IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
être jamais. Porté sur la liste des déportables, il fut plusieurs fois recherché par les gendarmes, notamment le 2 mars 1796, le 28 mars et le 26 novembre 1797. A cette dernière date, tout reconnu qu'il était comme ministre du culte, à Riols, il n'y célébrait le culte divin qu'avec la plus grande réserve, ne s'écartant guère de sa cachette.
A la restaurtion religieuse, il redevint curé de Riols, avec pension de 266 fr. (>(> c.
Cf. Arch. du départ, de l'Hérault, ISlenn' ciitl)olique ; Ordo du dioche de Montpellier pour Vannée 180J.
BOISSIER (Barthélémy),
prêtre du diocèse de Montpellier, chanoine de l'église collégiale de Joncels, au diocèse de Béziers, avait reçu la prêtrise en 1758 et deux ans après devenait vicaire à Saint-Denis de Montpellier. En 1765, il obtint la chapellerie de Notre-Dame, de Florac, au diocèse de Mende. Maître ès-arts^ il notifia ce grade au chapitre cathédral de Montpellier en 1768, 1772, 1773 et 1774; mais sa persévérance à se mettre sur les rangs pour l'obtention d'un bénéfice auquel il pouvait prétendre ne lui servit pas à grand'chose : les docteurs passaient avant lui. Il vécut donc, dans une position modeste, retirant de son canonicat de Joncels 250 livres et 30 livres seulement de sa chapellerie; il est vrai qu'il- avait d'autres petits revenus.
Il était à la Révolution, et depuis quatre ans aumônier des religieuses Ursulines de Montpellier, des Pénitents Bleus de la même ville et enfin directeur des Ecoles publiques chrétiennes. Il refusa le serment, sa pension avait été réglée à 699 livres 12 soûs. Il prit, à Montpellier, un passe-port pour l'étranger.
Au rétablissement du culte, il devint aumônier de l'hôpital général de Montpellier et reçut le titre de chanoine honoraire. Il décéda à Montpellier, le 13 octobre 1821.
Cf. Faucili.on, Sainl-'Denis ; — Ordo du diocèse de Montpellier pour iSoj et 1822.
U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier, '
"BONNARIC (Jean),
né le 1 6 septembre 1753. avait prêté le serment, et à ce titre avait été porté sur la liste des prêtres assermentés du District de Lodève, avec la qualification de curé de Saint- Jean-de-Fos, pour une pension de 1500 livres. Comme tant d'aulres de ses malheureux confrères, il ouvrit les yeux à la vérité, reconnut franchement ses erreurs et les rétracta. Il fut aussitôt poursuivi, en vue delà déportation, à laquelle il devenait sujet (6 germinal an IV, 26 mars 1796).
Au rétablissement du culte,nommé succursaliste de Saint-Martin-dc- Londres et du Château de La Roquette (1803), avec pension de 266 fr. 66 c, chargé de son ancienne paroisse de Saint-Jean-de-Fos (22 septembre 1810), et enfin succursaliste à Vendargues (29 avril 18 18) ; décédé le 12 février 1825.
Cf. Arch. de THcrault, L. 440, 443 bis ; : — Arch. de rEvôché, Re'g. des 'Decés; — F. Saurel, Hisi. rel. dndép, de V Hérault III, 262.
BONNE (Marie-Joseph'Jacqties-HyaciiUhe-Alexandre de),
Chanoine et prévôt nommé de l'église cathédrale de Castres, vicaire général de Mgr de Royère, suivit ce prélat obligé de quitter sa ville épiscopale, où sa vie courrait les plus grands dangers. Ils se réfugièrent tous deux dans une maison que Mgr de Royère possédait à Aix et y habitèrent du 18 juillet 1791 au ^ avril 1792. Menacés d'être arrêtés; ils partirent pour TEspagne et, après un court séjour à Urgel et à Vich, se retirèrent à Alcobaça, en Portugal, dans une abbaye de l'ordre de Saint- Bernard, où ils passèrent huit ans environ. L'Evêque s'éteignit, le 24 m;ii 1802, au milieu des religieux qui lui avaient donné asile. L'abbé de Bonne qui ne l'avait pas quitté, lui ferma les yeux,devint son héritier et exécuteur testamentaire. Après sa rentrée en France, le pieux Confesseur de la Foi fut chargé par Mgr Rollet et Mgr Fournier, avec le titre de Vicaire général, de l'administration de l'arrondissement de Castres, qui dépendait alors, avec tout le Tarn, du diocèse de Montpellier et cela dura jusqu'en 1824,