OMNES.SEMPER AMAVIT OVES
Cf. Arch. de THérault, L, 443 his.
CAS! AN {François),
curé de Notre-Dame, à Montpellier. Né dans cette ville, sur la paroisse Saint-Pierre, le 21 août 1723; il était fils de François Castan, procureur en la Cour des Comptes, et de Marguerite Feautrier. Il commença ses études chez les Jésuites de son pays natal et les termina chez les Sulpiciens, au séminaire Saint-Charles, d'Avignon. Pendant qu'il se disposait, dans ce dernier établissement, à recevoir le sous-diaconat, son père lui assura son titre clérical de 100 livres, le 15 janvier 1749.
L'année suivante, à la mort de l'abbé Noirot, il fut nommé chapelain perpétuel du collège de Notre-Dame-du-Vergier, dit de la Chapelle- Neuve (9 avril). Il était déjà bachelier en droit-canon. Nommé vicaire à Notre-Dame-des-Tables, il ne résida pas au collège et continua d'habiter sa maison paternelle, près du Palais. Les fonctions de sa charge de chapelain l'occupaient trop peu et les revenus en étaient trop modiques pour qu'il ne désirât pas un autre titre. Le président de Mariotte, patron laïque de la chapelle des saints Fulcran et Honoré, jadisfondéeen l'église paroisssiale Saint- Firmin et jointe alors à Notre-Dame-des-Tables, l'y nomma par suite de la démission d'André Michel, prieur de Saint-Sériès. Ce fut à cette époque qu'il s'adonna plus particulièrement à l'étude du droit-canon et prit la licence (1753). Une prébende diaconale du chapitre Saint-Sauveur devint vacante; il l'obtint et en jouit jusqu'en 1764. Vers la fin de cette même année, on lui donna le prieuré-cure de Boisseron. Le même jour, il était nommé curé perpétuel de Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier. Ignace-Gabriel Granet venait de se démettre de ce bénéfice, dont la