‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 136 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la toi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la toi

part à la Révolution et la traversa sans essuyer de mallieur. Tout sujet qu'il était à la déportation, il ne quitta point Montpellier, où il se trouvait encore le 14 octobre 1797,

Après le Concordat de 1801, la faveur de son frère aîné le fit élever aux plus hautes dignités. Il fut sacré archevêque de Rouen, le 1 1 avril 1802, intronisé le 23 mai de la même année, et revêtu de la pourpre romaine le 17 janvier 1803. Nommé au Sénat-conservateur, par le département de l'Hérault, il fit partie de ce corps le i" février 1805. Tant que dura la puissance de Napoléon, il ne cessa de lui prodiguer les adulations les plus enthousiastes dans les Mandements qu'il écrivit à l'occasion de ses victoires. Les désastres de 1813 et de 1814 refroidirent singulièrement ce zèle de commande et, depuis la Restauration, le cardinal archevêque ne s'occupa plus que de l'administration de son diocèse. Il mourut dans sa ville épiscopale, après avoir demandé et reçu les sacrements de l'Eglise, le 23 octobre 18 18.

Cf. Dict. de Larousse et de Feller.

CAMBON (Jacques),

né à Montpellier le 3 janvier 1744, bachelier en droit-canon, prêtre en 1770, à Cournonsec. Vicaire à Saint-Denis de Montpellier (1778-79); curé de Clapiers (1779), chapelain de Notre-Dame de Pitié, en l'église de Cournonsec,. curé de Cournonterral (1780) en remplacement de Jean-Baptiste-Gaston Fabre, démissionnaire, mis en possession par Rebecq, chanoine de la cathédrale d'Agde, résidant à Cournonsec.

Au moment où on réclama le serment constitutionnel, il était religieux à la Chartreuse de Villeneuve-les- Avignon. Il refusa le serment et se rendit à Montpellier. Son éloignement fut demandé par plus de 6 citoyens domiciliés dans cette ville. Arrêté le 17 janvier 1793, il fut condamné \ être transporté à Cayenne (11 avril 1793). Le i" fructidor an IX (19 août 1901), il est dénoncé au Département par le maire de Cournonterral. L'église de cette commune était fermée depuis le 18 brumaire.

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

Cambon, ci-devant curé de cette localité, exerce ouvertement le culte. Il dit la messe chez les Pénitents. « Les sectaires tiennent toute la rue. Les Pénitents portent le sac » .

Au Concordat, Cambon est officiellement nommé pour être curé de Cournonterral. Il figure en cette qualité sur IVcfo de 1807. — Traitement 500 f., pension 266,66.

Cf. Arch. de l'Hérault, V, Poîice du Culte,

CAMBON {Jacques),

né à Montpellier le 12 mars 1736, déporté en Italie, était encore absent dans les premiers jours de vendémiaire an VI (septembre-octobre 1797). En 1807, il était succuisaliste de Sainte-Eulalie, à Montpellier, avec pension de 266,66. Il devint curé de la même église à son érection en paroisse (10 février 1829). Décédé le 8 avril 1833, avec le titre de chanoine honoraire.

Cf. Arch. derÉvêché ; Ordo pour 1834.

CAMBON (Laurens),

prêtre. Il était curé de Soriech lorsqu'il fit valoir auprès du chapitre cathédral de Montpellier ses droits relativement à la portion congrue, portée à 500 livres par TEdit de 1768. Il réclamait en outre ses sommes dues pour l'entretien de la sacristie et le salaire du clerc (20 décembre 1771).

A l'époque de la Révolution il était curé de Saint-Jean-de-Védas. Il refusa le serment. Sa pension fut fixée à 500 livres. Le 6 fructidor an IX (24 août 1801), le maire de Saint-Jean écrivait au préfet de l'Hérault : « L'ancien curé Cambon refusa le serment décrété en 1790 et fut déporté. Il parut au 18 brumaire et exerça longtemps caché, sans aucune promesse. En nivôse, il s'empara de l'église ».

En 1803, succursaliste de Saint-Jean-de-Védas.

Cf. Arch. de l'Hérault, v', Tolice du Culte,

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