IV. Les Martyrs et Confesseurs de la toi
En 1805, succursaliste à Sérignan et, en 1807, succursaliste à Lespignan, pension 266,66; puis curé de Puimisson. Mgr Fournier, qui professait pour lui la plus grande estime, le nomma chanoine honoraire le 7 avril 1734.
MALRON Uean^^ntoifie),
né en juillet 17 18, prêtre bénéficier à Saint-Nazaire, signa la lettre à Nicolay (26 octobre 1790^ refusa le sernient, pension 903, 12, 7.
Il demanda à rester en réclusion chez sa sœur, à Béziers, à raison de son âge et de ses infirmités. L'Administration répondit qu'étant sujet à la déportation, il devait sortir du territoire (11 vendémiaire an VI, 2 octobre 1797). Rencontré dans une rue, il fut conduit à la commune et enfermé dans la Maison d Arrêt « qui, pour le moment, peut représenter la Maison de Réclusion ^^ (15 frimaire an VI, 5 décembre 1797).
Remis en réclusion chez lui, 80 ans, caduc et sans moyens, arrêté en sortant de sa maison. Le commissaire du District de Béziers demandait qu'il fut de nouveau remis en réclusion dans sa propre maison. Le commissaire du Département répondit que tant que le Mandat d'Arrêt pèserait sur Malbon, l'Administration ne pouvait entraver la marche de la justice; on aurait dû le traiter comme Bezombes, Villeraze et autres. (20 pluviôse an VI, 8 février 1798).
En 1807, curé de Lespignan, pension 266,66. Nommé curé de < Puimisson, 26 octobre 181 5.
C(. Arch. de l'Hérault, L, 4.n-
MALLET C^Cichel),
prêtre du diocèse d'Agde, était né ;\ Cette, au mois d'août 1744. Dèssa plus tendre enfance il se fit remarquer par sa piété et son application à l'étude. Mgr de Saint-Simon l'admit à titre purement gratuit dans son collège clérical et suivit avec un paternel intérêt ses progrès dans la science ecclésiastique. Il lui conféra tous les ordres jusqu'au diaconat in-
V Ancien Clergé du Ùiocise de Montpetlier.
clusivement, s'applaudissait d'avoir introduit dans les rangs de son clergé ce jeune lévite sur lequel il fondait de grandes espérances. Il alla jusqu'à vouloir lui confier la chaire.de rhétorique lorsque il aurait reçu la prêtrise. Mais le jour même ou devait commencer la retraite préparatoire à l'ordination sacerdotale, Tabbé Mallet disparut subitement et on resta plusieurs années sans savoir qe qu'il était devenu ; on le croyait victime de quelque assassinat. On finit cependant par découvrir la vérité. Son bréviaire sous le bras, il s\nait furtivement échappé de la maison, avait traversé à pieds les montagnes du Lodévois et du Rouergue, pour aller demander son admission dans une communauté de la Congrégation du Saint-Sacrement établie dans la ville de Saint-Flour. Il se croyait indigne d'être élevé au sacerdoce et avait voulu se cacher.
A Saint-Flour, tout en respectant son désir de vivre inconnu, on lui confia la chaire de rhétorique ; mais le supérieur de la maison pensa qu'un sujet aussi distingué ne pouvait rester sur les marches de l'autel. Dans cette pensée, il écrivit à M. de Saint-Simon, lui demandant des lettres dimissoires pour cet ecclésiastique dont la Congrégation voulait s'assurer la possession définitive. L'évêque d'Agde avait vivement regretté ce bon diacre qu'il croyait mort depuis longtemps; charmé d'apprendre son existence et le lieu de sa retraite, il se garda bien d'accorder ce qu'on lui demandait et répondit sans retard que son diocèse avait trop besoin de bons sujets pour lui céder celui-là. Il chargeait le supérieur de renvoyer à Agde le pieux et modeste fugitif, disant qu'il l'ordonnerait prêtre et Temployerait au service de ses paroisses. Les religieux gardèrent leur diacre, en lui laissant ignorer les lettres échangées avec l'évêque.
Les années et les événements marchèrent. M. de Saint-Simon, chassé de son évêché, s'était retiré à Paris. Les religieux de Saint-Flour avaient dû quitter leur maison. Quant au diacre Mallet il avait espéré pouvoir demeurer caché et tranquille dans l'Auvergne, et vivre en faisant l'éducation de quelques enfants. Il revenait un jour d'une campagne^ avec deux de ses jeunes élèves, lorsqu'il fut brusquement arrêté par quatre