IV. Les Martyrs et Conjesseurs de la Foi
se démit six mois après et accepta le titre d'aumônier de l'hôpital de Béziers.
Cf. Arch. de l'Evùché, L, 443.
BELLIOL (Etienne-Cyprien),
était né à Lodève, le 21 septembre 1752. Son père, après avoir mentionné dans son livre de raison la date de sa naissance et de son baptême, ajouta ces paroles : « Domina, exaiidi orafionein meam, ut filins nieus annunciet Evangelitim coram omni populo. ii> Une autre main a tracé endessous ces mots: Exaiidita jiiit deprecatio tua, anno ijjj. C'est la date d'ordination. Avant la Révolution, Belliol était bénéficier-diacre de l'église cathédrale.
Au moment de la tourmente, il alla s'embarquer à Agde pour l'Italie. Le 11 seprembre 1792, à 7 heures du matin, deux barques dont l'une avait pour capitaine le sieur Pailloux, l'autre le sieur Roques, d'Agde, firent voile vers Nice. Deux jours après, elles arrivaient à la hauteur de Cannes ; mais surprises par le calme, il leur fut impossible de pousser plus loin. Un brick français" qui croisait dans ses eaux les arrêta. Bien que tous ces prêtres fussent munis de passeports pour l'étranger, ils furent conduits à Toulon, où on les dépouilla de tout l'argent qu'ils portaient et où ils se trouvèrent exposés aux plus durs traitements. Après cinq jours de captivité au fond d'un vaisseau, on leur permit de reprendre leur route pour Nice, où ils arrivèrent le 24 septembre.
L'abbé Belliol habita plusieurs diocèses, édifiant les populations par sa grande piété. En* 1795, il résidait aux environs de Bologne; il vint ensuite à Bourg- Saint-Sépulcre, non loin de Florence. L'évêque de cette ville le tenait en singulier estime.
Revenu à Lodève, 11 ne cessa de fiiire le bien. D'une urbanité exquise, il était savant et lettré. Doué d'une mémoire prodigieuse, il pouvait, à ce que l'on assure, dire les messes sans le secours du missel. Il mourut à l'âge de 68 ans, le 25 septembre 1820.
Cf. Lazaire, Eloge de Mgr <Ji' Funwl. Appendices,
BELLONET {Alexandre-Marie),
né le 29 novembre 1762, prit à Servian un passeport pour TR^pagne, par Perpignan (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797). — En 1803, succusaliste à Valros, avec pension de 200 fr.
Cf. Arch. de l'Hérault, L, 445. — Ordo du diocèse de (Montpellier pour iSoj ; Arch. de l'EvCché. Tableau du Clergé p, 260.
BELLONY (Henry),
curé-prieur de Montagnac, né à Pomerols vers 1750. Il fut nommé vicaire aussitôt après son ordination et ensuite désigné pour occuper la cure de Montagnac. Il s'acquitta de cet emploi à la satisfaction générale, refusa le serment et partit avec plusieurs autres prêtres (parmi lesquels se trouvaient Armély, Bellenger et Peys) pour Nice, le 8 août 1792, où il partagea leurs tribulations. Il put se rendre à Rome, d*oii il revint porteur de reliques et d'indulgences, et se tint caché dans le diocèse d'Agde, toujours à portée de ses paroissiens, jusqu'au moment où dénoncé comme sujet à la déportation, il prit à Montagnac un passeport pour l'Espagne (11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797). Autorisé à rentrer, il fit la promesse de fidélité.
Cf. Arch. de riicrault. L. 443; — Ms. de l'abb^^ Dt Gohin; — Etat du Clergé sec. et rtg. du Dioc. dV'Igde,^, 13. — C. Blaq.uière, Ilist, de Saint-Tons-de-V^CauchienSy P- 71-
BELMOND {Joseph),
né à Béziers 1734^ curé de Thézan, refusa le serment et avant de se retirer prit dans son église les choses nécessaires pour la célébration de la messe.
Remplacé par un nommé Remy, prêtre jureur, il fut dénoncé par celui-ci comme ayant soustrait à l'église paroissiale des effets destinés au service divin pour en faire usage en son particulier. Le Directoire du Département ordonna la restitution de ces objets et la suppression de la pension de 500 livres accordée à Belmond.