IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi
ce sujet : « Fabre possède des biens dans Corneilhan d'où il est natif. Ces biens pourraient tourner au profit de la République, puisqu'il n'était pas sijjet à la déportation lors de son émigration, n'étant ni prêtre ni diacre, ni même ecclésiastique. »
En 1807, î' éî^i^ succursaliste à Pomérols, sans pension, attendu qu'il n'était pas dans les cadres du clergé paroissial à la Révolution. II recevait, le 3 février 1808, sa nomination à la succursale de Saint-Pargoirc.
Cf. Arch. de THérault, L, 443 et 450 ; — Arch. de l'Evéché.
FABR Y Qocques-François-^enoît)^
né à St-Thibéry, le 4 février 1746. Ordonné prêtre par Tévêque d'Agde, qui l'employa d'abord comme vicaire de Bessan. Nommé hebdomadier des morts au chapitre cathédral d'Agde, il remplissait en même temps les fonctions de vicaire à la paroisse St-Sever, où il se fit également aimer et estimer.
A la Révolution, il refusa le serment. Sa pension fut liquidée à 1354 1. 19 s. Il fit une vente fictive de ses biens patrimoniaux à un de ses parents qui devait lui servir une pension.
11 partit d'Agde pour Nice (8 août i792).Puis,il se retiracn Espagne, attiré par son frère, capucin, réfugié dans ce pays. Il fut admis dans le couvent de ces religieux, près de Manrèze, ou il avait son trère, mais sa pension ne lui étant pas payée, il revint en France après la publication de la loi du 7 fructidor an V (> septembre 1797), et se tin't quelque temps caché à St-Thibéry. Il voulut ensuite aller rejoindre son frère. Déguisé en charretier, le fouet à la main, conduisant une charrette et s'écartant de son mieux des grandes routes, quand il craignait la rencontre des gendarmes. II put ainsi parvenir ;\ un endroit indiqué par son frère, non loin de Perpignan, où il trouva un cheval et un guide. Il renvoya son valet de ferme avec la charrette et continua sa route. La paix religieuse ayant été rendue enfin à la France, il y revint et se dévoua au salut des âmes, àBéziers, où il établit sa résidence.
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A la réorganisation du culte, Mgr RoIIet le nomma curé de Bessan (1803), ou il avait exercé le ministère en qualité de vicaire dans les premières années de son sacerdoce. Il recevait une pension de 266 fp. 66.
Cf. Msde Tabbé de Gohin', p. 108, — ^Umauach ecclésiastique ifu Département (Je V Hérault pour Van i8oj.— Arch. de l'Hérault, L. 443; — Archives de TEvcché, Tableau etc. p. 183.