IV. Les Martyrs et Coftfesseurs de la Fài
On l'accusait d'avoir transmis des secours pécuniaires à un émigré ou déporté. L'affaire n'aboutit pourtant pas; les preuves du délit n'étant autres que la lettre de celui auquel l'argent avait été expédié. « Il serait trop dangereux, écrivait l'accusateur public au commissaire du Directoire exécutif près l'Administration centrale (6 vendémiaiaire an V, 27 septembre 1796}, il serait trop dangereux de criminaliser quelqu'un, . parce que, dans des lettres qui lui sont adressées, il serait dit qu'il a commis un crime. »
Après son retour à Béziers, Fournier âgé déjà et souffrant de douleurs rhumatismales, obtint un Arrêté du Département, qui l'autorisait à demeurer en réclusion dans son domicile ^^19 floréal an VI, 8 mai 1798). Peu de jours après, il demandait et recevait la permission de fliire une saison aux bains d'Ussat, dans l'Ariège, sous la surveillance de la Mairie de cette commune (29 floréal an VI, 18 mai 1798). La même autorisation était accordée de nouveau le r*"" fructidor an VIII, (19 août 1800).
Succursaliste à Vinas^ canton de Lunas (1803).
FRAISSE {François-Guillaume^ y
prêtre, ancien Cordelier, bénéficier à Saint-Nazaire, signa la lettre du chapitre à Mgr de Nicolay (26 octobre 1790;. Insermenté. Pension: 927 1. 12 s. 7 den. Déporté d'Agde^ à Nice, le 8 août 1792.
Après la restauration du culte catholique, curé desservant à Balaruc. Décédé i\ Florensac, le i"" juin 183 1, âgé de 71 ans.
a, Arch. de i'Evôché, Reg. des "Décès.
FRÈRE [D^ichel),
Prêtre, né à Béziers, déporté rentré. Signalé au préfet de l'Hérault par son collègue des Alpes-Maritimes (16 brumaire an X, 7 novembre 1801). Il avait été autorisé par le ministre de la Police générale à rentrer en
France, à la charge de faire la promesse de fidélité à la Constitution (27 vendémiaire an X, 19 octobre 1801).
Cf. Arch. de THérauIt, V. Police du culte, de lan VIll à Van XL
FRÉMAUD de la Banquière {JacqiuS'François-D^arie) dit FERMAUD, né à Montpellier sur la paroisse Sainte-Anne, le 30 avril 1757 ; il était fils de Jacques Frémaud, ancien conseiller au Présidial de Montpellier, qui se retira à Pézenas avec sa famille. Il fit ses études au collège Louis-le- Grand, à Paris, et reçut dans cette ville la tonsure ecclésiastique (décembre 1774) et le grade de maître-cs-arts ^août 1778). Son père lui constitua pour titre clérical une pension de 100 livres, sur le château, terres et domaines de La Banquière, dans la paroisse Saint-Marcel, commune de Mauguio (1780).
Ordonné prêtre à Montpellier (1782}, il fut nommé vicaire à Saint- Denis, sous le curé Manen et eut pour collègue Tabbé Méjean (janvier 1783-juin 1784). Il se rendit ensuite à l'invitation qu'on lui fit d'occuper un bénéfice à la cathédrale d'Agde. On lui offrait en même temps un logement et la table au séminaire, à la charge de remplir les fonctions de vicaire à la paroisse Saint-André, fonctions dont il s'acquitta toujours d'une façon exemplaire, secondant en tout le curé Plégut, édifiant les séminaristes par la régularité de sa conduite et les habitants de la ville par son exactitude aux offices de la cathédrale.
Il refusa le serment constitutionnel. Sa pension fut arrêtée à 845 1. 3 s. 3 d. Il s'embarqua pour la déportation à Agde, le 1 1 septembre 1792, se rendit à Nice et de là dans les Etats de l'Eglise.
A son retour, il fixa sa résidence à Montpellier, son pays natal, où revêtu de tous les pouvoirs, il exerçait le saint ministère, ayant auprès de lui sa veille mère. A la Restauration du culte, Mgr RoUet le désigna pour faire partie du chapitre cathédral (31 octobre 1803^, poste qu'il