MATHIEU
prêtre, né à Aniane, curé de Bélarga, près de Pézenas, caché à Montarnaud, inutilement recherché par les gendarmes (5 vendémiaire an V, 26 septembre 1796).
Cf. Arch. de l'Hérault, L, 440.
VAficien Clergé du Diocèse de Montpellier.
MAULANDY (Jean-TapHste) ,
né vers 1730, chanoine régulier de Saint-Ruf, demeurait depuis bien des années dans le diocèse de Montpellier et gérait les biens de la Maison de Saint-Ruf. A la suppression de son ordre, il fut porté sur la liste des pensionnaires pour une somme annuelle de 1500 livres^ prise sur les revenus du prieuré de Sarnach et de l'aumônerie d'Aimargues (dans le diocèse de Nîmes).
A la Révolution, il refusa le serment et sa pension fut réglée à 429 1. 19 s. 6 d. Il avait 70 ans lorsqu'on Tenferma dans le local du Bon-Pasteur, dépendance de Thôpital Saint-Eloi, où étaient alors les prêtres reclus. Il souffrait de rhumatismes et néanmoins il n'obtint sa liberté qu'un des derniers et sous la surveillance municipale, à Montpellier (6 prairial an VIII, 5 juin 1800).
En 1804, il habitait cette ville, en parfaite communion avec Tévêque concordataire, mais en dehors du cadre du clergé actif. Maulandy était chanoine honoraire. II décéda le 16 avril 181 3.
Cf. F. Saurel, Raymond de Dur for t.
MA URIN (JBarthélem)^,
prêtre, né dans le diocèse de Narbonne, quitta une petite cure pour un bénéfice à la cathédrale d'Agde. L'évêque de cette dernière ville l'avait nommé promoteur diocésain. Il refusa le serment; sa pension fut arrêtée à la somme de 987 1. 13 s. 3 d.
Il passa en Espagne et s'arrêta à la Casa de la Selva, où il eût la consolation d'assister dans sa maladie Tabbé Olive, curé de Cette. Après lui avoir fermé les yeux (8 décembre 1792), il reçut du gouvernement espagnol Tordre de quitter cette localité qu'on trouvait trop rapprochée de la frontière^ et se rendit à Tarragone, où il demeura longtemps. Le cardinal-archevêque lui marqua son estime en l'invitant plusieurs fois à sa table.
Il fit la promesse de fidélité, obtint que son nom fut rayé de la