IV. Lts Martyrs et Confesseurs de la Foi
BROUILLET (Fulcran),
chanoine de Lodéve, déporté d'Agde ï Nice, le ii septembre 1792. Rentré comme tant d'autres en 1795. Le commissaire provisoire du Directoire exécutif de l'Hérault écrit au commissaire du Pouvoir Exécutif de Cazouls, à son sujet, mais communique des renseignements peu exacts sur son compte. Le fonctionnaire de Cazouls redresse ses erreurs et ajoute que le Brouillet, sujet à réclusion est de Maureilhan. Il avait dit la messe pour les fêtes de Pâques. Défense lui est foite de récidiver. Brouillet cède à la force, cesse ses fonctions, ferme l'église et en remet les clefs à l'agent municipal. On l'autorise cependant à rester à Maureilhan, à cause de ses infirmités, et plus tard, sur l'avis des médecins, on lui permet de résider à Béziers(22 brumaire an V, 12 novembre 1796). Ce qui n'empêche pas que dix mois après, on le recherchait comme soumis à la déportation (Lodève, 9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797). Au rétablissement du culte catholique l'abbé Brouillet fut nommé chanoine titulaire et grand chantre. Il décéda le 7 janvier 1822.
Cf. Arch. de V Hérault, LIH M4 et L, 443.
BROUILLET (Joseph),
curé de Villeveyrac, né à Pézénas, le 13 février 1757, fit ses études théologiques au séminaire d*Agde et reçut les ordres des mains de Mgr de Saint-Simon. D'abord vicaire à Bessan, puis curé de Villeveyrac, il refusa le serment et partit pour Nice. Obligé de sortir de cette ville, il s'enfonça dans l'Italie. Pendant son éloignement, sa paroisse était tombée aux mains d'un intrus. Dès que la chose lui fut possible, Brouillet se hâta de rentrer en France et de se mettre à portée de ses paroissiens. Ceux-ci prévenus de son retour, lui envoyèrent une députation pour l'engager à revenir au milieu d'eux, lui offrant pour sa sûreté personnelle les plus sérieuses garanties. Cet empressement dont il fut profondément touché, lui parut cependant un peu trop précipité, et par prudence il leur conseilla d'attendre que Tintrus eut quitté le pays.
Pour le moment il accepta d'être provisoirement pro-curé de Montagnac, afin d'être à même de secourir ses paroissiens de Villeveyrac. L'intrus reçut bientôt son congé. Désormais à l'abri de tout espionnage, l'ancien curé revint à Villeveyrac, et surmonta les obstables les plus difficiles. Cet état de choses durait encore en 1801, lorsque l'abbé fit la promesse de fidélité (30 janvier). En 1803, il devint succursaliste à Sainte-Ursule de Pézénas et reçut le camail de chanoine honoraire. Il décéda le 14 avril 1827.
Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443 his et V. : Police du Culte.
BROUSSONNET (Jean-Fulcran),
prêtre du diocèse de Lodève, maître es-arts en l'Université de Toulouse, curé de Frontignan, donne procuration à François Broussonnet, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, de notifier ses grades (17 mars 1766). — Il renouvelle cette notification le 4 avril 1767.
Il est pourvu delà cure de Lattes (18 janvier 1769) et dès le lendemain, se démet delà cure de Frontignan. Le i" mars delà même année, nouvelle notification de grades. — Il déclare n'avoir rien reçu pour les novales et ne jouir d'aucuns revenus ni d'aucune terre. C'était sous l'épiscopat de Mgr de Durfort.
Il est nommé au personnat de la sacristie, vac-mt au chapitre cathédral par le décès de Benoist de La Prunarède (13 octobre 1770). Deux jours après, il est mis en possesion d'un canonicat « ad efFectum » qu'il a obtenu de Rome. Il est attaqué dans la possession de ce bénéfice; mais un arrêté du Parlement de Toulouse le maintient dans son personnat de la sacristie (9 avril 1772). Il retient cependant encore sa cure de Lattes et ne s'en démet que le 3 avril 1973.
A la Révolution, il refuse le serment, et reçoit la promesse d'une pension de 2,668 1. 10 s., à raison de son personnat.
Il ne paraît pas qu'il ait eu beaucoup à souffrir pendant les mauvais jours, protégé qu'il était par son firère le docteur Broussonnet. Il ne se