‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 137 sur 324 · IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi · texte numérisé non relu

IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

CAMB01SL {Jean-Louis),

né à Montpellier le 27 septembre 1744, déporté en Espagne. Après une longue absence, il pensait au retour. Le 10 février 1797, il adressait une lettre portant le timbre de Murcia à Reynes, maître-tondeur à la Barralerie, pour Madame Cambon, à Montpellier, dans laquelle il s'exprimait ainsi, après avoir manifesté le désir de revenir en France: « Jeprofiterai avec plaisir de Toffre gracieuse que vous me faites pour m'envoyer un homme aux frontières. Il faudrait que cet homme fût muni d'un passse-port pour moi et mes deux associés R. et C. Concertez-vous avec M. Saisset et faites de votre mieux. Préparez tout d'avance et l'homme et le passe-port pour que nous partions de suite pour l'endroit que nous vous indiquons. » Cette lettre, saisie à la poste, fut adressée au ministre de la Police générale Cochon qui donna au commissaire du Directoire exécutif de l'Hérault (2 floréal an V, 21 avril 1797) les ordres nécessaires. Peu après son arrivée à Montpellier, Cambon prenait un passe-port pour l'Italie (5 vendémiaire an VI, 26 septembre ^797).

A la restauration du culte il était nommé curé de Saturargues et Villetelle et le 12 mai 1808, curé de Teyran.

Cf. Arch. de l'Evêché.

CAMOITsi,

curé-priéur d'Assas, étant avancé en âge, résigna son bénéfice (1785 environ) en faveur de son neveu Carmin^ vicaire à la paroisse Notre-Dame de Montpellier et continua cependant d'administrer la paroisse; son neveu n'ayant point transporté sa résidence à Assas. Ils refusèrent tous deux le serment constitutionnel. Camoin, vicaire à Notre-Dame déporté en Italie, fut admis par l'évêque de Macerata dans le couvent des Augustins.

Cf. Arch. de l'Hérault LIH VI.

CAMPAN (Louis-François),

né à Saint-Bauzile-de-la-Sylve (le 4 août 1746), n'était encore que diacre

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier,

lorsqu'il fut pourvu des chapelles de « Notre-Dame-que-J'ay » ou des Saints-Innocents, Saint-Sauveur, Saint -Jean-Baptiste, en TEglise de Notre-Dame-des-Tables (lo avril 1772). Après avoir été nommé vicaire à Tressan, dans le diocèse de Béziers, il signifia son grade de maître èsarts(i6 mars 1773 et 22 mars 1774). Au mois de mars 1780, il fut appelé à la cure de Restinclières. Son refus de serment à la Constitution civile du clergé le mit dans la dure nécessité de quitter sa paroisse (14 juillet 1791) et de se cacher. Mais il dut se décider à partir pour l'étranger et prit à Gignac un passe-port pour l'Espagne (2 vendémiaire an VI, 23 septembre 1797).

11 demeura dans ce pays jusqu'au mois de juin 1806, époque laquelle, réclamé par ses paroissiens, il rentra dans Restinclières, après quinze ans d'absence. Les fidèles vinrent à sa rencontre et lui firent une réception triomphale. Il décéda dans son prebystère, le 18 août 18 10, âgé de 64 ans. Il touchait une pension de 266,66.

Cf. Arch. de l'Hérault, L. 443.

CANAGUIER (Pierre-Jean),

né à Montagnac, vicaire à Florensac et plus tard bénéficier î\ la Cathédrale d'Agde, avait de l'attrait pour la prédication et se faisait autoriser par le Chapitre auquel il était attaché, à prêcher le carême à Pomerols (1778). Forcé de se déporter à cause de son refus de serment constitutionnel, il partit d'Agde pour Nice, le 8 août 1792. Sa pension avait été fixée à 935 1. 3 s. II d.

Le bateau sur lequel il était monté avec d'autres prêtées tomba aux mains de corsaires anglais, à Toulon, qui leur enlevèrent tout l'argent dont ils étaient porteurs, ne leur laissant que leurs malles, jrprès les avoir fouillées avec soin. L'abbé Bellenger, vicaire général de Mgr de Saint-Simon, leur vint en aide, à leur arrivée à Nice. Pendant que l'abbé Canaguier était en exil, la République s'emparait de tout ce qu'il possédait en France. Il se consola de la perte de sa maison et de son

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