou tous les quinze jours suivant l'exigence des cas, afin qu'il puisse être toujours à la suite des affaires de son diocèse. Cette collection de délibérations sera dans la suite consultée par l'assemblée, et assurera au gouvernement du diocèse une marche uniforme et toujours déterminée par les mêmes princi- Ïies. Cette forme arrêtera nécessairement beaucoup de désordres, effrayera es mauvais sujets, assurera, les bons qu'ils sont connus de tous MM. les grands vicaires, à qui elle rendra plus facile l'emploi de leurs bonnes vues et de leurs lumières. »

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