IV. Lts Martyrs et Confesseurs de la Bot
de Rome accoururent et prodiguèrent inutilement toutes les ressources de la science. Dieu, content des sacrifices de son ministre, termina sa carrière et, le jour de la naissance de son fils sur la terre ouvrit les portes du Ciel à son fidèle serviteur. Le chanoine de Cugis avait quitté la France depuis moins de quatre mois. Il fut le premier prêtre d'Agde à mourir pour la Foi, en exil.
Cf. Afî de Vahhé de Gohin, p. 6i et 104. — Ms. de Tabbé Gourgon.
CUILLÉ,
prêtre de Pézenas, déporté à Saint-Padors, en Espagne. La police intercepte deux lettres de son frère qui l'engage de rentrer au plus tôt. Il est dénoncé à la commission départementale par le ministre de la Police générale (3 germinal an V, jeudi 23 mars 1797).
Cf. Arch. de THérault, L 439.
CUSSON QacqueS'nAntoine),
prêtre de Béziers, chanoine précenteur à la cathédrale de Saint-Pons. Déporté, son mobilier fut vendu au profit de la Nation (procès-verbal du 10 prairial an H, 29 mai 1794^ Après sa rentrée en France, il se vit dans la nécessité de prendre, à Béziers, un passe-port pour l'Espagne (9 vendémiaire an VI, 30 septembre 1797); il avait alors 65 ans.
A la paix religieuse, il fixa sa résidence à Toulouse et mourut le 2 octobre 1810.
CYPRIEN {Le Pire),
prêtre Capucin, émigré en Espagne dans un couvent de son ordre, près de Manrèze.
et. Ms. de Tabbé Gourgon.
CYPIÈRE {Pierre-Jean),
curé de Prémian, né le 11 septembre 1762. Il exerçait le culte dans une
petite chapelle de la Basse-Terre, sur le territoire de la paroisse dont il avait été dépossédé par Théron, curé-intrus. Le dimanche 29 mars 1795, il permit à ses paroissiens de se choisir un confesseur, à l'exception de Théron. Cité pour ce fait devant le tribunal de Police correctionnelle du canton d'Olargjies, il fut condamné à Tainende, aux dépens et aux frais d'expédition d'afEchçs apposées à Prémian et à Basse-Terre.
A la paix religieuse, il dirigea successivement les paroisses de Boisset (1803) et deRiols. Le 21 juillet 1809, il était nommé succursaliste d'Assignan et Villepassans, et, en dernier lieu, de Montoùliers.
Décédé le i"* août 1843.
Cf. Orjo de 1844 et Arch. derEvêché. Reg. des T>éci5.
COU'DERÇ,
prêtre Récollet, reclus. Un Arrêté du préfet de l'Hérault le mit en liberté, sous la surveillance municipale, dans les communes de Nébian et de Clermont (24 prairial an VIII, i^ juin 1800).
COUDE RC (Pierre-Jean),
prêtre, aumônier du couvent de Saint-Charles, et en même temps hebdomadier de la cathédrale Saint-Pierre, avait droit à une pension ; mais ne pouvait en toucher le montant qu'en justifiant de la prestation du serment, serment qu'il ne consentit jamais à prêter.
Il habitait, à Montpellier, place de l'On et avait été porté sur le quatrième supplément de la liste des émigrés, déportés et reclus. Considéré comme très dangereux, à cause de son influence dans le quartier de la Blanquerie et les rues voisines, il fut dénoncé par le commissaire du Directoire exécutif près l'Administration municipale de Montpellier au commissaire du Directoire exécutif, près le Département de THérault, comme ne s'étant pas présenté pour être enfermé à la Maison de Réclusion. Sur les ordres du District, on se mit à sa recherche, on le saisit et l'emprisonna malgré son grand âge et son état de souffrances. Après