‹ L'ancien clergé du diocèse de MontpellierChapitre 169 sur 324 · FABRY · texte numérisé non relu

FABRY

prêtre Capucin, né à Saint-Tliibéry, frère du précédent, employé dans différentes maisons de son ordre, en dehors d*Agde, refusa le serment et passa en Espagne, oîi il attira son frère, ainsi qu'il a été dit plus haut. C'était un religieux fort estimable.

Cf. Ms. de l'abbé de Gohik, p. 131.

FAJON CPierre\

né à Montpeyroux, le 20 avril 1750, était prieur-curé de Mûries. Loin de prêter le serment qu'on lui demandait, il prêcha contre les décrets de I Assemblée nationale. Mandé pour ce motif devant le Directoire du Département, intimidé par les menaces, séduit par les belles paroles des administrateurs, il s'excusa, promit de jurer le dimanche suivant et eut la fiiiblesse de tenir parole. Il justifia de cet acte, en se présentant à la séance du Directoire (7 lévrier 1791). Mais la réflexion vint et, avec elle, le repentir et le courage. Le 3 mai de la même année, il se rétracta publiquement et sa rétractation fut signifiée, par exploit d'huissier, au maire et aux officiers municipaux de sa commune et aussitôt imprimée, répandue dans la ville de Montpellier. Le prieur-curé savait à quoi il s'exposait et avait pris ses précautions; pendant que l'huissier instrumentait, il se rendait à Marseille, où il s'était placé en qualité de commis dans une maison de commerce.

Quand le moment lui parut convenable, il revint à Montpellier. C'était au commencement de Tannée 1798. Il trouva un asile dans la

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