‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 139 sur 324 · CARBON · texte numérisé non relu

CARBON

prêtre, né à Agde, fit ses études au séminaire de Cominges, ville où il avait suivi son père, entraîné par ses affaires commerciales à changer de domicile. Il montra tant d'application à l'étude et de si belles dispositions pour l'état ecclésiastique que l'évêque de Cominges désira l'admettre dans son clergé et demanda pour lui des lettres dimissoires à Mgr de Saint-Simon. Celui-ci ne voulut point les accorder et rappela l'abbé Carbon, lui offrant une place dans son séminaire. Il l'admit aux ordres et lui conféra la prêtrise. Peu après, ce jeune prêtre reçut à la cathédrale baint-Etienne un bénéfice qu'il servit avec édification jusqu'à la suppression du chapitre. Il refusa le serment, passa en Espagne, s'arrêta

ÏV. Les Martyrs et Confesseurs de la foL

quelque temps à Saint-Marcel, avec un jeune élève, son compagnon, et se rendit ensuite à Manrèze, avec Tabbé Mares, où il reçut l'hospitalité chez les religieux Minimes.

Après dix ans d'exil, il fut rappelé par l'autorité diocésaine pour travailler au salut des âmes.

Cf. Ms. deTabbé de Gohin, p. 121.; — Ms. de Tabbé Gourgon.

CARBONNEL (Guillaume),

déporté d'Agde à Nice, le 11 septembre 1792, à l'âge de 75 ans.

Au rétablissement du culte, succursaliste à Portiragnes, puis à Maraussan. Prêtre bien méritant et fort estimé.

Cf. Arch. de TEvêché ; Tableau du Clergé du Diocèse, etc.

CARLES {François),

curé de Sussargues, né à Montpellier le 12 septembre 1750; non assermenté. Pension de 500 livres. Après avoir quitté forcément sa paroisse, il résida successivement à Montpellier et à Lunel, prit dans cette dernière ville un passe-port pour l'Espagne (6 vendémiaire an VI, 27 sept. 1797) et s'embarqua à Aiguesmortes.

En 1803 il était curé de Lunel- Viel et peu après à Saint-Just. Il décéda le i" décembre 1823, à l'âge de 73 ans.

Cf. Arch. de l'Evêché, ^g, des décès,

CARRIÈRE {Jean-Louis),

né à Montpellier le 23 février' 1759, vicaire à la paroisse Notre-Damedes-Tables, refusa le serment. Il fut porté sur la liste des prêtres sujets à la déportation. Il ne cessa, par ses conseils et par ses soins affectueux, d'être le guide et le soutien de sa sœur, épouse de cet infortuné Rolland, l'une des victimes de la lugubre affaire des « Galettes » . Après la promulgation de la loi du 19 fructidor an V, il prit à Aniane, où il était domicilié depuis peu, un passe-port pour l'Espagne (13 vendémiaire

an VI, 4 octobre 1797). Rentré en France (18 janvier 1798), il exerçait en secret le saint ministère à Aniane.

Nommé aumônier du Lycée de Montpellier par Mgr Rollet, il accepta le poste qui lui était assigné (20 octobre 1803); mais il eut des difficultés avec l'abbé Louis Théron,curé de Notre-Dame, au sujet des droits curiaux. Portalis, devenu ministre des cultes, sous le i" Consul, consulté à ce sujet, reconnut que les aumôniers de Lycée ne pouvaient exercer les fonctions curiales. Il s'agissait des premières communions.

Carrière fut nommé supérieur du séminaire diocésain (7 décembre 1808), en remplacement de M. Rahoux, démis le 4 du même mois, par Mgr Fournier et vicaire général honoraire (28 mars 181 1).

A la mort de l'abbé Théron, il devint curé de Notre-Dame (19 août 18 12). Il se trouvait à la tête de cette grande paroisse, lorsqu'il reçut du roi Louis XVIII l'assurance que le premier canonicat qui vaquerait à la cathédrale de Montpellier lui serait conféré à titre de « joyeux avènement ». Le brevet porte la date du 8 juillet 1814. La stalle promise lui fut livrée le 5 août suivant, à la mort du chanoine Rossignol.

L'abbé Carrière décéda le 27 novembre 1837 et fut inhumé dans le cimetière du grand séminaire. On lit sur la pierre sépulcrale : Hic venerabilis viri, sacerdotis sanctiy omnibus cari, Joannis Ludovici Carrière. EccL Cath, Catwnici, hujusque domns qiiondam superiorisy ossa qtiiesciint. Obiit die 2y novembris iSjj, an, nat, 78. Sni fidenlius adhtic paîronum invocantes, qiiam et doJentins patrem Ingénies, Il était « un des prêtres les plus instruits, les plus saints, les plus vénérés de l'ancien clergé de Montpellier », au dire de l'abbé Coste, curé de Pézenas (Vie de l'abbé Coustou, p. 331). 11 a laissé à l'état de manuscrits un grand nombre de sermons,d'opuscules, de pensées détachées.

Cf. Arch. de l'Hérault, L, 443 his; — Arch. de l'Evêché, "Reg. ^. et Rcg. "B et Reg. des dires ; — F. Saurel, M.-N. Fournier, pp. 121, 255 ; — Cassan, La CJmpelle du Grand Sévwmire ; — Flament, La Ompetk et les Bâtiments In Gratid Séminaire de Montpellier,

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