IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
(le fidélité. Accueilli à bras ouverts, il donnait 1,500'francs aux pauvres et exerçait gratuitement autour de lui la médecine pour laquelle il avait fait des études spéciales et sérieuses. Egalement versé dans l'architecture il fut nommé comrîiissaire pour inspecter les églises de l'Arrondissement de Béziers. Il présida lui-même à la constructisn du clocher de son église, donna le plan du baptistaire de l'église Saint-Nazaire. A propos de Marie-Ange, sorte de voyante, il eût une correspondance avec l'abbé Coustou. Saint prêtre, mortifié, se contentant d'une alimentation purement quadragésimale, il mourut de la mort des justes,. à Lignan, le 25 - novembre 1825. Mgr Fournier l'avait noté : « homme de talent ; très estimable ».
Cf. Arch. de l'Hérault, V, Police du culte, an VIII à Tan XI (1799-1802); — Vie de Marie- Ange y suivie de la vie de M. Chahaud et de M. Julien. — Arch. de TEvêché.
CHABREA t/,
prêtre de Montpellier, insermenté, sujet à réclusion, âgé de 60 ans, s'était réfugié à Paris, d'où on le croyait parti depuis 8 à 10 jours (19 vendémiaire an VI, 10 octobre 1797).
CHAFFARD {Xoch- Joseph),
prêtre de Béziers, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792^ à l'âge de 39 ans. Pendant l'épiscopat de Mgr Fournier, il s'était retiré à Béziers, sur la paroisse de la Madeleine.
CHARRE L/TSL (Jean-'Baptiste),
prêtre de la Mission, supérieur du séminaire diocésain de Béziers, né à Château-Bolard, en Dauphiné, le 20 juillet 17 12, avait été reçu au séminaire de Lyon (10 janvier 1737) et avait prononcé ses voeux à Annecy (27 janvier 1739). A propos de la prestation du serment à la Constitution civile du clergé, il engagea une vive polémique avec l'abbé Rouanet, vicaire épiscopal de Pouderoux, supérieur du séminaire de Saint-Pons et
futur évêque-intrus de l'Hérault. L'abbé Charreun avait pour collaborateurs dans son séminaire : les prêtres Jeanjean, Bertholen et les trois frères Jacob (André, Pierre-Marie et André-Marie) ; ces derniers originaires de Béziers qui, tous, occupèrent dans la suite une situation considérable dans la Congrégation des Pères Lazaristes. Le supérieur du séminaire de Béziers, dénoncé au district de cette ville comme tenant des assemblées nocturnes et fanatisant les esprits (15 janvier 1793), se mit en mesure de se justifier. Dans cette pensée, il fit parvenir au District la pièce suivante : « Le citoyep Charreun ayant reçu une sommation de se rendre au séminaire de Montpellier dans le délai de trois jours, à l'honneur de représenter aux Citoyens administrateurs du District et du Département qu'il n'est point dans le cas de la loi ; il offre de prouver qu'il n'a jamais troublé l'ordre public. La Municipalité dont il invoquera le témoignage ne saurait le lui refuser et les Registres font foi que jamais aucune plainte ne s'est élevée contre lui : il aura encore pour garant d'une conduite irréprochable le suffrage de tous les Citoyens de cette ville, où il a demeuré environ 30 ans. S'il y a contre lui quelques dénonciateurs, il est nécessaire de les lui faire connaître, pour savoir s'ils ne doivent pas être récusés par quelque raison d'inimitié personnelle, ou à défaut de domicile depuis un an dans le département ; formalité que la loi exige essentiellement. Il est encore de toute justice qu'il soit instruit de l'objet de la dénonciation qui peut porter à faux et dont il offre la contreépreuve. Sans ces conditions, l'innocent pourrait être puni comme le coupable. Le pétitionnaire qui est encore plus chargé d'infirmités que d'années,quoiqu'il soit plus qu octogénaire ^ipnt les Citoyens Administrateurs, protecteurs-nés des malheureux, d'observer qu'il est dans une absolue impossibilité d'être transporté hors de Béziers, ainsi que l'attesteront les médecins et chirurgiens que l'Administration nommera ; et, plein de confiance dans la justice et dans l'humanité de tous les membres qui composent les Corps administratifs^ il espère qu'ils feront droit à sa demande.
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