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IV. Les Martyrs et Confesseurs de la Foi

Quand la paix fut rendue à l'Eglise de France, Texilé se hâta de rentrer à Béziers, où il reprit ses fonctions de vicaire à la paroisse de Saint-Nazaire; il les exerçait encore lorsqu'il fut nommé curé de Saint- Aphrodise, cette cufe étant devenue vacante par le décès de l'abbé Martin. Son titre portait la date du 21 octobre 1824.

Une bonhomie sans pareille, une naïveté d'enfant, par-dessus tout une bonté inépuisable furent le caractère distinctif de l'abbé Mailbac ; « petit de taille, mais grand de cœur », comme se plaisaient à le redire ses contemporains. Sa bonté pour les deshérités de la fortune était telle que, pour les mettre à l'abri des rigueurs de la saison, il allait jusqu'à se dépouiller lui-même. Pendant un hiver rigoureux, des pauvres grelottaient à sa porte et sa bourse était épuisée ! Que faire ? Une idée lui vient. Il entrahie les plus misérables à son église, en arrache de vieilles tentures, les coupe »\ la dimension d'une couverture ordinaire et les distribue aux mendiants, en s'écriant pour calmer les scrupules de sa conscience : « Les murs n'ont pas froid ! »

Là ne s'arrêtaient pas l^s industries de sa charité. Parmi ses œuvres de bienfaisance, nous ne devons pas oublier les suivantes : La reconstiuction du couvent des religieuses Clarisses ; la fondation d'un ouvroir destiné à confectionner des vêtements pour les indigents ; la fonte d'une belle cloche; le don fait à la fiibriquede son église d'une maison, attenante à la vieille basilique, destinée à son futur agrandissement ; la restauration et l'embellissement de cet édifice sacré; l'accomplissement des formalités indispensables pour rendre légale l'institution des Bénéficiers, fondée par l'abbé Martin, son prédécesseur.'

Les procès- verbaux des deux dernières délibérations du conseil de hibrique, signés par Tabbé Mailhac, portent à côté de son nom la qualification dt chanoine Ijono^'aire; distinction bien due à un pasteur dont la vie avait été si simple, si sainte, si méritoire. Décédé le 20 mars 1837.

Cf Archives de l'Hérault, L, 440; — F. S.vurkl, Hist. idig. du dèp. de V Hérault; — COSTE, Saint AphrodisCy Apôtre de 'B :(iers, et son Eglise à travers les dges, pp. 162-169 et 196-197 : — Arch. de TEvêché, Heg. des "Décès.

MAILLÉ DE LA TOUR-LANDRY (Cbarks-0\Cane-Joseph),

ancien vicaire général de Clialons-sur-Marne et de Bézicrs, abbé de Saint- Aphrodise, avait été remplacé à Saint-Aphrodisc, avant la Révolution, par Tabbé Delort. Revenu de la déportation, des renseignements sur son compte furent demandés au préfet de l'Hérault par le Ministre de la •police générale (4 thermidor an IX, 23 juillet 1801). L'abbé Maillé, soumis à la surveillance, demandait à se retirer à Blaizon (Maine-et- Loire) auprès de sa mère, âgée de 90 ans \

MAINTENON (Marc-Antoine),

de Béziers, âgé de 65 ans, s'embarqua sur un navire espagnol, mouillé en rade de Toulon (9 thermidor an IV, 27 juillet 1796) et se rendit en Italie (à Bologne}.

MAISONNEUFH,

prêtre de TArdèche, détenu à Montpellier, condamné à la déportation en vertu d'un Arrêté du Département du 19 ventôse an 11(9 mars 1794). Le président du Département de l'Hérault requiert le commandant de la gendarmerie de le taire traduire sans délai, de brigade en brigade, à Bordeaux, pour de là être embarqué' pour Caycnnc (22 ventôse an II, 12 mars 1794).

Cf. Arch. de l'Hérault, L. — Arch. de l'Evéchê.

MAKE (Jean- Jacques),

prêtre d'Agde, déporté de cette ville à Nice, le 8 août 1792, à l'âge de 27 ans.

MALARET (Jean- Jacques),

né le 22 septembre 1760, prébende à vSaint-Aphrodise, déporté d'Agde à Nice, le 9 août 1792.

I. 11 avait un piireiu, un Irère peut-être, évéquc de Saiul-Papoul. (Voir ViciOR PiERRt, Im Terreur sous le 'Dirccloire pp. 191 et suiv.) ; voir ég.ilcment Li: Vicomti: de Broc, Vu Evêque de r ancien régime sous la Knvlutiou.

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