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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

passe-port pour Paris, quitta la capitale fin août de la même année, fuyant la mort et se rendant en Espagne.

Dès le commencement de la Révolution, il fut admis dans le conseil «général de la commune de Béziers et nommé membre du bureau de conciliation, près le tribunal du District. Il remplit ces fonctions, pendant près de deux ans, à la satisfaction publique, ne les cessa qu'à son départ de Béziers en avril 1792.

« Depuis ma sortie de France, écrit-il, je me suis livré fout entier à •Pctude de la botanique et des autres parties de l'histoire naturelle. Je suis appliqué dans ce moment à recueillir les plantes africaines de cts environs, et j'espère sous ce rapport pouvoir être un jour utile à ma Patrie». Puis il ajoute : « Je renouvellerai de bon cœur en rentrant sur le territoire français la promesse ou serment que je vous fais d'avance d'obéir à la Constitution ».

La demande de l'ancien chanoine était fovorablement accueillie, et le préfet de i'Héiauli «considérant que d'après l'arrêté des Consuls du 28 vendémiaire an IX ^^20 octobre 1800) tous les ecclésiastiques étant assujctis à la déportation, sont sortis du territoire français pour obéir à la loi, étaient dans le cas d'être éliminés de la liste des émigrés; que, par le scnatus-consulte du 6 floréal dernier ^26 avril 1802), amnistie est accordée, pour fait d'émigration, à tout individu qui en est prévenu et qui n'est pas rayé définitivement, et d'après les témoignages avantageux donnéb sur le compte de Philippe Durand, ex-chanoine de la cathédrale de Béziers, déclare qu'il n'y a aucun inconvénient, etc. ))

Informé de ces dispositions, Durand qui attendait avec impatience le moment où il lui serait permis de rentrer dans son pays, écrit de nouveau au préfet. Sa lettre est datée de « Tanger en Barbarie, 8 septembre i8o2. v. s. » Il envoie le collationné de sa déclaration et de sa prestation de serment provisoire, faite par devant le commissaire général des relations commerciales de la République à Tanger; demande à conserver son état civil et à être rayé non comme émigré, mais comme déporté et

ajoute : « J'ai déjà fait partir pour Marseille toutes les collections d'histoire naturelle formées en pays étrangers. Je suis à la veille de me ! rendre à Cadix pour m'y embarquer pour quelqu'un des ports de France, \ et de là me rendre à Béziers... Je désire mettre à profit le peu de temps qui me reste pour compléter ma collection d'histoire naturelle, science à laquelle je me suis livré exclusivement depuis ma sortie de France, collection dont une partie est destinée à être présentée à l'Institut national .

Cf. Arch. de l'Hérault, V. Police du Cul le, — P. Deldrel, Le Clergé français réfugie * en Espagne peti4am la Révolution ^ p. 461,

ESC U DIE R [François),

prêtre de Béziers, déportéd'Agde à Nice, le 9 août 1792, âgé de 43 ans.

ETIENNE (Jean),

prêtre Capucin, né à Vendres, le 15 mai 1749; prêcha dans le diocèse d'Agde et ses prédications eurent le plus grand succès. Il refusa le serment. Il avait commencé par exercer le saint ministère à Notre-Damedc-la-Genouillade. Dénoncé par un patriote, il se vit contraint de se rendre à Béziers. Déporté d'Agde à Nice, le 7 septembre 1792.

En 1807, '' était succursaliste à Valflaunès, avec pension de 233.33, et le 8 octobre 181 1, succursaliste à Saint-Paul-de-Valmagne, canton d'Aniane.

Cf. de l'abbé de Gohin, p. 131. — Arch. de rKvcché.

EUSTACHE {Philippe-Clément),

né à Béziers, vers 1757. Sujet a la déportation, rentré en vertu de la loi du 7 fructidor, résida à Adissan et à Béziers. Il prit un passe-port pour l'Espagne (Fontes, 11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797).

Conf. Arch. de l'Hérault, L, 443 his.

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