‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 102 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

serment et néanmoins il avait été déporté. Le ministre de la Police générale écrivait à ce sujet au préfet de l'Hérault (9 vendémiaire an VIII, i*"* octobre 1800) : « Sa déportation a été illégale ».

Sous Mgr Fournier il était aumônier de la Confrérie des Augustins de Montpellier. Décédé le 2 janvier 182e , à l'âge de 85 ans.

Cf. Arch. de TEvêché, Reix. dts Wcès.

TiAISSADE QPlerré),

fils de François Baissade, ménager de Murviel, près Montpellier, était élève au Séminaire de Viviers lorsqu'il reçut son titre clérical de 100 livres (le 27 janvier 1751).

Il était curé de Saint-Georges d'Orques, en 1791, et lut dénoncé (le 21 mars) à l'accusateur public près le Tribunal du District de Montpellier, par le Directoire du Département, comme « ayant refusé le serment et prêchant la désobéissance et la révolte ». Condamné à la déportation, les biens qu'il possédait à Murviel furent mis sous le séquestre.

BAISSIE (^ntoifie-Estêve),

fils et héritier de Paul-Estève Baissie, maréchal-ferrant à Pérols, et de Françoise Gagnon, était maître ès-arts et docteur en théologie. Sur la signification de ses grades, il avait été proposé pour la stalle de chanoine sacrristain, à la cathédrale Saint-Etienne d'Agde ; le chapitre lui préféra cependant l'abbé Bcllenger (Jean-Louis), prêtre du. diocèse de Rouen que M. de Saint-Simon avait attiré dans son diocèse. Peu après, l'abbé Baissie fut pourvu d'une des deux chaires de théologie, devenues vacantes au collège de l'université de Montpellier (5 janvier 1767) et nommé directeur au séminaire (17 septembre 1770). Il occupa sa chaire avec une grande réputation pend mt 23 ans. Autour de lui se rangeaient annuellement plus de 50 élèves, dont plusieurs prenaient les degrés. Son traitement était de i.ooo libres. Il était très versé dans la spiritualité. Ses manières étaient austères et froides, mais il savait les modifier par une

grande charité, Il eut Thonneur d'être attaqué par les Jansénistes, dans le journal Les ^Nj)tivelles Ecclésiastiques, Il fit de ses deniers le titre clérical (loo 1.) à un de ses frères, au moment où celui-ci allait s'engager dans les ordres majeqrs [2 février 1774).

Il se cacha pendant la Révolution et reparut avec honneur, à Montpellier, lors du rétablissement du culte. Mgr Rollet lui donna d*abord le titre de chanoine honoraire et Mgr Fournier le nomma chanoine titulaire (17 février 1807), en remplacement de J. F. Broussonnet.il Tavait même déjà fait entrer dans son conseil, en qualité de vicaire général in spiritualibus, (3 mai 1807). La création de ce troisième grand vicaire, ajouté aux deux autres reconnus par le Gouvernement, avait pour but « d'éviter le partage des opinions en cas d'absence de TEvêque ». L'abbé Baissie mourut avant le 6 février 181 5.

Cf. Arch. de THérault, Fonds de Tévcché, 24*^ 7</'«,^. des Insin. Eccl.^ fo 103 v»; — Les Nouvel, eccl. N^du 3600!. 1778 ; — Ordo pour 1807, — Coste, Vie de l'abbe CoustoH ; — Thomas, l^ Séminaire \ — F. Saurel, Hist. relier, du Départ, de VWraull.

BAISSIE,

dont il est fait mention dans l'article précédent, devint succursaliste à Marseillan, en 1803.

BALANSAC (François),

né à Bélarga, archipr^tre du Pouget, refusa le serment. Dénoncé comme disant la messe dans des maisons particulières, avec assistance plus ou moins nombreuse, à Lieuran, où il avait été curé durant 24 ans, le directoire du Département lui défendit « de récidiver, sous peine d'être dénoncé à l'accusateur public et poursuivi comme perturbateur du repos des citovens ».

Il partit d'Agde pour Nice (7 septembre 1792) et rentra en France après avoir passé cinq ans en Italie. Une nouvelle loi le contraignit à s'éloigner de nouveau (4 vendémiaire an VI, 25 septembre 1797) H rési-

Page 1