IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
Celui-ci se retira à Bologne où il visitait les soldats français, malades dans les hôpitaux et continua l'exercice de son zèle charitable jusqu'à la promulgation de la loi du 7 fructidor.
Rentré en France, il n'y demeura pas longtemps en paix. Les rapports de police du Canton municipal de Servian, en date du 9 vendémiaire an VI (30 septembre 1797), le dénonçaient comme sujet à la réclusion, âgé de 63 ans. Il prit à Servian un passeport pour TEspagne. Le Département prit contre lui un Arrêté(i8 thermidor an VI, 5 août 1798) qu'il expédia au ministre de la Police générale (22 frimaire an VII,
12 décembre 1798). Belmond reçut Tordre de se rendre à Montpellier dans la Maison de Réclusion. Mais au bout d'un certain temps, il fit valoir SCS infirmités, son Age (65 ans) et les services qu'il avait rendus aux soldats français dans les hôpitaux d'Italie et obtint l'autorisation de se tenir en réclusion dans son dcmifile à Béziers (24 germinal an VII,
13 avril 1799).
Il trouva bientôt l'occasion de s'emparer de Téglisc de Lignan, quoique elle fut à la disposition du « citoyen Remy », qui l'avait supplanté à Thczan.
Cf. Arch. de l'IIcrauh, L. 443; et V. Toi icv lUi Culte; — UUie il 11 ptr/tt) Je VHèrauU an sons-prèfct de Béliers, K" 458, du 26 vendémiaire an X. (18 octobre 1801. j
TiHLPEL (Pierrc'Fclix),
prêtre prébende à Saint-Nazaire et promoteur de Tévcquc de Béziers, signa la lettre du chapitre cathédral àMgrdeiNicolay. Chargé pnr ceprélat de coucher sur le registre de la Municipalité sa déclaration au sujet du serment constitutionnel, il fut très mal reçu par le Corps municipal, qui voulait que Tévêque vint en personne écrire sur le registre. Il refusa luimême de jurer et sa pension fut fixée à 1338 l. 6 s. 5 d.
Son départ pour la déportation à Nice eut lieu, d'Agde, le 12 août 1792. — Il était rentré, lorsque le Département prit contre lui un
L'Ancien Clergé du Diocèse de Mœitpellîer,
Arrêté (5 thermidor an VI, 23 juillet 1798), qui fut envoyé au ministre de la Police générale (22 frimaire an VII, 12 décembre 1798).
Enfermé dans la Maison de Réclusion, à Montpellier, il fit valoir ses infirmités, pour demander à être autorisé à demeurer reclus dans sa maison, à Béziers (15 prairial an VII, 2 juin 1799).
Cf. Arch, de l'Hérault, L. 443 — hhi. rdig, du dèpartcmeut de VHcrauU.
"BÉNABEN,
curé de Siran, parti pour l'émigration, avant la publication de la loi qui ordonnait la déportation.
Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443, hh. (Saint-Pons 8 vendémiaire an VI, 29 septembre 1797).
"BENDRIÈS (Jean-Baptisle),
prêtre Minime de Béziers, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792, âgé de 56 ans.
BENE (^Lanrcnt-Joachim'Honoré de),
curc-archiprêtre de Saint-Pons, émigré, avait rempli les fonctions de vicaire dans cette paroisse, avec le P. Valeton. Décédé le 21 mars 1S40.
Cf. Arclî. de l'Kvèché, T{eq^ des Décès.
BÉNIERS,
Récollct, dénonce au district de Béziers, comme tenant des assemblées nocturnes et fanatisant les esprits (15 janvier 1793).
BÉRA UT> (Marie- Alploonse),
né le 15 août 1769, n'était pas encore prêtre lorsqu'il prit un passe-port pour l'Espagne, par Perpignan (9 vendémiaire an VI, 40 septembre 1797). En 1803, il fut appelé à la succursale de Loupian, puis à celles de Plaisance, canton de Gignac(i8o7) de Puisserguier et de Nizan.
Cf. Arch. de rEvêché ; — Arch. de l'Hérault, L. 443.