‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 101 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

comprit bien vite tout ce qu'il y avait de valeur dans Tâme deTordinand. Le supérieur et les directeurs provoquèrent sa promotion à la prêtrise, tout en désirant pouvoir le garder dans rétablissement et se l'agréger en qualité de directeur.

Le projet n'était pas de facile exécution. Il s'agissait, en effet, de décider TEvêque d'Agde à se dessaisir d'un sujet hors ligne, sur lequel il tenait l'œil ouvert. L'évêque de Montpellier, prié de négocier l'affaire écrivit à son collègue d'Agde; mais M. de Saint-Simon répondit par un refus formel et ordonna au nouveau prêtre de revenir dans son diocèse, où il l'employa d'abord i:omme simple vicaire. Sur ces entrefaites, M. Pellier, curé de Bessan, craignant que le corps religieux auquel appartenait la nomination à son bénéfice ne fit un mauvais choix pour le remplacer, voulut évitei ce danger, et résolut de résigner sa cure en faveur d'un prêtre jeune et sur lequel en pourrait compter en toute assursnce. Il avait entendu dire les choses les plus flatteuses sur le compte de l'abbé Babot. Des circonstances imprévues le mirent en présence de ce digne prêtre. Il fut frappé de son maintien grave et du sérieux de sa conversation. Il n'hésita plus, mais sans vouloir rien précipiter, il s'ouvrit de son projet à Mgr de Saint-Simon qui applaudit à son choix et consacra par l'institution canonique la nomination de l'abbé Babot.

Le nouveau titulaire, plein d'égards pourM. Pellier, se conduisit toujour envers lui comme son vicaire plutôt que comme son successeur. Après avoir durant quelques années sagement administré cette grande paroisse, l'abbé Babot désira descendre à un poste de peu d'importance, en vue de diminuer sa responsabilité pastorale. La peiite paroisse d'Aumes étant devenue vacante, ce digne prêtre eut recours à l'évêque, le priant de lui rendre le repos et de lui confier ce poste où il aurait plus de loisirs pour s'occuper de sa propre sanctification. Mgr de Saint-Simon y consentit à regret, mais enfin il y consentit. Parvenu au but de ses désirs M, Babot donna libre essort à son zèle en faveur des pauvres qui constituaient alors l'immense majorité de cette petite localité.

A la Révolution il refusa le serment et, comme il était soumis à la déportation, il se retira en Italie, auprès du marquis de Spinola, son paroissien d'Aumes, qui s'était transporté avec toute sa famille dans un hôtel qu'il possédait à Gênes. Mais les troubles ayant pénétré jusque dans ce pays, le curé dût chercher un autre asile, en attendant des temps plus calmes. Cependant, comme il était pressé de rejoindre ses paroissiens, il profita de la première éclaircie pour rentrer en France.

Arrêté à Pézenas, avec l'abbé Savy, et conduit à la Maison commune, il fut élargi pendant la nuit, par les soins du maire et d'un officier municipal, qui ne tardèrent pas à être empiisonnés à leur tour. Au rétablissement du culte, le curé fit la promesse de fidélité et se contenta de son ancienne paroisse, malgré les ofl^res réitérées d'une position plus considérable et plus en rapport avec ses mérites.

Cf. Ms de l'abbé de Gohin. — Arch. de l'Hérault, L. 346.

BACALON iLoiiis),

prêtre et prédicateur, dont nous avons longuement parlé dans notre Histoire religieuse du dcparlement de rHérault (t. P'. pp. 223 et suiv.), était . entré dans les ordres sacrés en 1775. Nous avons eu en mains l'expédition notariée de son titre clérical, 21 janvier 1775. — Sa famille lui assurait une rente de 100 livres, d'où il résulte que cet ecclésiastique était né à Ganges, fils d'Etienne Bacalon et de Catherine Lestrade. Il devint professeur au collège de Montpellier. On a de lui: « V Influence du Ministère Sacerdotal sur le bien de la Société: sermon prêché le ji mai ij^jo, dans V tAssemblée delà Confi aternité des prêtres du Diocèse de Montpellier, Montpellier, Seguin, 18 17, in-8" (Reproduction de l'édition de 1790).

HADERON (voir VArt. MA USSAC).

TiAILE (Guillaume),

né à Montpellier, ancien chanoine de la Collégiale, n'était pas tenu au

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