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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

occupa jusqu'à sa mort (17 septembre 1838). II était en dernier lieu doyen du chapitre.

Cf. Faucrlon, La Paroisse Saiut-^enis, ; — Tableau du Cletjé du diocèse de Montpellier; — Histoire religieuse du départ, de l Hérault ; — Ms. de l'abbé Gourgon ; — Procès<rrbaux des Délib. du Cliapitre; — Ordo de 1839.

FUMEL (Jean-Félix- Henry de)

Evêque de Lodève, naquit à Toulouse, en 17 17, d'une famille où la noblesse du nom s'alliait avec la noblesse des sentiments patriotiques et religieux. Il avait fliit ses premières études au collège des Jésuites à Toulouse etallales achèvera Paris, au séminaire deSaint-Sulpice. Après de brillants succès, l'abbé de Fumel fut ordonné prêtre et obtint l'abbaye de Belleperche, au diocèse de Montauban. M. Bertin, évêque de Vannes, qui l'honorait de son amitié, l'appela bientôt auprès de lui et lui confia, avec la charge de vicaire général, l'administration de son vaste diocèse.

Au mois de mars 1750, Louis XV le désigna pour succéder à M. de Souillac, sur le siège de Lodève. Préconisé dans le consistoire du 27 avril suivant, il reçut la consécration épiscopaie le 5 juillet ; mais, retenu par des devoirs impérieux, il ne put faire son entrée à Lodève que dans le moisfle novembre; il avait alors 33 ans.

Son avènement combla de joie le clergé et les fidèles du diocèse et on ne tarda pas à reconnaître en lui la véritable piété unie à l'excellence du cœur. Pendant les quarante ans que dura son épiscopat, il se montra toujours le père et le consolateur de son peuple. Par son influence au sein des Etats du Languedoc, il rendit d'immenses services à ses diocésains. C'est à ses soins et à son zèle, qu'on doit les routes qui traversent le Lodévois dans tous les sens et la plupart des ponts, rendus nécessaires par les accidents de terrain . Le palais épiscopal fut agrandi et plusieurs églises réédifiées; la ville de Lodève embellie et assainie. Ce que ses diocésains ne pouvaient tirer des entrailles de leur pauvreté, l'Evêque le tirait des ressources de la Province et la terreur des intendants de Lan-

If Ancien Clergé du Diocèse de Montpellier.

guedoc était de voir M. de Fumel demander quelque chose, car on ne pouvait rien refuser à son insistance.

Les pauvres furent la constante préoccupation de ce prélat; payer leurs dettes et secourir les familles honteuses étaient ses actes de bienfaisance de chaque jour. Il se croyait redevable vis-à-vis des malheureux, et comme évêque et comme seigneur temporel. C'est pour les pauvres qu'il sollicita et obtint de Louis XVI, au mois de septembre 1783, l'union* de Tabbaye de Saint-Guilhem-le-Désert à 1 évêché de Lodève, afin que les revenus du diocèse fussent annuellement augmentés de ceux de l'abbaye. C'est encore pour abriter les pauvres, qu'il leur construisit ce magnifique palais de l'hôpital, dont on admire encore Tordonnance et la beauté.

Avec les indigents de la ville, il y avait ceux du diocèse ; ces derniers n'étaient point oubliés et les curés n'avaient qu'à les signaler à l'attention du généreux Evêque pour en obtenir des ressources, en quelque sorte inépuisables. Afin de mieux connaître lesmisères,il visitait régulièrement les paroisses et s'appliquait à donner toutes les années des missions, avec le concours de plusieurs de ses prêtres et de l'abbé Rebecq, bénéficier au chapitre cathédral d'Agde.

Il fit, aux Etats de Languedoc, l'oraison funèbre de la reine Marie Leczinska (1768) et celle de Louis XV' (1774) et remplit avec bonheur cette tâche difficile; sahs rien oublier de ce qui pouvait relever la bonté du roi, il sut se contenir dans de sages bornes et n'essaya pas d'enlever au vice sa laideur et sa difformité.

Devant les disputes théologiques qui portaient alors le trouble dans les esprits, il ne demeura point dans l'indifférence et l'inaction ; il prit part à la lutte et publia des Instructions pastorales et d'autres écrits fort remarquables qui lui valurent à la fois d'amères critiques de la presse janséniste et un bref de félicitations du Pape.

Mais l'œuvre par laquelle M. de Fumel s'est à jamais rendue célèbre au sein de l'Eglise catholique, fut le Mandement qu'il publia le 12 no-

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