IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
EUSTACHE (Henry-Tûscal),
religieux Bénédictin. A la suppression des ordres religieux, il était diacre, comptait 25 ans d*âge et 4 de profession. Il refusa le serment. Pension : 900 livres. Déporté pour Nice, le 28 août 1792. Après la Révolution, il devint principal du collège et mourut le 16 février 1840.
Cf. Arch. de l*Evêché, Reg. des Di'cès.
E UZIÈRES (Loii is-E tienne) ,
né à Montpellier le 20 juin 1765, curé de Pérols, déporté d'AgdeàNice (8 août 1792), se rendit à Macérata, dans les Etats de l'Eglise et reçut riiospitalité au couvent des religieux Philippiens.
En 1803, succursaliste de Jonquières (canton de Gignac), avec pension de 266,66, de Montpeyroux et Lagamas (28 novembre 1814). Décédé le 10 novembre 1837.
Cf. Ms. de l'abbé Gourgon. — Arch. de l'Evcché, Kcg, des Décès.
EAHHE {Jean),
né à Béziers en 1736. S'embarqua à Toulon sur un navire espagnol et se rendit à Nice avec sa servante. Il prit logement dans une maison de la place Victor, au troisième étage, en compagnie de quelques prêtres, ses amis. La bonne de Tabbé Fabre devint la cuisinière de cette troupe sacerdotale : mais ce ne fut que pour peu de temps, son maître ayant bientôt pris la route des Etats Pontificaux, où il arriva après un court séjour à Bologne. Il rentra en France après le 9 thermidor an IV, ('27 juillet 1796) et mourut en 1812.
Cf. .Ms. de l'abbé Gourgon.
bABRE [Luc-Eirmin-Fulcran) ,
né à Lodève le 18 décembre 1762. S'était caché jusqu'en germinal* A cette époque, il vint à Lodève et exerça le culte. Il disparut après la
puDlication de la loi du 29 fructidor ; puis il prit un passe-port, à Lodève, pour la Prusse ^8 vendémiaire an VI, 29 septembre 1797).
En 1803, il desservait un oratoire domestique dans la campagne de Cesso, dépendant d'Olargues. Il fit sa soumission à Tévêque et en reçut un certificat constatant qu'il appartenait à son diocèse. Il adhéra au Concordat et fut autorisé par Mgr Rollet à continuer de desservir pro' visoirement cet oratoire (12 nivôse an XI, 2 janvier 1803^ En 1807, il était desservant de Saint- Vincent (canton d'Olargues), avec une pension de 266,67. Mgr Fournier avait pour lui la plus grande estime. Il décéda le 15 décembre 18 18.
Cf. Arch. de l'Hérault, L.; — et de l'Evêché. Tableau du Cierge , p. 301. Heg. des Décès.
FABRE [Jean-Marc),
né à Corneilhan, le 4 mai 1767. Embarqué à Agde pour Nice (5 août 1792}, n'étant pas encore prêtre. Ordonné en Italie, rentra en France et se réfugia à Puissalicon où il se tint caché, exerçant cependant une grande influence sur les catholiques de ce pays. Il fut dénoncé par le commissaire du Directoire exécutif de Magalas, au commissaire du Directoire exécutif de l'Hérault (30 frimaire an V, 20 décembre 1796) :« Des individus sonnent les antiennes O, depuis huit jours, à 8 heures du soir », disait la dénonciation. On organisa des patrouilles pour arrêter l'instigateur de ces sonneries et en découvrir les sonneurs.
Ennuyé des tracasseries dont il était l'objet, il prit un passe-port, non plus pour l'Italie, mais pour l'Espagne (14 vendémiaire an VI, 5 octobre 1797}. Comme à l'époque de son premier départ, la loi sur la déportation n'avait pas encore été édictée, il était considéré comme émigré et des mesures avaient été prises contre ses propriétés. Une lettre du commissaire du Directoire exécutif de Béziers adressée au commissaire du Directoire exécutif du département de l'Hérault (16 fructidor an IV, 2 septembre 1796) avait attiré l'attention de l'Administration à