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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

mobilier, vendus comme biens nationaux, par la pensée que Dieu lui tiendrait compte de cts privations endurées pour son amour. Il ne se pressa pas de rentrer en France et pour lesfêtes de Pâques 1801 il n'était pas encore revenu dans son pays natal.

Cf. Ms. de TabbéGouRGON ; — Ms. de l'abbé de Gohin, p. 119.

CANNAÇ (Joseph),

né le 6 juillet 1749, curé de Soubès, déporté d*Agde à Nice, le 3 août 1792. En 1803, succursaliste à Fontes (canton de Lodève); en 1807, à Soubès et Fossères; en 1816 (i* juin) à Gabian et Fouzillon; chanoine honoraire; décédé le 27 septembre 1827.

Cf. Arch. de THérault, L. 445 ; — Arch. de l'Evêché, T(eg. des Dccès.

CAPDEVILLE,

sujet à la déportation. Absent de Lespignan, depuis quatre ans, âgé de 28 ans.

Cf. Arch. de THérault, Etat dressé par la Municipalité du Canton de Béliers, 17 vendémiaire an VI (8 octobre 1797).

CARAYON {Jacques),

prêtre prébende au Chapitre de Saint-Pons, né vers 172 1, refusa le serment comme n'ayant jamais été fonctionnaire public. La liberté des cultes ayant été proclamée, Carayon se présenta devant la Municipalité de Saint-Pons (15 prairial an III, 13 juin 179s), pour être autorisé à jouir de la liberté accordée par la loi et à célébrer les Saints-Mystères dans Téglisè des Pères Récollets. La persécution religieuse ne tarda pas à

reprendre et les gendarmes se mirent à la recherche de Tabbé Carayon ;

mais inutilement, pour le moment (16 ventôse an VI, 6 mars 1796); il était parvenu à disparaître. Dans la suite cependant, sur un ordre du Département, il fut arrêté à Saint-Pons (i" vendémiaire an VIII, 23 septembre 1799), pour être transféré à la Maison de Réclusion à Montpel-

U Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

lier, et en attendant écroué à la Maison d'Arrêt de S?int-Pons. Grand embarras pour TAdministration ; c'était le moment où, pour faire place aux soldats malades, on pensait à évacuer les reclus sur l'ancien Evêché de Béziers. Les locaux n'étaient point encore transformés en prison. On y travaillait activement, et malgré toute la bonne volonté qu'on y mettait, on ne savait où enfermer l'abbé Carayon et ses compagnons, car il n'était pas seul à Saint-Pons et la Municipalité demandait à en être débarrassée; elle ne voyait pas le moyen de prendre à sa charge les frais de transport. On en fut réduit à s'adresser au ministre de la Police générale pour provoquer son avis. Celui ci ne trouva d'autre expédient que de suspendre l'envoi des reclus de Saint-Pons à Béziers et de laisser le prêtre Carayon dans sa propre maison, sous la surveillance de la Municipalité (25 vendémiaire an VIII, 17 octobre 1799).

Après la Révolution, malgré son âge et une santé fort délicate, l'abbé Carayon remplissait les fonctions d'aumônier à l'hôpital de Saint- Pons.

Cf. Arch. de l'Hé-ault, L. — Estournet, Les Recollets de Saint-Tons-de-TIjornières; — Arch. de l'Evêché, Tableau du Clergé ^^. 261 ; —F Saurel, Hist. lielig du 'Départ, de r Hérault, III, 224.

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